Ling yi ban (The Other Half), Liang Ying (2006)

The Other Half

Note : 3 sur 5.

The Other Half

Titre original : Ling yi ban

Année : 2006

Réalisation : Liang Ying

La Chine provinciale telle qu’elle est sans doute.

Le procédé au début est plus que rebutant, car tout est filmé en DV. Et puis, on doit faire face à une ribambelle d’actions secondaires, des procédés plus ou moins audacieux et des thématiques qu’on retrouve rarement additionnées dans un même film (faits divers à travers le cabinet d’un avocat local, histoire d’amour de la secrétaire du même cabinet avec un petit ami déjà oisif et alcoolique, les évocations de crimes en série dans la ville pour lesquels le petit ami de la secrétaire sera un temps suspecté, les tentatives vaines de la mère de marier sa fille avec un homme plus âgé mais bon parti, la question environnementale, voire celle de la corruption, etc.) dont on peine à croire que tout ça arrivera à se tenir en 1H40.

Tout cela est mis en boîte avec des acteurs amateurs ou des personnages jouant selon toute vraisemblance leur propre rôle. Et pourtant, malgré ces procédés de mise en scène étonnants et lourds, une partie du contrat est tenue. L’objectif qu’on devine, derrière ce dispositif, c’est de présenter une photographie juste et sociale d’une ville moyenne en Chine. À l’image d’un Short Cuts en son temps, on dévoile la réalité de toute une société avant un chamboulement autrement plus catastrophique.

C’est parfois drôle, même s’il faut l’avouer, le plus souvent, les Chinois dépeints tout au long du film sont détestables : ils sont tour à tour malpolis, grossiers, manipulateurs, intéressés, idiots… Heureusement que les deux personnages qui surnagent sont finalement ceux qu’on verra jusqu’à la fin à l’écran, avec en prime, une “jolie” note d’incommunicabilité. C’est donc pas si mal, mais parfois ça sent le film tourné avec deux trois bouts de ficelle.

 


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