Symbol, Hitoshi Matsumoto (2009)

Symbol

Shinboru Année : 2009

5/10 IMDb

Vu le : 20 novembre 2019

Réalisation :

Hitoshi Matsumoto

Dans la peau de Mireille Mathieu…

Oui, le problème avec l’absurde, c’est qu’il faut en trouver l’issue. Ça ne peut jamais être à mon sens qu’un décor, un point de départ, à une quête bien mieux définie : dans l’idéal, avec une histoire d’amour et un objectif tout ce qu’il y a ensuite de bien conventionnel.

C’est un peu pour les mêmes raisons que Dupieux me fait ni chaud ni froid, et plus précisément pourquoi Dans la peau de John Malkovich  pour moi un chef-d’œuvre. L’absurde, c’est la sauce soja qui vient à propos et qui vient s’ajouter au plat principal, pas l’inverse.

Le montage parallèle ici, par exemple, semble vouloir donner une clé, une issue, pour sortir de l’absurde, et ce n’est qu’une pirouette, une blague potache presque qui sonne pas très bien à nos oreilles après avoir patienté et espéré tout ce temps une résolution ou une explication. La seule issue possible pour Matsumoto avec une histoire résolument et intrinsèquement absurde, c’est la surenchère absurde vers un absolu pseudo-métaphysique qui aura toujours de pratique de n’avoir jamais explication à donner à tout ce charivari.

Comme dans un palais des glaces, la seule finalité du procédé, c’est lui-même : l’absurde pour l’absurde, par l’absurde. On voit bien que ça mène nulle part et que le but n’est que d’offrir au spectateur un parcours “déformant” hors des sentiers battus. Une fois qu’on a compris où on était, on a juste envie de se gratter les couilles une dernière fois et d’en sortir. Toute la différence entre un récit proposant un dénouement et un autre ne proposant comme seul horizon possible… la porte de sortie. À l’image d’un deux ex machina, la résolution du problème ne peut venir que d’un élément extérieur au récit. Matsumoto ne sort en fait jamais de sa salle de jeu.

Dans un univers où tout est possible, sans barrières à son imagination, ça n’a plus beaucoup d’intérêt pour le spectateur. Ce n’est plus qu’une facilité de scénario, un procédé toujours, un prétexte à ne raconter rien d’autre que des étrangetés sans fondement, alors qu’à mon sens, le parcours du spectateur, à travers l’identification au personnage principal chemine dans un récit bien plus complexe qu’un simple “procédé”, répété cent fois. Son récit d’ailleurs a toutes les caractéristiques d’un court métrage gonflé artificiellement en long.  Un court aurait très bien pu montrer une telle situation absurde sans avoir jamais à en donner une explication et donc une porte de sortie. Un univers réellement clos, sans interprétations possibles, et sans intégration d’une histoire parallèle censée à un moment du récit venir interagir avec la première. Il y a des sujets, ou des styles, qui ne se prête pas au long. Une histoire drôle, brève et efficace, ne gagnera rien à être étalée sur la durée. Quand le principal atout d’une histoire, c’est son procédé, inutile de venir broder autour. On illustre, on pose ça devant le spectateur, et on se barre, le laissant avec ses incertitudes.

Symbol, Hitoshi Matsumoto (2009) (69)

Quand on pense aux « plus courtes sont les meilleures », sérieusement, l’idée de la sauce soja, on la sent venir à des kilomètres, et je ne suis pourtant pas un habitué des prémonitions de ce genre. Quand on attend des plombes alors qu’on imagine la suite, ce n’est ni du suspense ni drôle, on espère juste que le personnage va saisir l’humour des petits pénis comme tout le monde et leur fera remarquer avant la chute. Le contraire est lourd.

Thirst, Park Chan-wook (2009)

Thirst, ceci est mon sang

Bakjwi Année : 2009

6/10 IMDb

Vu le : 23 octobre 2019

Réalisation :

Park Chan-wook


Avec :

Kang-ho Song, Ok-bin Kim, Hee-jin Choi

Sous-titré Curé de jouvence

Sérieusement, la mise en scène est brillante, ça fout des grues à tous les étages sans jamais donner la nausée. En revanche, on frôle la crise de foie côté écriture, elle aussi découpée à la grue. Je vais finir par penser que le personnage principal d’un film, c’est l’unité d’action. Celui-ci en est dépourvu, c’est du baroque dense et foisonnant, touffu et indigeste. Ça part bien trop dans tous les sens pour qu’on puisse se concentrer sur une problématique bien définie, et ça récupère bien trop d’éléments venus d’ailleurs qu’on cherche à maintenir artificiellement en vie à force de transfusions incessantes et de greffes improbables qu’il faut presque goutte que goutte arriver à faire tenir. Le tout donne une œuvre morte, boiteuse, flasque, une créature de Frankenstein qui erre sans jamais savoir où aller et qui trouve finalement sa parfaite définition dans l’image de fin : deux corps consumés mis à jour se répandant en poussière.

