Star Trek IV – Retour sur Terre (1986)

Star Trek retrouvé : À l’ombre d’Argos en pleurs

Star Trek IV: The Voyage HomeStar Trek IV: The Voyage Home Année : 1986

IMDb   iCM

 

Réalisateur : Leonard Nimoy

Avec  : William Shatner, Leonard Nimoy

6/10

 

 

À mon sens le meilleur. Il faut dire que le scénario sort un peu de l’ordinaire.

À nouveau réalisé par « Spock », donc très classique (mais une réalisation sophistiquée de Star Trek, ça passerait pas). Après leurs précédentes aventures (la résurrection de Spock sur Genesis, tout un programme), l’Amiral Kirk et son équipage retournent sur Terre à bord d’un vaisseau extraterrestre. Seulement voilà, comme par hasard, quand ils arrivent, des extraterrestres sont en orbite et cherchent à communiquer avec… leurs amies baleines dont ils n’ont pas eu de nouvelles depuis un bon bout de temps. Et pour cause : les baleines ont disparu depuis plus de deux siècles. Or, il faut à tout prix trouver des baleines pour leur dire « okay, les amis on va bien, pas de problème, vous pouvez repartir, tschüs. »

Kirk et Spock décident donc de remonter le temps à bord de leur casserole spatiale pour revenir à la fin des années 80 pour voler les baleines du centre des mammifères marins de San Francisco. (D’accord, dit comme ça, ça fait pas envie, mais c’est bien quand même). On retrouve donc Kirk, Spock, Sulu, McCoy, Scott, dans les rues de San Francisco avec leurs habits ridicules. Spock apprend à jurer, McCoy traite les médecins de cette époque de barbares, Chekov se fait capturer par les militaires qui le prennent pour un espion russe « un peu débile », et bien sûr Kirk séduit la belle blonde de centre des mammifères marins en lui promettant de lui montrer son gros vaisseau spatial…

Tout ça donne une saveur bien particulière au film. Un humour très discret mais certain. Et quand en plus leur mission est de sauver la Terre en capturant deux baleines… qu’il faut les « téléporter » dans leur vaisseau tout pourri, tout ça fait vraiment un film sorti de nulle part, mais qui change du ridicule habituel de cette saga. Au moins là, c’est assumé. Spock aura vite fait de remarquer que dans « écologique », il y a « logique »…

Comme quoi, on peut tomber sur des perles, en cherchant bien dans le vide sidéral.


Star Trek IV – Retour sur Terre 1986 | Paramount Pictures, Industrial Light & Magic (ILM)


 

Star Trek III – À la recherche de Spock (1984)

À la Recherche du Spock perdu : Troisième Trek du côté de chez Swann

Star Trek III: The Search for SpockStar Trek III: The Search for SpockAnnée : 1984

IMDb  iCM

 

Réalisateur : Leonard Nimoy

Avec  : William Shatner, Leonard Nimoy

5/10

Je me fends la poire.

Un peu moins ridicule que le second. Un scénario là aussi édifiant. Parfois de belles images (c’est pour ça que je le regarde pour être franc) et heureusement qu’on a des acteurs excellents. Cette série (et donc les films) ils valent vraiment par le seul talent des acteurs. Des acteurs de théâtre, ça se voit tout de suite, capables d’être à l’aise dans une mise en scène et surtout un scénario totalement hiératiques, capables de ne pas être ridicule en sortant des phrases d’une connerie intersidérale. Pas sûr qu’avec des acteurs bidons comme on devrait en trouver normalement dans des trucs comme ça, que Star Trek ait eu autant de succès. D’ailleurs on voit la différence avec pas mal de seconds rôles. Certes parfois, ils sont grimés d’une manière où ils pourraient avoir tout le talent du monde qu’on ne verrait rien, mais c’est tout de même pas au niveau des acteurs initiaux présents sur la passerelle. William Shatner demeure malgré les daubes qu’il a tournées pour la TV un acteur excellent : la série lui a interdit de trouver d’autres rôles intéressants, mais il suffit de le voir dans les Frères Karamazov de Richard Brooks ou dans The Intruder de Corman, pour comprendre que Billy, c’est du tout bon (un beau gâchis en somme, mais le théâtre a dû se régaler).

