Le Fils de famille, (Bonchi) Kon Ichikawa (1960)

Homme de paille et socquette en velours

BonchiAnnée : 1960

Vu le : 12 avril 2017

7/10

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Réalisation :

Kon Ichikawa

Avec :

Raizô Ichikawa
Tamao Nakamura
Mitsuko Kusabue
Machiko Kyô
 Ayako Wakao
 Fubuki Koshiji

Chroniques des amours et des conquêtes “honnêtes” de l’héritier d’une famille de fabricants de tabi (socquettes blanches traditionnelles). L’histoire d’un homme bien donc, assez bon pour s’enticher de plusieurs femmes et de ne jamais chercher à échapper à ses responsabilités, assez bon pour ne jamais s’opposer aux désirs de sa mère et de sa grand-mère qui voudraient perpétuer la “règle” dans la famille, celle de voir les femmes contrôler tout dans la famille. Pour cela, elles rêvent que notre bonhomme leur ponde une héritière dont elles se chargeront alors plus tard de choisir un bon “mari”, à savoir encore et toujours un mari docile qui laisserait « l’héritière » se charger de décider de tout…

Si les enjeux de cette histoire sont assez compliqués à saisir dans un premier temps pour qui ne connaît pas les usages japonais, et s’il faut donc parfois s’accrocher pour comprendre les intentions de chacun, c’est au moins un sujet original, car il prend à revers tous les codes des films de ce genre tournés à l’époque dans lesquels ce sont toujours les hommes qui décident de tout quand les femmes doivent se contenter de subir sans broncher.

La réussite du film, au-delà du sujet, c’est le ton qu’adopte Kon Ichikawa. Pour cela, son homonyme (Raizô, que je traite assez souvent de mollasson) est parfait dans son rôle d’homme certes intéressé par les plaisirs de la chair, mais un “maître” bon, soucieux du devenir de ses maîtresses et de ses enfants, manquant passablement d’autorité. C’est qu’on flirte assez souvent avec la comédie, mais on ne rit pas franchement, c’est une sorte d’humour pince-sans-rire face à des situations cocasses. Il y a une sorte de subtilité et d’originalité, parfois imperceptible et difficile à saisir, qui fait le charme du film, et il faut reconnaître que le jeune Raizô donne parfaitement le ton, sans jamais céder à la facilité qu’aurait été de faire de son personnage un idiot complet. Mais la tonalité étrange du film, c’est peut-être aussi son principal défaut, parce qu’à force de suggérer, surtout pour un esprit occidental qui n’en comprendrait pas les subtilités, on risque de perdre le spectateur.

Une des clés pour mieux saisir les enjeux et les règles exposés dans le film réside sans doute dans son titre. Bonchi serait un peu le fils aîné incapable, le fils à papa, un héritier bon à rien. C’est presque aussi difficile à comprendre que le It girl[1]. Les joies des films concepts… Un peu déroutant tout de même. Mais on peut s’amuser de voir ces rôles inversés, ses femmes se succéder dans la vie de notre héros, voire ses mères le prier de trouver une femme convenable capable de lui offrir une fille, et lui échouer lamentablement mais avec toujours autant d’élégance avec ces femmes. On s’amusera alors franchement à voir suite aux bombardements incendiant la maison familiale et les usines de l’entreprise toutes ces femmes, maîtresses, mère et grand-mère, venir une à une se réfugier auprès de leur “homme” dans l’unique entrepôt encore en état. Embarrassant ? Même pas. Après tant d’années, il est bon de faire connaissance.

Le contre-pied toujours.

La même année la Daiei produisait l’excellent films à sketchs Testaments de femme[2] dans lequel (Kon) Ichikawa et Ayako Wakao avaient travaillé. L’actrice commençant à peine sa carrière de femme adulte. Plus amusant, l’année suivante, on retrouvera Ichikawa (Raizô) et Ayako Wakao, et toujours pour la Daiei, dans le négatif presque de ce film, et sous la direction de Masumura, dans L’homme qui ne vécut que pour aimer[3]. Le titre est assez explicite : on est un peu dans le même cas de figure, la grande différence étant dans le respect que le personnage principal portera pour les femmes qu’il séduira ou tentera de séduire tout au long du récit…

La reconstitution est sympathique (le film court sur toute la première moitié du XXᵉ siècle), mais les couleurs sont cliniques et dignes des pires Sacha Vierny. 1960, le noir et blanc est parfois préférable.

