Giuseppe De Santis

Giuseppe De Santis

Classement : 
 

8/10

  • Pâques sanglantes (1950) 
  • Chasse tragique (1947)

7/10

  • Riz amer (1949)

6/10

5/10

  • Jours de gloire (1945)

Films commentés (articles) :

Notes simples :
La Chasse tragique, De Santis (1947)

Nouvel exemple de téléphone noir (films criminels sentimentaux que j’ai évoqués dans Chronique d’un amour) dans une variante ici plus rurale. Comme avec Ossessione auquel De Santis avait participé, et à l’image de Riz amer et de Pâques sanglantes, l’influence des films criminels américains des années trente et des films noirs qui suivront est évidente. Influence à laquelle il faudrait peut-être rajouter les films soviétiques ici, la direction d’acteurs marquant parfois une certaine forme de lyrisme, voire de théâtralité. Mais le plus frappant, c’est sans doute pour moi la manière dont De Santis utilise les espaces et les décors : mur éventré caché derrière un rideau dans un appartement du second étage laissant voir l’horizon, bric-à-brac permanent, douche à même le sol dans une pièce commune prise habillé, danse improvisée sur le wagon d’un train à l’air libre, place de bâtiments en ruine accueillant des centaines de vélos attendant leur propriétaire, et l’impression générale de suivre une sorte de road movie dans un grand bazar. J’avais déjà fait remarquer l’utilisation des espaces exceptionnels dans Pâques sanglantes, l’effet est purement décoratif, mais spectaculaire.