Séquentiel de la Chanteuse de pansori, Im Kwon-taek (1993)

Le séquentiel du film :

  • Dongho, le frère arrive dans une auberge. Il découvre une élève de son père au temps où Songwha achevait son initiation avec lui. Dongho il l’accompagne au tambour, ému.

  • Petite enfance de Dongho. Dans la campagne coréenne, la mère de Dongho, veuve, écoute le chant de son futur amant, Yubong, banni par son maître, condamné à chanter au dehors de Séoul. Il vient à sa rencontre pour le séduire.

  • Yubong chante dans un jardin devant des nobles de la ville ; sa fille Songwha, ainsi que Dongho et sa mère assistent de loin au spectacle. Durant la nuit, il vient chez sa maîtresse pour lui faire l’amour. Dongho les regarde. La mère de ce dernier fait part à son amant des craintes de sa famille à l’égard d’un chanteur de pansori ; à son tour Yubong lui fait part de son souhait de voir sa fille devenir une chanteuse (Songwha est en fait une orpheline qu’il a recueilli uniquement dans ce but).

  • Tous les quatre partent sur les routes chanter l’art du sori. La mère de Dongho meure dans un accouchement.

  • Retour à la séquence où Dongho recherche sa sœur. La chanteuse de l’auberge lui apprend que Songwha est devenue aveugle.

  • Retour au passé. Yubong fait travailler les enfants : Dongho n’est pas doué pour le chant et se fait disputer, il jouera du puk pour accompagner sa sœur.

  • Yubong rencontre dans une ville un ami calligraphe. Il lui apprend que le pansori n’a plus le succès d’autrefois et lui conseille de lui laisser sa fille. Ils assistent à un spectacle interprété par un couple dont le chanteur est un ancien compagnon de route de Yubong. Durant le repas où tous étaient conviés pour se remémorer de bons souvenirs, ils se disputent : Yubong doit partir.

  • Sur les routes, les années passent. Songwha et Dongho sont devenus des adolescents. L’initiation continue. Ils se produisent chez des bourgeois de campagne, qui se montrent vulgaire avec Songwha. Ils sont obligés une nouvelle fois de quitter la ville. Dongho fait part à sa sœur de son désir d’arrêter le pansori ; elle, veut continuer.

  • Ils se produisent dans une rue. L’insuccès est toujours au rendez-vous. Yubong, saoul, fait des remontrances sur leur mauvaise prestation. Les vendeurs ambulants avec qui ils étaient associés, après une dispute, leur demande de partir.

  • Retour une nouvelle fois sur les routes. Ils se produisent dans un village où une parade bruyante a plus de succès qu’eux. Yubong vient rentre visite à son ami chanteur, drogué, pour lui demander de l’aide.

  • Alors que l’initiation de Songwha continue, Dongho ne supporte plus les exigences autoritaires de son père envers sa fille épuisée. A bout, Dongho décide de partir, seul.

  • Quelques années plus tard, Dongho s’est construit une nouvelle vie et poursuit les recherche pour retrouver sa sœur en faisant le tour des auberges où elle est passée. Il rencontre l’ancien ami calligraphe de son père, devenu mendiant. Il lui apprend que Songwha était devenue malade après son départ : elle refusait de manger et était incapable de chanter.

  • Retour quelques années plus tôt. Songwha, malade, attend le retour de son frère…. Elle et son père continuent les représentations privées de pansori chez des nouveaux riches de province. Yubong, vieux et malade ne peut assurer le spectacle, mais Songwha, bouleversée et affaiblie, refuse de continuer. Ils sont, un nouvelle fois, renvoyés.

  • Rencontrant son ami calligraphe, Yubong, décide de continuer malgré les difficultés. Pour s’assurer que sa fille restera à ses côtés, il lui fait prendre des potions qui rendra Songwha aveugle. Les effets ne tardent pas à se faire sentir et le père pourra ainsi continuer l’apprentissage du pansori à sa fille.

  • Les années passent sur les chemins, dans la misère. C’est l’hiver, le père et la fille se réfugient dans une maison abandonnée. Face à la nature, Songwha chante avec difficulté et effort, toujours emprise à une grande tristesse mais incapable de la traduire dans son sori. Yubong interdit de chanter à Songwha en majeur qui la fatigue trop. Mais elle continue comme pour se détruire. Pour survivre, Yubong vole un poulet. Le paysan a qui il l’a volé vient se plaindre, le frappe et le somme de partir. Le vieillard, conseille à sa fille de s’inspirer de la colère du paysan pour trouver la bonne émotion. Le chant de Songwa devient alors plus efficace : elle est sur la bonne voie. Yubong, souffrant, perçoit enfin la maîtrise du sori chez sa fille. Il lui confesse alors que c’est lui qui l’a rendue aveugle. Songwha s’en doutait et ne lui en veut pas, mais garde pourtant une douleur inexprimée en elle, que son père lui conseille d’exprimer dans son sori. Avant de mourir, Yubong dit à sa fille que maintenant qu’elle a cette tristesse en elle, elle doit arriver à la surmonter dans son sori. C’est là qu’elle atteindra l’interprétation juste.

  • Retour du récit du vieux calligraphe. Il apprend à Dongho, qu’autrefois, il avait rencontré sa sœur dans une auberge. Retour en arrière quand il l’avait rencontrée : il lui offre une calligraphie « qu’elle pourra voir avec son cœur ».

  • Dongho, aujourd’hui, arrive à l’auberge où sa sœur, entretenue par l’aubergiste, chante, rarement, faute de demande. Dongho demande à l’écouter sans qu’elle ne sache son nom. Ils joueront et chanteront toute la nuit. Les retrouvailles sont émouvantes : Dongho croyant que sa sœur ne l’avait pas reconnu. A l’aube, Songwha laisse partir Dongho. A son tour, elle dit à l’aubergiste qu’elle va partir sur les routes. Elle part, guidée par une petite fille, sa propre fille sans doute.