Tsuruhachi et Tsurujiro, Mikio Naruse (1938)

Tsuruhachi et Tsurujiro

Note : 8

     Tsuruhachi et Tsurujiro (1938) on IMDb TVK

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Réalisateur Mikio Naruse
Année 1938
Avec Kazuo Hasegawa, Isuzu Yamada, Kamatari Fujiwara
Vu le 18 mai 2013 B-

L’amour, c’est simple et c’est compliqué. Duo classique de l’homme et de la femme un peu condamnés à travailler ensemble, s’aimant à la folie sans le dire… et passant à côté de cet amour. Tout aussi classique, le contexte : c’est un peu les Stone et Charden du shamisen (luth japonais) ; lui récite-chante, elle, l’accompagne au shamisen. Le duo a un grand succès, seulement voilà… ils n’arrêtent pas de se disputer (un couple quoi).

Romance somme toute assez convenue (assez semblable à New York New York, Adieu ma concubine[1] — mais ici pas de contexte historique pour ajouter du mélodrame : ça s’envoie pépère des saloperies sur le tatami et on part en claquant la “porte”), mais l’exécution est parfaite. Rien déborde ; à chaque scène une nouvelle situation, et le tout souvent ponctué par des intermèdes de leur représentation. Incroyablement dense (respect strict d’une unité d’action, et chaque séquence représente souvent une période différente du “couple”, donc ça avance très vite et on est focalisé sur la même chose).

Le film m’a assez fait penser également à La Chanteuse de pansori[2] (gros hit coréen à son époque — sorte de Choristes coréen, en mieux bien sûr). Même type de rapport entre les deux artistes (élevés ensemble auprès d’un maître)  ; et surtout deux arts particulièrement proches. On est plus proche de la chanson de geste que du récital. Ici, c’est l’homme qui chante (ou récite) alors que dans la Chanteuse… c’est dans le titre. L’autre accompagne, soit du tambour (en Corée) et ici du shamisen. Ce qui est compréhensible, vu que c’est un art itinérant (l’instrument lui-même apparemment est né en Chine, comme pas mal de chose au Japon) et forcément les idées et les pratiques sont allées d’un côté à l’autre. Dommage que la chanson de geste ait elle totalement disparu en Europe. C’est assez amusant de voir qu’aux mêmes périodes d’un bout à l’autre de la planète on adoptait les mêmes usages artistiques, signe sans doute d’un art très ancien…

Isuzu Yamada (qu’on voit essentiellement dans les Mizo) est excellente comme d’habitude, mais ce n’est pas encore Takako Irie (et ses yeux de madeleine), voire Ranko Hanai et son sourire charmant qui lui fait plisser les yeux quand on lui demande le sel (il est vrai qu’il est plus facile d’oublier un visage quand on a tourné dans Un visage inoubliable, court métrage “propagandiste” de Naruse).

Avant de s’intéresser aux destins des femmes modernes et de l’adaptation des geishas dans un monde de plus en plus occidentalisé, Naruse avait un autre thème de prédilection, celui des petits acteurs, des troubadours… (les geishas, c’est le même sujet), à moins que c’était un thème assez répandu à l’époque (Ukigusa par exemple). On retrouve d’ailleurs ici un des acteurs des Acteurs ambulants[3] (qui joue l’assistant, le rabibocheur, le confident).


[1] Adieu ma concubine

[2] La Chanteuse de pansori

[3] Les Acteurs ambulants

Comme une épouse et comme une femme, Mikio Naruse (1961)

Tsuma to shite onna to shite

 comme une epouse et comme une femme naruse Tsuma to shite onna to shite
9/10

iCM    IMDb

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Réalisateur Mikio Naruse
Année 1961
Avec Hideko Takamine, Chikage Awashima, Masayuki Mori, 

Tatsuya Nakadai, Yuriko Hoshi, Kumi Mizuno,

Keiko Awaji, Chôko Iida, Chieko Nakakita

Vu en août 2008 B- rehaussé

Voilà sans doute le film le plus mélodramatique de tous ceux que j’ai vus jusqu’à présent de Naruse. Le lien avec le monde des geishas, parce qu’on a toujours un pied à Genza le quartier des bars de Tokyo, demeure, même s’il est plus précisément question ici de la condition de la maîtresse.

Comme d’habitude, la première demi-heure introduit calmement les personnages, puis l’intrigue se resserre autour de cinq personnages dont on apprend à connaître le secret commun. Une famille des plus communes avec le père, la mère, la fille et le fils, et à laquelle vient donc s’ajouter la maîtresse. Ça c’est le point de départ du film. Ensuite tout se complique quand la maîtresse se plaint que son mari (on peut presque l’appeler comme ça) ne vient pas assez souvent la voir. Elle voudrait cesser de se cacher, voudrait profiter de lui, enfin, après vingt ans de mensonge. Comme d’habitude, les hommes sont lâches (peut-être plus ici que dans les autres films de Naruse), et pour lui, la meilleure solution est encore… de ne rien faire. Vient alors une scène fabuleuse où on nous expose à travers différents récits le passé des personnages. Le fait important du film : les deux enfants ne sont pas de l’épouse, mais de la maîtresse… (On ne peut pas rêver mieux comme nœud dans une intrigue). Bien sûr eux ne le savent pas. Mais la mère, l’épouse, sait donc que son mari a une maîtresse ; entre les trois adultes ça n’a jamais été un mystère. L’homme est donc pas loin d’être polygame. Une femme, et une femme « non officielle ».