A Single Man, Tom Ford (2009)

A Single Man

A Single Man

Année : 2009

6/10 iCM TVK IMDb

Vu le : 25 août 2019

Réalisation :

Tom Ford


Avec :

Colin Firth, Julianne Moore, Matthew Goode

Une entrée en matière élégante qui présage le meilleur jusqu’à ce qu’on comprenne ce que nous réserve ce Mr Falconer. Là, ça devient aussi passionnant et gênant que d’écouter les menaces au suicide des grands déprimés.

Les jump cuts (à la Lars von Trier avec des sauts narratifs plus qu’à la JLG), les montages-séquences, tout ça est follement joli, surtout quand c’est couplé, comme au début, à la voix intérieure de ce professeur d’université. Malheureusement, à la longue, quand c’est employé dans des moments plus dramatiques, ça frôle la sensiblerie facile, et c’est déjà moins élégant. Ce Tom Ford semble si attentif aux choses du paraître qu’il faudrait lui dire qu’il y a bien une certaine forme de goût à appuyer certaines séquences difficiles avec de tels effets. Même chose pour la musique, un peu trop directrice à mon sens.

Pour le reste, vu ce qui était proposé au début, une grosse déception. Un Feu follet sans génie ou le récit de la dernière journée (quasiment fantasmée, je vais y revenir) d’un homme n’étant pas parvenu à retrouver le goût de vivre après la mort accidentel de son amoureux. Le problème, c’est que si on suit Mr Falconer tout au long de la journée, on en sait pas beaucoup plus sur lui malgré les divers flashbacks ou discussions plus ou moins profondes qu’il peut tenir avec les rares personnages qui parsèment ces quelques heures. Difficile de s’attacher à lui, ou de comprendre ses (morbides) aspirations. Ce ne sont pas ses rencontres qui le rendront plus sympathiques : sa voisine anglaise et amie de longue date (Julian Moore, insupportable comme d’habitude) lui balance des saloperies sur le couple qu’il formait avec son ami disparu ; il a le temps de s’enticher brièvement d’un bellâtre espagnol semblant droit sorti d’une pub Levis, et d’un éphèbe aux yeux de bébés, qui malgré la place qu’il prend dans sa vie pour les dernières heures de son existence, n’a foncièrement rien à lui dire ou même à lui proposer de bien original (à part une virée sur la plage — l’équivalent pour les films romantiques aux fleurs offertes à l’anniversaire de mamie).

C’est là qu’on voit que les fantasmes des hommes homosexuels ne divergent aucunement des hétéros. Un homme mûr et respecté, sorte de stéréotype vieilli du gendre idéal, ne rêve que de jeunes hommes aux yeux bleus, à la carrure parfaite et au cerveau allégé. Très bien au fond, pourquoi les homos devraient-ils avoir des fantasmes différents des autres ? Ben, peut-être que c’est un film justement, pas un fantasme. Et que ça, ça en rajoute encore au caractère gênant du film. On échappe pourtant au pire, Colin Firth inspirant probablement à chacune de ses apparitions une certaine forme d’empathie chez le spectateur ; un tout autre que lui n’aurait pas autant aidé le film à tendre vers la bonne direction. Imaginons Kevin Spacey à sa place, et ça deviendrait tout de suite autre chose (quoi que, ce serait amusant).

Antichrist, Lars von Trier (2009)

S∀W

Antichrist

Année : 2009

Réalisation :
Lars von Trier
5/10 lien imdb lien iCM

 

Avec :

Charlotte Gainsbourg
Willem Dafoe
Vu le : 7 mai 2017

Déchet publicitaire sans queue ni tête.

L’hommage final à Tarkovski est risible, il faudrait peut-être que Lars relise Le Temps scellé, parce que tous les effets de ralenti ou autres procédés pour faire joli et qui dénature le rythme et la beauté intrinsèque de l’image, Tarkovski avait fini par renier certains de ces effets présents dans le Miroir par exemple, pour leur manque d’authenticité et leurs facilités.

L’effet plutôt que les faits. Ça, c’est le péché mignon de Lars depuis trente ans. Ses histoires sont souvent vides de propos, décousues et prétexte seulement à proposer des images ou des tableaux qu’il voudrait saisissants. Seule la mise en forme l’intéresse, c’est pas nouveau. C’est d’ailleurs bien pourquoi il est toujours aussi tourné vers le scandale et la provocation. Quand le sujet manque de consistance ou d’honnêteté, on le cache à travers une forme de violence instantanée qui prendra l’allure d’un discours subversif, quand ce ne sera au mieux que du vent dans les forêts. Le talent visuel de Lars von Trier se rapproche de celui d’un Gaspar Noé par exemple, avec la même vulgarité pour cacher l’absence patente de fond.

