Brainstorm, Douglas Trumbull (1983)

Brainstorm

Brainstormbrainstorm-douglas-trumbull-1983 Année : 1983

Réalisation :

Douglas Trumbull

6/10  IMDb

Avec Christopher Walken (avec sa gueule de dingue illuminé) et avec Nathalie Wood.

C’est très bien pour ce que c’est (un truc de S.F) réalisé par un fan d’effets spéciaux (ou un spécialiste plutôt) jusqu’au dernier tiers et là il y a une grande ellipse pas très crédible* et la fin est complètement bidon, ridicule. Mais purée pour un film comme ça, les acteurs sont vraiment incroyables.

* on comprend mieux quand on sait que c’est le dernier film de Nathalie Wood et qu’elle est morte (noyée) avant la fin du tournage… Le film est sorti seulement deux ans après sa mort.


Mortelle Randonnée, Claude Miller (1983)

Mortelle Randonnée

Mortelle RandonnéeMortelle Randonnée Année : 1983

IMDb  iCM
Cent ans de cinéma Télérama

Réalisateur :

Claude Miller

Note : 6/10

Avec  :

Michel Serrault
Isabelle Adjani
Guy Marchand

Jusqu’à la fin l’incertitude et l’ambiguïté règnent concernant la nature des relations entre le détective et la fugitive. Le scénario utilise des leitmotivs incessants : la porte de la mort, la mélodie (musique du film ou fredonnée par le détective), Shakespeare, les poires, les cigarettes, et les répétitions dans la scène finale de l’hôtel.

Procédé également intéressant : la narration tantôt on tantôt off. L’échange de pensées en off des deux personnages, raccordés, donne l’illusion d’un dialogue. Un récit avec une évolution particulière. D’un style « roman noir français ».

Mortelle Randonnée, Claude Miller (1983) | Téléma, TF1 Films Production

Deux étapes : les meurtres (tout va bien, le drame se met en place), et la fuite (un long dénouement). Certainement un des grands films réussis à la même époque. Tous les éléments sont réunis : une bonne réalisation (sombre, alternée sans être étouffante, petit côté « gothique » parfois avec des décors), excellente histoire d’Audiard père et fils (le père pour ses dialogues, le fils pour ses futurs bons scénarios : Regarde les hommes tomber, Un héros très discret), et des acteurs parfaits (Isabelle Adjani et Michel Serrault).

5 septembre 1996

Dead Zone, David Cronenberg (1983)

Dead ZoneDead Zone, David Cronenberg (1983) Année : 1983

IMDb   iCM

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 SF préférés

Réalisateur :

David Cronenberg

9/10

 

Avec  :

Christopher Walken,
Brooke Adams, Martin Sheen, Tom Skerritt

Journal de cinéphile prépubère : 5 février 96

Exemple de drame thématique. Le récit ne s’attarde pas sur le superflu et s’attache à garder une unité d’action stricte. L’action trouve cette unité à travers un thème, un sujet, devenant vite par la suite une problématique (la voyance). Chaque séquence est donc une nouvelle illustration de ce problème, une nouvelle avancée, et l’évolution n’est pas linéaire (la fin d’une séquence appelant la suivante) mais procède par ellipses à la fois temporelles et spatiales.

Dead Zone, David Cronenberg (1983) | Dino De Laurentiis Company, Lorimar Film Entertainment

L’ennui ne peut pas être de la partie parce que le spectateur s’applique sans cesse à situer la scène dans un contexte et une compréhension plus vaste. Une certaine simplicité, mais aussi une forme de réalisme distant, se dégage ainsi du film, et qui est la marque de Stephen King. L’effet produit sur une histoire fantastique est saisissant puisqu’on est sans cesse attentif à ce qui se passe sous nos yeux comme pour ne pas se laisser noyer par le mystère de l’ensemble.

Le réalisme et la simplicité apportent quant à eux une forme de proximité de la terreur qui est encore la marque de l’auteur et qui fait son succès. Seul problème et il est de taille : puisque pour l’essentiel, l’intérêt est dans la mise en place du sujet, une fois que le récit se recentre au second acte sur un objectif à atteindre, on perd toute possibilité de jouer sur le mystère, tout concourt au contraire à dissiper ce mystère, et les objectifs, voire les résolutions, peuvent paraître illusoires face aux interrogations, aux possibilités, suggérées dans le premier acte. La question de la résolution dans un récit basé sur le mystère est presque toujours une voie sans issue. Et dès lors, la simplicité de l’ensemble n’est plus un avantage. La solution possible (à vérifier) est peut-être chez King d’étirer au maximum ce premier acte et de faire de la suite le résultat évident de ce qui précède. D’autres multiplieraient les intrigues et les péripéties dès le second acte, joueraient avec les nerfs du spectateur dans le troisième, mais on aurait alors affaire à un tout autre genre : le fantastique ne serait plus qu’un prétexte à une mise en action qui fait depuis toujours la recette du cinéma : le mouvement, la poursuite, la chasse, l’action. King préfère lui rester dans une trame thématique, vite épuisée, mais efficace.