Hiroshi Shimizu

Hiroshi Shimizu

hiroshi-shimizu

Classement :

10/10

9/10

  • L’Histoire de Jiro 1955 
  • Pour une épingle à cheveux / Ornamental Hairpin 1941
  • Monsieur Shosuke-Ohara 1949

8/10

  • Notes d’une chanteuse ambulante 1941
  • Une femme et ses masseurs 1938
  • Children in the Wind 1937
  • Mr. Thank You 1936
  • Les Quatre Saisons des enfants 1939
  • Eclipse / Kinkanshoku 1934

7/10

  • Cœur enchaîné 1937
  • Jeunes Filles japonaises au port 1933
  • Perle éternelle / Fue no shiratama 1929

6/10

  • Les Enfants du nid d’abeilles 1948
  • Journal d’une femme médecin / Joi no Kiroku 1941
  • Un héros de Tokyo 1935

5/10

Film commenté (article) :

Simples notes : 
Journal d’une femme médecin / Joi no Kiroku (1941) 

Pour une première séance de cinéma après le confinement, un film japonais des années 30 (40 plutôt, mais la qualité laisse à désirer) où des médecins vantent les mérites de l’aération à des populations pauvres des montagnes touchées par la tuberculose ; où on parle de tests, de taux de positivité, d’isolement et du repos des malades, ou encore d’apprentissage indispensable de l’hygiène ; et le tout dans une salle déjà à une jauge de 65% au lieu de 35% et sous les yeux de vieux spectateurs sans masque. Presque un siècle après, les montagnards à l’hygiène douteuse sont dans la salle, et c’est presque tristement ironique de les voir lever les yeux sur un film sur les leçons d’hygiène et les risques épidémiques comme si c’était pour eux du chinois. Super retour. Au moins, ça fait plaisir de revoir du Shimizu. Je ne projette qu’un ou deux films au cinéma (je ne serai a priori immunisé pour ma part que début août), et beaucoup de ses films sont sur YouTube.

Eclipse / Kinkanshoku 1934

Merveilleux sac de nœuds amoureux (au demeurant, assez peu crédible, mais que seraient les mélodrames sans deux ou trois de ces rencontres fortuites et ces entrelacements savants tenant bien souvent du miracle ou du mauvais œil). Aucune des facéties habituelles du réalisateur, à peine nous gratifie-t-il une ou deux fois de ses travellings chéris. Mélodrame tout ce qu’il y a de plus conventionnel avec des amours toujours contraires et impossibles, des personnages presque obstinés à poursuivre une voie qui les détourne du bonheur. Ce qu’en fait Shimizu, au niveau de la direction d’acteurs et pour ce qui n’est qu’un film muet, est un modèle de précision (l’interprétation tout en retenue et en non-dits des acteurs est à la hauteur des autres grandes interprétations de l’époque du muet et du début du parlant au Japon). Je crois ne pas avoir retrouvé une même tension dans les rapports amoureux, une telle volonté de sacrifier son amour pour celui de l’autre, depuis Le Printemps d’une petite ville (1948).