Alors Lars commence à nous chatouiller les neurones du compassionnel avec la mort du môme, ça devient un film sur le deuil, mais c’est trop chiant de se contenter de ça, pas assez provocant, alors il faut envoyer ses personnages dans les bois et leur faire croiser leurs loups intérieurs. Qu’est-ce que le loup intérieur pour un homme qui au mieux, et c’est triste à dire, vomit ses propres peurs et fantasmes sur pellicule ? Ben, la femme. La femme, ce monstre. Le môme est bien loin, il a servi d’amorce, de prétexte encore à embrayer sur autre chose, et maintenant on plonge gland en tête dans une histoire de sorcière bien misérable mais suffisamment vulgaire pour faire croire à notre Danois provocateur qu’il tient là son sujet.

On est désormais dans le film d’horreur, le Projet Blair Witch avec quelques élans d’images publicitaires au ralenti qu’on voudrait faire passer pour du Tarkovski. Récit et dialogues sont charcutés et jetés au rebut. Ne reste plus que la violence en action, la pornographie sanglante : la dernière demi-heure est pathétique, du Grand-Guignol puant dans lequel Lars von Trier perd totalement son sujet (ou ses sujets, vu qu’il a toujours été incapable de s’imposer un sujet dont il n’a que faire) et ne fait plus que du gore, du survival ou ché pas quoi.

La rigueur, la simplicité, l’audace et oui, le génie, de Breaking the Wave, sont bien loin. C’était là l’objet improbable et presque miraculeux d’un cinéaste qui avait perdu son temps depuis dix ans à ne proposer qu’un cinéma d’effets et d’images sensationnelles, et qui semblait s’en repentir en invoquant avec des potes la nécessité de tuer tout effet, tout artifice. Cette recherche d’épure ne le correspondait pas, mais transgressant le dogme 95, déjà, avec Breaking the Waves , demeurait la nécessité de trouver le ton juste, idéal, la forme parfaite entre simplicité et audace, et cela au service d’un sujet, d’une histoire. Breaking the Waves, le titre disait tout… Briser en soi cette volonté permanente de vouloir se faire passer pour « une nouvelle vague »… Le fracas et la douceur, la dualité composée, le juste milieu, l’art de l’harmonie… Et tout ça Lars l’a perdu en ne devenant plus qu’un vilain garçon, vulgaire et gâté, dont la seule ambition est d’attirer l’attention sur lui, quitte à utiliser les artifices les plus grossiers.

Dans ses yeux, Juan José Campanella (2009)

Bull’s Eye

El secreto de sus ojosEl secreto de sus ojosAnnée : 2009

Liens :
IMDb link 8,2 TVK  icheckmovies.com

— TOP FILMS

Limguela top films

MyMovies: A-C+

Réalisateur : Juan José Campanella

Note : 8/10

Avec  :

Ricardo Darín, Soledad Villamil, Pablo Rago

Vu en décembre 2010

Voilà un film pas commun. D’abord il est assez rare de voir des films argentins. Mais aussi dans la structure, il y a quelque chose qui fait qu’on met un peu de temps à rentrer dans le rythme, à comprendre le ton, ou plutôt les tons du film. Finalement on s’amuse, on s’émeut, jusqu’à cette fin parfaitement menée.

Cette fin, c’est toute l’idée qu’on peut se faire de la mise en scène (ou du récit filmé). Mettre en scène, c’est faire le choix des bonnes proportions, du bon ton, contrôler ses effets… Elle aurait pu être grotesque, et au contraire, elle est si bien menée qu’elle apparaît comme une évidence. Certains diront bien sûr, et ils n’auront rien compris, que c’est prévisible…

Oui, c’est le but que ce soit prévisible. Le récit aurait pu révéler très tôt ce dénouement dès que Benjamin arrive dans la maison de campagne de Morales. Mais ça aurait été un effet de surprise. Au contraire, le récit étire au maximum. On sait que si on est là, c’est qu’il va se passer quelque chose, et cette chose tarde à venir, on est presque chez Hitchcock… Pas compliqué donc de faire semblant d’avoir tout compris, parce qu’il nous y prépare à cette fin. Tout est bon à être un indice, donc on est à l’affût du moindre détail. Ainsi, quand Benjamin repart avec sa voiture, on a la sensation que ce n’est pas fini. On sent la révélation venir, et pour la plupart des spectateurs, on a déjà compris. Le plaisir n’en est que plus intense (et il ne servira à rien d’ajouter une musique grotesque quand la “révélation” arrivera, car ce ne sera pas une surprise, juste une confirmation).

