Clarence Brown

Clarence Brown

crédit Clarence Brown

Classement :

10/10

9/10

La Chair et le Diable (1926)

8/10

7/10

  • Le Dernier des Mohicans (1920)
  • L’Homme du rail (1924)
  • Viens avec moi (1941)
  • Sadie McKee (1934)
  • Anna Karenina (1935)

6/10

  • L’Intrus (1949)
  • La Piste de 98 (1928)
  • Anna Christie (1930) 
  • Le Grand National (1944)

5/10

  • Fascination (1931)
  • Intrigues (1928)

Film commenté (article) :


Simples notes

Intrigues, Clarence Brown (1928)

On cligne des yeux, un peu incrédules… Qu’est-il advenu du savoir-faire de la MGM ? Son classicisme ? En dehors de la prestation des acteurs, rien ne va. L’histoire est idiote et incroyablement mal fagotée pour le cinéma. De nombreuses séquences s’étirent en longueur, les situations stagnent (pièges dont les studios sont en général attentifs), les enjeux paraissent un peu vides. Et que dire de la mise en scène de Brown ? Je n’ai pas en tête ses autres réalisations (sinon l’Anna Karénine de 35), a-t-il toujours cédé à la facilité de tels travellings avant et arrière parfaitement ridicules et pas très subtils ? (Dans l’Anna Karénine, il s’y était essayé aussi sur une table, à croire qu’il s’agit d’un passage obligé dans les films de Garbo, j’ai vu un autre film la semaine dernière user de cet effet tape l’œil.) C’est spectaculaire les travellings, mais le plus souvent ça n’apporte strictement rien, surtout dans des mélodrames. Et Clarence, permets-moi de te dire que ça ne fait pas très MGM. On croit voir une étrange volonté tout à coup de reproduire certaines audaces formelles européennes ou soviétiques en matière de caméra. Voire… de prise de vue. Quelques angles, là encore, plus « avant-gardiste » que « cinéma classique » et, des profondeurs de champ qui annoncent Citizen Kane… Utile à l’histoire ? Eh bien, pas vraiment. Ces audaces apparaissent comme un cheveu sur la soupe comme si un stagiaire devait tout à coup remplacer au pied levé le réalisateur. J’avoue rester circonspect face à la réputation de ce film. Mieux vaut voir Greta Garbo dans des adaptations de classiques. Au moins, les histoires ne s’égarent pas dans un grand n’importe quoi insipide et faussement mélodramatique.

Hommage à Roger, déçu de voir que les spectateurs devraient se contenter des cartons en anglais et qui a quitté la salle trois minutes avant l’arrivée de la traduction. Ainsi qu’à Damien qui réalisait sans doute là à la fois un fantasme de spectateur et un défi TikTok entre potes : assis un plein milieu de la salle, après seulement vingt minutes, il se lève ostensiblement, fait lever tout le monde, manque de partir par la porte de service, claque ses bottines sur les marches du retour à la vie, et lance d’une voix forte et mal assurée : « Quel navet ! » Je suis bien d’accord, Damien, mais ferme ta gueule et dégage.