Programme et prévisions saison 2018-2019 à la Cinémathèque française

Le programme de la tek est donc tombé aujourd’hui. Même si en détail, j’attends surtout le choix des programmations habituelles (si maintenues) : révisons nos classiques, le cinéma français des années 30, probablement l’année 1919, voire les trouvailles des séances jeune public (le meilleur film de cette année ayant été proposé lors de ces séances, La Belle, qui pour info sort cet été à Paris le 22 août).

Tout le programme ici.

Top des attentes :

– 100 ans de cinéma japonais : tout dépend des films proposés en fait. J’ai peur que les raretés proposées n’en soient pas vraiment.

– Ingmar Bergman, l’intégrale : l’occasion de revoir des dizaines de chefs-d’œuvre dans des salles bondées. Faudra éviter de se goinfrer et préférer les derniers pas encore vus : Au seuil de la vie, De la vie des marionnettes, Le Visage, Rêve de femmes, La Nuit des forains, Monika, Jeux d’été, Vers la joie, Tourments.

– Comédies musicales : intérêt à ce que Eleanor Powell soit mise à l’honneur !

– Balzac dans le cinéma muet : Sans doute pas (que) des grands films mais un vrai choix de programmation. À découvrir donc. Parmi les français, peut-être, L’Auberge rouge, Le Père Goriot, Narayana, L’Homme du large. Mais vaudra sans doute plus le détour pour les productions allemandes, italiennes ou hollywoodiennes.

– Alberto Lattuada : vu que l’excellent Mafioso, ça fait envie.

– La nouvelle vague tchèque… et après : selon les films proposés, même problème que pour les films japonais.

– Le cinéma marginal taïwanais : des découvertes à prévoir.

– Éric Rohmer : l’occasion de voir certains films pas encore vus et de réévaluer le bonhomme (sans pour autant m’infliger ses classiques).

– Le retour de Lee Chang-dong en début de saison (pour mémoire, pas un grand fan de Peppermint Candy, mais Poetry et Secret Sunchine sont excellents).

– Les films de Bazin : vas-y, balance André.

– Leo McCarey : Y a-t-il encore des films de Leo McCarey à défricher ? Au programme probable pour moi : La Route semée d’étoile, la première version d’Elle et Lui, Lune de miel mouvementée. Il faudra guetter les raretés du muet hors Laurel et Hardy, valant le génial Mari à double face.

– Jean Renoir : pour ceux qu’il me reste à voir, révisions improbables : Le Petit Théâtre de Jean Renoir, La Marseillaise, La Femme sur la plage, La Fille d’eau, Le Journal d’une femme de chambre, L’Homme du sud, Le Caporal épinglé, Le Déjeuner sur l’herbe.

Erich Von Stroheim : reste à savoir ce qu’on nous montre. Entre le hachage des différentes versions, des sous-titres inadaptés, des accompagnements fantaisistes… j’ai peur. Pas vu un Stroheim depuis ma période « je hais le muet ».

Elia Kazan : À voir, L’Héritage de la chair, Le Mur invisible, Man on a Tightrope. Revoyures possibles selon l’humeur et le programme…

Billy Wilder : À voir ou revoir : Le Gouffre aux chimères, Assurance sur la mort, Boule de feu, Musique dans l’air (si programmé).

Agnès Varda : le plus excitant sera sans doute la présence de la réalisatrice, ça pourrait être savoureux.

– Georges Franju : il faudra me convaincre…

– Valeria Sarmiento : Jamais entendu parler, encore rien à voir. Au cas par cas.

– Charlotte Gainsbourg : Nymphomaniac, et pis c’est tout sans doute. (La maman vient juste d’être honorée.)

Federico Fellini : que reste-t-il à voir ? Revoyure possible des deux préférés, Cabiria et Casanova.

James Caan : à voir : Le Flambeur, Une femme dans une cage. Le reste à méditer.

Joan Crawford : à voir Possédée, West Point, et une préférence pour les croûtes des années 30 plus que pour le reste. Johny Guitare peut-être à revoir. Pour honorer les femmes, la Cinémathèque passe par les actrices : pas autre chose à faire, mais à la prochaine polémique, ce sera évidemment oublié. C’est bien de ne pas passer uniquement que par une logique auteuriste.

Jean-Paul Rappeneau : vu les principaux, pas intéressé, a priori.

– Sergio Leone : Trop vu. Grand écran ou pas.

– Mikio Naruse : Trop et tout vu. À la limite Quand une femme monte l’escalier dans la grande salle…

– Mario Bava : au cas par cas…

– Bruno Nuytten : au cas par cas…

Globalement, ça fait tout de même saliver. Ça manque peut-être de films de l’Est (on est toujours très orienté Japon/Italie, mais comment ne pas l’être), à la fois pour les muets mais aussi pour les périodes fastes (seconde partie du XXe siècle). Pas sûr que ça fasse le compte avec les films tchèques, surtout qu’on ne sait pas ce qu’il advient de la seconde partie de la rétrospective dédiée au cinéma soviétique.