They Might Be Giants (Le Rivage oublié), Anthony Harvey (1971)

They Might Be Giants

Le Rivage oubliéthey-might-be-giants-le-rivage-oublie-anthony-harvey-1971Année : 1971

Vu le : 21 avril 2016

Réalisation :

Anthony Harvey

8,5/10  lien imdb

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Les fous au pouvoir !… Qui est fou ? Les doux rêveurs ou la société ?

Quelques moments de « bravoure » d’anthologie, du théâtre filmé, des dingues en pagaille, de cette folie plus proche de la raison que certains hommes sages ne le seront jamais (on est chez Shakespeare, Cervantès ou chez Erasme) et la plus savoureuse entre tous, l’une des comédiennes les plus phénoménales du monde plat, à l’imagination débordante et à la maîtrise totale, au charme unique… Joanne Woodward. Difficile de croire que c’est la même qui l’année suivante tournera De l’influence des rayons gamma… Temps écoulé avant le quasi coup de foudre : 5 minutes. Chaque mimique, chaque geste, chaque moue boudeuse, chaque interrogation, chaque sourire est une caresse. Watson, je vous aime.

Mais il faut aussi voir le film pour George C. Scott, tellement improbable en Sherlock, et donc forcément fascinant et crédible dans ce personnage où malgré les apparences, lui seul fait preuve de finesse, d’intelligence et de sagesse. Jusqu’à ce que lui aussi succombe, à la plus douce des folies, l’amour.

Et puis surtout… « There’s no more westerns!« . L’acte de mort d’un genre qui se déclare dans un film censé être complètement dingue. La vérité sort de la bouche des fous.

Ce qu’on pourrait appeler un vrai film pour cinéphiles. Un éloge des tordus, des battants lutant contre les faux-semblants, et de l’amour. De la douce folie aussi.