 


Star Trek III – À la recherche de Spock 1984 Star Trek III The Search for Spock | Paramount Pictures, Cinema Group Ventures

Une « belle image »


Star Trek II : La Colère de Khan (1982)

Mon deuxième Trek sur le Kamchatka

The Wrath of Khan Star Trek II : La Colère de KhanAnnée : 1982

IMDb  iCM

 

Réalisateur :

Nicholas Meyer

 

5/10

 

Avec  :

William Shatner, Leonard Nimoy,
DeForest Kelley

La seconde partie du premier film était intéressante. Le second est ridicule.

Le côté totalement désuet est plaisant. C’est censé être de l’aventure et tout se passe sur la passerelle, le pont ou je ne sais quoi… Il se passe rien, ça fait que papoter. C’est fortement inspiré des vieux films de pirates, sauf que dans les films de pirates à un moment donné il y a la baston. Là non, ça discute, on se croirait au théâtre, ou voir un des films de S.F de l’époque de Planète interdite. Il faut voir les dialogues ou les astuces à deux balles des scénaristes où dès qu’il y a un truc qui tombe en panne, on demande le module de secours ! Le commutateur (faut pas demander ce que c’est) est en panne, hop on passe au commutateur de secours… l’antenne à onde alpha est HS, mais voyons, passons à l’antenne de secours… les chiottes sont bouchées… prends la sortie de secours pour qu’on ne voit pas que c’est toi qui les a bouchées…

The Wrath of Khan, Star Trek II La Colère de Khan (1982) | Paramount Pictures

Et puis ça manque de nana aussi. Dans les histoires de pirates, il y a toujours la princesse, là, c’est pas que j’aime pas Spock mais bon, les longues oreilles et la coupe de Mireille, c’est pas mon truc.

Bref, c’est marrant de voir ça. Je me demande comment on peut être fan de Star Trek. Ça craint tout de même. Des épisodes de la série gonflés pour le cinéma, un peu comme s’il y avait eu un film Columbo. Aucune rencontre de personnages, aucune présentation… ce qui est tout de même souvent l’intérêt d’un film… Le cinéma, c’est comme se rendre à un rencard, le plaisir, il est de découvrir des têtes nouvelles, se jauger, les jauger, se laisser entraîner… Star Trek, ce serait plutôt avoir rendez-vous avec son ex-femme, bien sûr que ça papote, on va pas faire autre chose.

L’année prochaine va sortir un autre épisode (je viens de me réveiller d’un long sommeil cryogénique). D’après ce que j’ai compris ce sera le tout début de l’histoire. Espérons que ça sera mieux fichu que ça. Déjà on devrait échapper au capitaine Kirk…

« Kirk mit ses mains derrière son dos, fit hum, hum… puis : « Sulu, passez en visuel sur l’écran central — Ah, ah ! Capitaine Kirk ! comme on se retrouve ! vous ne vous attentiez pas à ça ! — Oh zut ! Kahan ! je ne m’attendais pas à ça non plus ! — Votre bouclier astronomique est hors service, capitaine, je vous laisse une minute pour trouver une solution et vous enfuir ! — Euh, et pourquoi vous ne nous tuez pas tout simplement tout de suite ?! — Ah, ah, c’est à Spock qu’il faut poser la question, lui pour qui aucune logique ne demeure inviolée ! — Oh là, dis donc, ce ne serait pas l’amiral Lim qui écrirait vos lignes de dialogues à vous… — Capitaine ?! — Oui, Spock. — Ce que vous venez de dire n’est absolument pas logique. — Ah, ah, votre temps est écoulé, mourrez ! Rayons hilarant — Ah, ah, ah, ah ! — Ah, ah, ah !… ?! ?! Spock vous ne riez pas ?! — Non, je suis Spock. — Oh chouette, vous m’avez passé l’envie de rire. Kahan, votre rayon n’a aucun effet sur nous ! — Ah, ah, mon intelligence avait déjà tout prévu ! C’est pourquoi je vous envoie un missile spocknick : feu ! — Un rayon quoi ?! — Capitaine ? — Spock ?! — Je ne vous l’ai jamais avoué, mais comment vous le dire ?… je crois que je vous aime. — TOUCHÉ ! »

Un préquelle pour savoir comment Kirk est arrivé à sauver Spock des bras cryogéniques de Morphée, ça vaudrait le détour, probablement.

Il s’mock de moi !