Une avenue au matin, Mikio Naruse (1936)

Une avenue au matin

Ashita no namikimichiAnnée : 1936

Réalisation :

Mikio Naruse

7,5/10  IMDb

Listes :

MyMovies: A-C+

Limeko – Japanese films

On ne peut pas dire que le scénario soit de la plus grande subtilité (Naruse est seul aux commandes), mais on a déjà tous les thèmes futurs du réalisateur. Quelques effets de mise en scène un peu osés (il a été jeune aussi le Mikio), le reste est maîtrisé, tout est déjà là : du découpage, à l’utilisation de l’espace. Seuls les décors sont sensiblement différents (on trouve souvent dans ses films des années 30 de grands immeubles et un mélange troublant entre design occidental et japonais).

Et comme toujours ces acteurs formidables. Il fallait bien l’être, parce que d’après Hideko Takamine, Naruse ne donnait aucune indication… Sachiko Chiba y est tout autant rayonnante, touchante, délicieuse que dans Femme, sois comme une rose[1]. Elle arrêtera de tourner un peu moins de dix ans plus tard pendant la guerre. Mystère…

Et il me fait rire Naruse à utiliser la même musique de transition dans ses films des années 30 : deux trois violons qui hoquettent et le tour est joué.


[1] Femme, sois comme une rose