Dario Argento

Dario Argento

Classement : 

7/10

  • Suspiria (1977)

6/10

  • Inferno (1980)
  • LOiseau au plumage de cristal (1970)
  • Le Syndrome de Stendhal (1996)

5/10

  • Giallo (2009)

4/10

3/10

  • Les Frissons de l’angoisse (1975)
  • Ténèbres (1982)
Notes simples :
Les Frissons de l’angoisse (1975), Ténèbres (1982) 

Vu les deux films à la suite dans une programmation assez bien vue par la Cinémathèque : on y retrouve la même actrice et les deux films étant des whodunits où on se questionne plus ou moins sur sa culpabilité, ils se répondent pas mal. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas vu un Argento, et j’ai été épouvanté par la médiocrité de sa mise en scène. Des lenteurs ridicules alors que parfois on ne sait même pas où veut nous mener la situation, des séquences stéréotypées qu’il est incapable de mettre en scène correctement (merci à la musique de meubler pendant les longs travellings à la grue), direction d’acteurs digne d’une série z (le pire étant peut-être les flics dans Ténèbres, j’ai bouffé quand le flic a sorti son flingue comme un enfant depuis l’appartement pour courir après un suspect situé… dans la rue). C’est parfois tellement ridicule qu’on se demande si on n’est pas dans une parodie (la poursuite avec le chien est assez gratinée par exemple).

En plus de ça, c’est sévèrement sexiste. Je viens bien croire que c’est l’époque qui veut ça ou qu’un thriller ce doit d’être sexiste pour bien mettre en lumière les fragilités des victimes…, mais ça devient un peu embarrassant quand toutes les femmes ou victimes ont le même profil (des grandes tiges aux seins pointus). Je suis pas trop adepte du mal gaze, mais là il faut bien reconnaître qu’on est dans l’épandage de fantasmes obscènes typiquement masculins. Y a un concours pour trouver la seule actrice du film qui porte un soutien-gorge ? On remarque aussi le sans-Peter-Neal double twist final censé estomaquer le spectateur quand on ne fait que plonger un peu plus dans le ridicule… (comme toujours, quand on s’ennuie, on trouve des jeux de mots stupides). Le seul élément des films qui sauvent tout le reste, c’est la musique.