La maîtresse est mise face à son destin en quelque sorte parce qu’elle ne supporte plus sa solitude. Et un dilemme de plus pour elle : elle est gérante d’un bar à Genza, propriété de… la femme de son amant ! Encore plus tordu, toutes les dépenses relatives au bar, elle les sort de sa poche… Si elle décide de quitter son amant, elle risque de tout perdre. Elle va voir l’épouse et lui propose une certaine somme d’argent et en échange elle quittera son mari. Mais l’épouse ne s’en laisse pas compter, elle sait qu’elle est dans son droit et renvoie la maîtresse « à sa vie facile ».

La maîtresse rentre donc chez elle (il faut voir Hideko Takamine chanter son désespoir !) et là sa grand-mère qui vit avec elle (paradoxalement, cette présence renforce sa solitude) lui conseille de reprendre ses enfants. Alors qu’elle-même avait conseillé à sa petite fille de les abandonner à leur père pour qu’ils aient une vraie famille… La maîtresse informe donc son amant qu’elle compte reprendre au moins l’un d’entre eux, le plus jeune, qui a maintenant quinze ans. Comme d’habitude, le mari ne fait rien, c’est comme si elle ne lui avait rien dit… Elle part donc à la sortie de l’école et passe la soirée avec son fils, qui la connaît pour être la gentille gérante du bar que possèdent ses parents. Finalement, le fils apprend la nouvelle et rentre chez lui.

Vient alors la grande scène de dénouement où les masques tombent. Le fils boude et s’enferme dans sa chambre. La fille qui ne sait encore rien arrive. Son frère lui révèle tout. C’est à cet instant que leur mère, la vraie, arrive. Cette fois ce sont les parents qui enferment les enfants dans leur chambre pour qu’ils n’assistent pas au règlement de compte. Ça se chamaille comme dans un film de Naruse (c’est-à-dire en papotant), ça pleure. Les deux femmes cherchent vainement à convaincre l’autre que les enfants sont les leurs. Quand on demande au mari d’intervenir, il dit préférer ne rien dire justement pour ne pas froisser l’une ou l’autre. Il propose alors un peu pour se dérober de ses propres responsabilités de convier les enfants à la discussion (plus on est de fous…). Pas la peine, ils ont tout entendu. « Papa, maman, je vous hais ; et vous je vous hais encore plus. » Voilà tout le monde est malheureux, c’est merveilleux et nous on pleure parce que ça fait une heure que les scènes se suivent, intenses, avec la bonne musique d’ambiance pour bien accompagner nos larmes. C’est pas vraiment la fin du film, mais c’est tout comme. Dans l’épilogue, on voit que la fille a quitté le foyer, et que le fils attend de rentrer à l’université pour la suivre…

Joli mélo !

Courant du soir, Mikio Naruse (1960)

Yoru no nagare

 Courant du soir, Mikio Naruse (1960) Yoru no nagare
Note : 9

   Courant du soir (1960) on IMDb 7,2

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Réalisateur Mikio Naruse, Yûzô Kawashima
Année 1960
Avec Yôko Tsukasa, Isuzu Yamada, Akira Takarada, 

Tatsuya Mihashi, Yumi Shirakawa, Takashi Shimura

Vu en août 2008 C+ réhaussé

Encore une histoire qui se passe dans une maison de geisha et encore plus désespéré que Au gré du courant tourné quatre ans plus tôt. Cette fois Naruse y ajoute la couleur Technicolor, mais c’est franchement pas plus réjouissant. On est encore à un stade encore plus avancé dans la destruction de la société traditionnelle, et comme toujours la description des maisons de geisha est parfait pour illustrer cette fin d’un monde de plus en plus occidentalisé.

Naruse nous présente encore cinquante personnages en même temps au début… On peine à y voir clair d’une scène à l’autre ; faire le tri entre les personnages qui deviendront les personnages principaux et les autres. Et puis, le récit se resserre sur quelques personnages, un peu comme pour signifier encore plus la mort, la destruction des choses et des êtres, comme dans un récit du type Dix petits nègres ou Alien

Ça y est l’occidentalisation des mœurs est là, et ça nous saute à la figure, et l’effet et d’autant plus réussi avec ce Technicolor très agressif. On voit les jeunes geishas se trimbaler en maillots de bain à la piscine municipale, se faire mâter par quatre ou cinq idiots — bref, le Japon comme on l’imagine et le connaît aujourd’hui.

