WHO cares about hygiene

Je viens de regarder la conférence de presse de l’OMS, et tout en préconisant de se laver les mains et d’éviter de porter ses mains au visage, j’ai dû les voir toussoter et se mettre les mains au visage une bonne cinquantaine de fois. Si on compte les journalistes attablés à leurs côtés, ça doit monter à mille gestes en 20 minutes susceptibles de transporter microbes et virus des surfaces à leur visage et de leur visage aux surfaces.

Et encore, tout ce petit monde se tenait durant le temps de la diffusion, bien sagement dans leur espace de vie, mais nul doute que le gros des transmissions (sans doute pour la plupart bénignes) se fait avant et après quand les personnes changent de places et interagissent physiquement.

Demander à des hommes ne suivre des recommandations d’hygiène aussi strictes, c’est comme mettre de la peinture rouge aux pattes d’un caniche, lui demander de rester tranquille, le laisser dix minutes dans une pièce de 20m², puis reproduire l’expérience avec un autre avec de la peinture noire : on ne pourra que constater le nombre faramineux de taches noires sur les rouges. On n’est pas beaucoup plus soignés que ça.

Seule méthode peut-être pour réduire drastiquement notre envie de nous gratter le nez, de remettre nos lunettes en place, d’appuyer notre paume sur le menton… inventer des gels hydroalcooliques avec un repoussoir olfactif qui nous passeraient l’envie de nous tripoter le visage.

(À moins qu’il soit plus sage d’en venir à tremper nos mains dans la peinture après les avoir lavées.)