Thirst, Park Chan-wook (2009)

Thirst, ceci est mon sang

Bakjwi Année : 2009

6/10 IMDb

Vu le : 23 octobre 2019

Réalisation :

Park Chan-wook


Avec :

Kang-ho Song, Ok-bin Kim, Hee-jin Choi

Sous-titré Curé de jouvence

Sérieusement, la mise en scène est brillante, ça fout des grues à tous les étages sans jamais donner la nausée. En revanche, on frôle la crise de foie côté écriture, elle aussi découpée à la grue. Je vais finir par penser que le personnage principal d’un film, c’est l’unité d’action. Celui-ci en est dépourvu, c’est du baroque dense et foisonnant, touffu et indigeste. Ça part bien trop dans tous les sens pour qu’on puisse se concentrer sur une problématique bien définie, et ça récupère bien trop d’éléments venus d’ailleurs qu’on cherche à maintenir artificiellement en vie à force de transfusions incessantes et de greffes improbables qu’il faut presque goutte que goutte arriver à faire tenir. Le tout donne une œuvre morte, boiteuse, flasque, une créature de Frankenstein qui erre sans jamais savoir où aller et qui trouve finalement sa parfaite définition dans l’image de fin : deux corps consumés mis à jour se répandant en poussière.