Bernardo Bertolucci

Classement :
10/10
9/10
- Le Dernier Empereur (1987)
8/10
- 1900 (1976)
- Le Dernier Tango à Paris (1972)
7/10
- Le Conformiste (1970)
6/10
- Les Recrues (1962)
- La luna (1979)
- Innocents (2003)
- Prima della rivoluzione (1964)
- La Tragédie d’un homme ridicule (1981)
5/10
- Little Buddha (1993)
4/10
- Beauté volée (1996)
- Partner. (1968)
Listes :
Simples notes :
Partner
Bertolucci qui se prend pour Carmelo Bene… L’esprit de 68 encore et toujours mis à l’honneur lors de la première de la Quinzaine des réalisateurs. Pas pour le meilleur.
La Tragédie d’un homme ridicule (1981)
Tout traquenard qui arrive par surprise et qui tord les promesses initiales en multipliant les twists intempestifs se fait aux dépens du spectateur. Dès qu’arrive l’annonce d’un événement inattendu majeur vers la moitié du film, le tournant est trop dur à avaler, un autre film commence, le précédent ne verra jamais de fin. À partir de ce moment, le récit bascule vers le n’importe quoi. Le dénouement grotesque ne fait qu’accentuer l’impression qu’on s’est un peu trop foutu de notre gueule.
Dernier détail : quand la trame est si peu compréhensible, c’est aux acteurs d’essayer d’éclairer les zones d’ombre. Si Ugo Tognazzi joue parfaitement le rôle qu’il a tenu toute sa vie (l’homme lâche, embourgeoisé, naïf et intéressé), Anouk Aimée (dont il faut reconnaître l’effort de jouer en italien) est incapable de nous transmettre les enjeux de la situation : pas une seconde elle ne joue la femme rongée par l’idée que son fils puisse être tué, par l’attente de nouvelles, par la crainte d’une issue fatale. Et si Berlusconi voulait montrer au contraire son détachement (presque indécent), ce n’est pas ça non plus qu’on voit. Aimée connaît deux expressions à répertoire : le sourire et la tristesse.
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