Peppino et Violetta, Maurice Cloche (1951)

Note : 2.5 sur 5.

Peppino et Violetta

Titre original : Peppino e Violetta

aka : Never Take No for an Answer

Année : 1951

Réalisation : Maurice Cloche

Le cahier des charges respecté à la lettre pour une soirée en famille (catholique). Pas beaucoup de cinéma, beaucoup de bons sentiments. Un orphelin vagabond qui vit seul avec son ânesse en gagnant sa croûte en proposant ses services et ses sourires de garçons bien élevé dans la ville où il habite (Assise), mais qui a l’idée d’aller voir le pape après que son ânesse tombe malade… Et c’est une jolie histoire qui commence, parce qu’on se doute bien qu’avec un peu de volonté et de foi, les petits garçons serviables arrivent toujours à gagner les faveurs des pédophiles. Pire qu’une heure de catéchisme.

Les films montés avec des financements épars européens suite à un succès d’estime outre-Atlantique ne datent pas d’hier. Maurice Cloche tourne de festival en festival avec Monsieur Vincent en 1947, jusqu’en Amérique où son film participe à quelques événements de la critique américaine (voir les nominations sur la page IMDb du film), et manifestement, ça crée des liens pour concrétiser ses prochains projets (les méthodes de la politique des auteurs ouvrant grand les portes des festivals et des productions « indépendantes » ne datent pas d’hier). Donc celui-ci (de projet) est financé et réalisé en Italie (Monsieur Vincent aura sans doute aidé à tourner au Vatican pour celui-ci) et se retrouve également avec des financements britanniques (et un acteur irlandais dans un rôle principal). Les historiens du cinéma et critiques de l’époque préfèrent fermer les yeux, et à juste titre. C’est digne d’une bonne soirée à l’ORTF.


Peppino et Violetta, Maurice Cloche 1951 | Constellation Entertainment, Excelsa Film

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