Rêves, Akira Kurosawa (1990)

Rêves

Yume

Yume

Année : 1990

Réalisation :

Akira Kurosawa

5/10 IMDb

 

Fin de carrière compliquée pour Kurosawa, j’apprécie peu ses derniers opus.

Rêves est une suite de petits récits, des rêves donc, qui peuvent paraître naïfs au début, mais qui prennent vite une tournure écolo-politique. Kurosawa enfonce les portes ouvertes, fait sa leçon de vieux sage au monde. C’est crétin, c’est lent, c’est moche, c’est absurde et finalement sans grand intérêt. Quelques éclairs avec Martin Scorsese en Van Gogh, acteur de talent tout de même, ou avec Chishû Ryû s’amusant de voir que son ancien amour parti avec un autre venait de rendre l’âme. Tout le reste est digne d’une croûte offerte à maman pour la fête des mères.

On pourrait se demander pourquoi on a si peu intérêt à raconter nos rêves ; c’est peut-être simplement que ce qu’on en dit ne sera jamais à la hauteur de l’expérience vécue. Comme le disait Billy : « La fille rêve d’un garçon, et le spectateur s’endort. »