Love Batterfield, Pou-Soi Cheang (2004)

Love Batterfield

Ai zuozhanAnnée : 2004

7/10 IMDb

 

Réalisation :

Pou-Soi Cheang

Chef-d’œuvre de mauvais goût, la sobriété d’un Titus Andronicus, et une fin qui remporte la médaille du capilotractage.

On navigue entre nanar et bon polar, comme entre les genres, du petit drame sentimental au premier ou au second degré (les écarts hystériques de la séparation sont bien vus, avec les glissements d’un sujet à un autre, et l’irrémédiable perte de l’autre qui vous crache tout un ressentiment jamais exprimé en une seconde). Le passage vers le polar est assez surprenant et plutôt réussi. La cohabitation entre les genres à ce moment est amusante et rarement vue. Et puis vers la fin ça commence à partir joyeusement en sucette. Le Grand Guignol s’invite à la fête avant que ça finisse sur une séquence qu’il vaudrait mieux prendre au second degré comme certaines scènes du Syndicat du crime. Puis on retourne une dernière fois au drame sentimental et ses invraisemblances rien que pour remplir la section Goofs sur IMDb.

Le scénariste et la script-girl ont dû se séparer au moment du tournage, je ne vois pas d’autres possibilités.