Tai Katô

Tai Katô

crédit Tai Kato

10/10

  • Contes cruels au pays du soleil couchant (1964)

9/10

  • Blood of Revenge / Meiji kyokyakuden – sandaime shumei (1965)
  • I, the Executioner (1968)
  • Délit de faciès (1966)
  • L’Indomptable d’Edô (1964)

8/10

  • Lady Yakuza: Le retour d’Oryu / Red Peony Gambler: Oryu’s Return / Hibotan bakuto: oryû sanjô (1970)
  • Lady Yakuza: Prépare-toi à mourir / Hibotan Bakuto: Oinochi Itadaki masu (1971)
  • La Pivoine rouge / Lady Yakuza: Le jeu des fleurs (1969)
  • Problèmes d’épées et problèmes de femmes (1951)
  • Jusqu’à l’os (1966)
  • Dix-Huit Ans de prison (1967)
  • La Joueuse de l’ère Shôwa (1972)

7/10

  • The Ondekoza (1981)
  • Le Ninja du vent (1964)
  • Le Plateau de l’opium : l’Attaque de l’escadron de l’enfer (1966)

6/10

  • La Fleur et l’Épée (1973)

5/10

  • In Search of Mother (1962)

Commentaires :

*simples notes :

La Joueuse de l’ère Shôwa, Tai Katô (1972)

Génial opusculaire dans la continuité des Lady Yakuza (et peut-être plus encore d’une série de la Daiei dans laquelle elle tient le rôle principal, mais que je n’ai pas vue, Woman Gambling Expert) qui finit comme il se doit en omelette shakespearienne. D’une noirceur implacable. Katô retrouve son directeur de la photo de Lady Yakuza et de Dix-Huit Ans de prison (Osamu Furuya, qui avait officié sur Le Grand Attentat, j’avais oublié de le mentionner dans les commentaires précédents). Toujours la même rengaine : des angles en haut, en bas, des très gros plans, des objets flous au premier plan et des longues focales, des décors et des compositions parfaites (en dehors d’un arrière-plan chez le parrain qui semble représenter un immeuble pas vraiment raccord avec l’époque illustrée). Les extérieurs jours me gênent encore, mais Katô arrive surtout à créer une intensité de tous les instants qui tient du génie. On va passer un demi-siècle à extirper des studios japonais tous les chefs-d’œuvre de l’âge d’or qui croupissent dans des cartons avant de se rendre compte que la télévision des années 70 proposait autant de grands films découpés en séries qu’il nous restera à découvrir… (Oui, j’ai fait un tour dans la « filmo » télévisée d’Osamu Furuya.) Ça passe en favori, mais j’ai hésité à mettre 9 : le début était rempli de promesses narratives en plus du génie esthétique de Katô et de Furuya, mais cet aspect finit malheureusement un peu par s’essouffler. Visuellement, il est également meilleur que Dix-Huit Ans de prison, mais les interprètes sont un poil en dessous (on a pourtant ici des pointures).

The Ondekoza (1981)

Suite de tableaux musicaux de qualité diverse. Parfois ennuyeux, parfois hypnotique. Sorte de Pink Floyd at Sado Island.