Benjamin revoit les événements dans sa voiture, repère tout ce qui ne colle pas. C’est un peu comme si le récit montrait ses cartes pour demander au spectateur s’il les connaissait tous. Carte par carte. On a cette fois la certitude de ce dénouement, on finit par tout comprendre en même temps que lui, c’est comme un brouillard qui se dissipe, exactement comme l’effet de révélation de Usual Suspects quand le policier remarque sur le mûr tout ce qui avait éveillé l’imagination du véritable Keyser Sose. On voit avant de voir.

Le cinéma, ce n’est pas seulement des histoires. C’est surtout la manière de les raconter, et il y avait dix mille manières de procéder avec cette fin. C’est amené comme il fallait. Comme une chose qui devient évidente, plutôt qu’une surprise.

En dehors de cette fin remarquable, il faut aussi signaler tout au long du film le plaisir qu’on a à voir les personnages principaux se taquiner. Que ce soit Benjamin et son collègue alcoolique qui forment tous deux un duo comique hilarant et absurde (« Allô ? La banque du sperme, service des prêts, que puis-je faire pour vous ? — Pas moyen d’être tranquille dans cette baraque »… Et on est dans le bureau d’un juge). Ou que ce soit entre Benjamin et sa patronne, juge diplômée à “Harvard”, qui n’arrêtent pas de se dévorer des yeux, de flirter, de se taquiner tout au long du film… sans jamais rien ne s’avouer…

Oscar du meilleur film étranger bien mérité.

Le Concert, Radu Mihaileanu (2009)

Le ConcertAnnée : 2009

Réalisation :

Radu Mihaileanu

7/10  lien imdb

Vu en décembre 2010

 

Difficile de choisir le genre du film. Comédie, mélo, comédie musicale… La forme est clairement une comédie, après il y a tous les éléments du drame pour en faire un bon tire larme (ça marche d’ailleurs), et en même temps la musique bien sûr est partout… Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, ou plutôt je pensais que tout le film serait un concert… J’ai donc été étonné de voir les quatre cinquièmes du film.

Une franche comédie donc, parfois assez lourde avec des scènes un peu invraisemblables, des revirements assez faciles (Miou-Miou qui décide qu’après tout il faut que la violoniste joue…). Scénario assez mal fichu dans sa structure, mais peu importe, on s’amuse pas mal au final, et on prend pas mal de plaisir dans la scène de fin du concert.

Toute l’histoire russe, le secret, etc. c’est vraiment du n’importe quoi, pour mieux le traiter et rendre ça plus vraisemblable, plus lyrique, il aurait fallu y mettre une demi-heure de plus de film, prendre le temps de créer de vrais personnages. Or là, c’est déjà dur de faire jouer ensemble des acteurs de différentes nationalités… alors les faire jouer des scènes charnières pour développer leur personnage, surtout en voyant la qualité assez médiocre de la direction d’acteur (Miou-Miou est nulle comme d’hab quand il n’y a pas de réal derrière) ça aurait été impossible.

L’histoire dramatique perd d’ailleurs pas mal d’intensité ou de crédibilité à côté du ton assez proche de la farce qu’on a pendant tout le film. Mélange des genres assez dangereux donc. Mais encore une fois, peu importe, on prend du plaisir et c’est le principal pour ce genre de film (oui chui bon public).

Moon, la face cachée, Duncan Jones (2009)

MoonAnnée : 2009

Réalisation :

Duncan Jones

7,5/10  lien imdb
Listes :

✓ SF préférés

MyMovies: A-C+

Vu en juillet 2010

Bon film de science-fiction assez dickien (psycho-paranoïque).

Sam travaille sur la face cachée de la Lune pour une entreprise qui fournit la plus grande partie de l’énergie de la Terre via de l’hélium 3 récupéré par des moissonneuses. Sam a un contrat de trois ans qui arrive à son terme et est pressé de rentrer chez lui. Une moissonneuse tombe en panne, il part à sa rencontre, mais il a un accident…

Sam se réveille dans la station, son fidèle Gentry, robot à tout faire est à ses côtés : « Tu as eu un accident Sam, repose-toi. » Sam entend par hasard Gentry parler avec la Terre alors que les communications directes sont impossibles à cause d’une panne de satellite. Sam interroge Gentry mais celui-ci ne lui répond pas. Sam se rend compte que deux moissonneuses sont à l’arrêt. Gentry lui interdit d’aller voir quel est le problème. La Terre envoie une mission pour réparer tout ça. Mais Sam n’en fait qu’à sa tête et décide de sortir. Dans l’une des moissonneuses, il découvre un corps encore en vie et le ramène à la base. Il interroge Gentry : « Qui est ce type ?! » « C’est Sam, Sam ».

Ah ah ah.

Ensuite, c’est pas du tout un thriller sf comme on pourrait le penser, mais plus une recherche sur leur identité, jusqu’à ce qu’ils comprennent dans quelles galères ils sont, et surtout comprennent qui ils sont… Très plaisant.