Costa-Gavras

Costa-Gavras

crédit Costa-Gavras

Classement : 

8/10

  • Un homme de trop (1967) 

7/10

  • Missing – Porté disparu (1982)

6/10

  • Music Box (1989)
  • L’Aveu (1970)
  • Z (1969)
  • Compartiment tueurs (1965)
  • Mad City (1997)
  • État de siège (1972)

5/10

Simples notes :
Un homme de trop

Un parfum de La 317ᵉ Section. Rythme, humour, tension… Le personnage de Piccoli est fascinant. L’indécision est toujours trop louche.  pourtant il faut bien plus de courage pour déserter que pour se ranger parmi les maquisards. Le déserteur, lui, est toujours seul, et le premier à abattre pour tous ces pourris qui auront toujours tout compris mieux que les autres. Même les meilleures guerres ne sont que des guerres de lâches. Le vrai courage, c’est celle de ne pas se battre, et de résister contre la corruption. De la grandeur du (faux) lâche. (C’est fou de voir à quel point Pierre Clementi était à la mode dans les années 60-70…)

État de siège

L’habilité habituelle de Costa-Gavras à faire « à l’américaine » : montage et utilisation de la musique parfaits. Mais beaucoup aussi de maladresses : la distribution est tellement hétéroclite qu’on peine à y croire, et quelques choix de mise en situation assez naïfs (il cherche à reproduire un cliché de films américains quand on voit des avocats sortir des palais de justice assaillis de journalistes, mais cette fois avec des ministres d’une quasi-dictature sortant de leur ministère… pas très cohérent). Le choix de commencer par la fin est intéressant, mais casse toute la dynamique d’un dernier acte sans tension ni pathos (ce qui, sur ce dernier point, n’est pas forcément d’ailleurs un inconvénient). Quant au choix de prendre aussi ouvertement parti pour les terroristes révolutionnaires, en prenant soin de les présenter sous leur meilleur jour, de faire preuve d’humanité face à ceux qu’ils considèrent comme des criminels, cela paraît encore bien naïf. Choisir pour le coup Yves Montand pour un rôle à contre-emploi n’était pas si idiot, sauf que l’acteur, à force de trop défendre son personnage, en vient lui aussi à manquer de cohérence. Bref, assez brouillon.