Et puis, au bout d’une heure (enfin), c’est la révolution. On commence à se familiariser avec les personnages principaux, à connaître les enjeux de leur vie, les conflits. Et là, ça sonne comme du Altman, avec toutes ces histoires racontées en même temps, autour d’un même lieu mais avec des personnages différents. Petit à petit, on est alors plus dans du Altman, on tombe (avec bonheur) dans le mélo, avec les bouleversements des révélations. On ne se focalise maintenant plus que sur deux histoires, toutes les deux basées sur un trio amoureux.

D’abord, la mère et la fille sont amoureuses d’une même homme, en secret… le cuisinier de l’établissement, ancien déporté de guerre en Sibérie, et qui aimerait franchement se trouver ailleurs qu’entre ces deux nanas (d’ailleurs, il va finir pas se barrer). Ensuite, une geisha, heureuse avec son amant avec qui elle compte se marier (et donc par conséquent abandonner le métier de geisha une fois qu’elle aura assez d’argent — on ne peut pas être mariée et geisha), mais qui voit l’arrivée de son ancien mari qui a fait un petit séjour en hôpital psychiatrique et qui compte bien la voir revenir avec lui…

C’est une fois que toutes ces révélations sont faites, et que tout le monde sait qui est qui, que le mélo se met donc en place. Les scènes poignantes entre la mère et sa fille qui se disputent un homme (qui lui ne les aime pas) ; le dilemme de la geisha et de son amant pour faire comprendre à l’ancien mari qu’il n’est plus rien pour elle, sans qu’il pète les plombs. Et bien sûr, comme dans tout bon mélo, ça se termine par une tragédie. L’une des histoires se terminant tragiquement ; l’autre restant ouverte, comme pour dire « la société japonaise survit encore, mais pour combien de temps ? ».

Parmi les histoires secondaires du film, il y en a une ou deux savoureuses. Il y a notamment cette geisha qui termine souvent bourrée, avec un caractère bien trempé (signe que les geishas ont bien changé… elles qui doivent par exemple connaître l’art de la conversation pour distraire ces messieurs qui viennent se détendre dans un salon de thé) : elle se comporte comme une garce et n’hésite pas à renverser deux verres de bières sur ses messieurs quand ils disent quelque chose qui ne lui convient pas. Et encore, la fille d’une des geishas de la maison, qui passe son temps à vouloir se suicider. Ses tentatives paraissent à la fois désespérées et comiques. Le récit n’a aucune pitié pour elle : elle se plante, sa mère arrive et lui dit que si elle veut se suicider qu’elle le fasse proprement pas en ennuyant tout le monde.

Bref, toujours le même plaisir de retrouver ces incroyables actrices, capables d’exprimer trois cents émotions à la minute. Impressionnant, dur au début, mais captivant au final.

Au gré du courant, Mikio Naruse (1956) Nagareru

Flowing…

 Au gré du courant, Mikio Naruse (1956) Nagareru

Note : 7

iCM   IMDb 

 
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Réalisateur Mikio Naruse
Année 1956
Avec Kinuyo Tanaka, Isuzu Yamada, Hideko Takamine,

Mariko Okada, Haruko Sugimura,

Chieko Nakakita, Natsuko Kahara

Vu en juillet 2008 C

Pas le Naruse le plus réussi, mais comme toujours, si on s’intéresse à la culture et à l’histoire japonaise, on apprend plein de choses. L’histoire est banale : une chronique sur la fin d’un monde (tiens, encore), celui des geishas après la guerre. La société s’occidentalisant, mais aussi à cause sans doute de la guerre qui a ruiné leurs « protecteurs », elles ont du mal à payer leur dettes dans leur okyia et les jeunes filles, les apprenties pensent à faire autre chose ou n’ont pas de talent…

C’est encore parfois compliqué à comprendre si on ne se renseigne pas un minimum sur la vie des geishas (et la traduction n’aide pas vraiment, avec des termes et des concepts intraduisibles), donc il faut s’accrocher (et j’avoue ne pas avoir tout intégré…). Mais c’est un monde tellement exotique que c’est un plaisir de le découvrir.

Il faut l’avouer, le film est surtout illuminé par la beauté douce et désabusée de Hideko Takamine. On la voit malheureusement trop peu. C’est elle le personnage le plus intéressant du film. Comme dans Nuages d’été, le thème du film est le changement de la société japonaise. Hideko Takamine fait le lien entre les deux époques, les deux Japon. Fille de geisha, elle réalise qu’elle ne peut être entretenue par sa mère et commence à entrer dans la vie active.