Billy Wilder

crédit Billy Wilder

Classement :

10/10

  • Boulevard du Crépuscule (1950)
  • La Garçonnière (1960)
  • Certains l’aiment chaud (1959)

9/10

  • Uniformes et Jupon court (1942)
  • Témoin à charge (1957)
  • Ariane (1957)
  • Embrasse-moi, idiot ! (1964)
  • Irma la Douce (1963)
  • 7 Ans de réflexion (1955)

8/10

  • Spéciale Première (1974)
  • Les Cinq Secrets du désert (1943)
  • Le Gouffre aux chimères (1951)
  • Un, deux, trois (1961)

7/10

  • Fedora (1978)
  • Sabrina (1954)
  • Stalag 17 (1953)
  • Assurance sur la mort (1944)

6/10

  • La Grande Combine (1966)
  • La Scandaleuse de Berlin (1948)
  • La Valse de l’empereur (1948)
  • Avanti! (1972)
  • L’Odyssée de Charles Lindbergh (1957)
  • Le Poison (1945)
  • La Vie privée de Sherlock Holmes (1970)

5/10

  • Buddy Buddy (1981)

4/10

  • Mauvaise Graine (1934)

3/10

Films commentés (courts articles) :

 

notes simples :

Les Cinq Secrets du désert

Gentlemen, une dernière question. – Quel genre de femme serait pour vous l’Égypte ? – Ne prenez pas la Mouche ce serait pas du tout mon TYP…

Le Gouffre aux chimères

Comédie de travestissement, toujours. Mais cette fois de la vérité. Un cynisme froid réchauffé sur le tard par le génie de deux hommes (Wilder et Douglas). Ça patine toutefois dans le ventre mou de l’histoire, faute à une intrigue forcément statique et un poil répétitive. Et c’est vrai que l’attaque est tellement acide (les journalistes et leur public, donc nous, prennent bien une tonne de gravats sur la tête) qu’elle n’est guère plaisante. L’insuccès du film est ainsi compréhensible.

Sabrina

L’histoire est très agréable du début jusqu’à la fin, pas une séquence n’est inutile, l’évolution est parfaite : c’est un conte populaire et romantique. La mise en scène de Wilder est intelligente par sa sobriété ; les meilleures mises en scène sont celles qui ne se font pas remarquer. Et le jeu est absolument resplendissant : la personnalité d’Audrey Hepburn comme toujours est réjouissante, attachante — bref, on l’admire et on l’aime.

Les situations sont comme il faut : rares, épatantes, extraordinaires, construites, cocasses, mais toujours avec simplicité, authenticité et humilité, comme la fin avec l’histoire du chapeau. Il n’y a jamais de romantisme lyrique et exacerbé. C’est la simplicité du génie qui le rend efficace, non lourd ou antipathique.

Billy Wilder

William Wyler

Classement :

10/10

  • Histoire de détective (1951) 
  • La Rumeur (1961) 

9/10

  • L’Obsédé (1965)
  • Les Plus Belles Années de notre vie (1946)
  • Ben-Hur (1959)

8/10

  • Funny Girl (1968) 
  • Far West / Hell’s Heroes (1929)
  • Le Vandale (1936) 
  • Counsellor-at-Law (1933)
  • Ils étaient trois (1936) 
  • Le Piège d’amour (1929) 

7/10

  • La Maison des otages (1955)
  • Dead End (1937) 
  • Dodsworth (1936) 
  • Madame Miniver (1942)
  • L’Héritière (1949)
  • L’Insoumise (1938)
  • Les Hauts de Hurlevent (1939) 
  • The Good Fairy (1935)
  • Le Memphis Belle (1944)
  • Le Gai Mensonge (1935) 

6/10

  • La Loi du Seigneur (1956)
  • La Lettre (1940)
  • Les Grands Espaces (1958)
  • Comment voler un million de dollars (1966)
  • Ville sans loi (1935)
  • Vacances romaines (1953)
  • Un amour désespéré (1952) 
  • L’École du courage (1930)
  • A House Divided (1932)

5/10

  • On n’achète pas le silence (1970) 
  • Le Cavalier du désert (1940)
  • La Vipère (1941)
  • Blazing Days (1927)
  • Thunder Riders (1928)
  • The Storm (1930)

4/10

3/10

  • Shooting Straight (1927)

Films commentés (articles) :

Films commentés (courts articles) :



Commentaires simples :

The Storm (1930)

L’amitié, c’est comme un ciel bleu avant l’orage : on croit que ça va durer éternellement, et le coup de foudre frappe deux fois… au cœur.

L’École du courage / The Shakedown (1929)

Tous les ingrédients du champion pour faire un bon film de famille. D’ailleurs, ça ressemble à s’y méprendre au Champion de Vidor (1931). C’est bien foutu, rien à redire de la sauce classique du vieux Billy, mais la recette paraît déjà éculée voire franchement forcée, avec un boxeur foireux sur le chemin de la rédemption grâce à un mioche qu’il recueille et une femme forcément aimante comme une sainte… Comme dans Rocky, qui gagne à la fin ? Les larmes.

Le Grand Avocat (1938)

Tragi-comédie à la limite de la bipolarité. Rythme haletant montant quatre à quatre l’échelle du surmenage. Pas Detective Story, Boss Story. Y a des happy ends pour lesquels il faut tout de même se réjouir. On a vu la tragédie de si près qu’autant y renoncer et nous filer la version positive. Le frère Barrymore est exceptionnel.

Réponse :



Lien externe :

William Wyler sur IMDb


William Wyler

William A. Wellman

Classement  :

10/10

  • L’Étrange Incident (1943) 

9/10

  • Beau Geste (1939)
  • Convoi de femmes (1951)

8/10

  • Bastogne (1949)
  • L’Ange blanc  (1931)
  • Les Mendiants de la vie (1928)
  • Track of the Cat (1954)

7/10

  • Les Ailes (1927)
  • L’Ennemi public (1931) 
  • Une étoile est née (1937)
  • La Ville abandonnée (1948) 
  • Aventure dans le grand Nord (1953)
  • Les Enfants de la crise (1933)

6/10

  • La Joyeuse Suicidée (1937)
  • Safe in Hell (1931)
  • Au-delà du Missouri (1951) 
  • Héros à vendre (1933)
  • Les Forçats de la gloire (1945)
  • Roxie Hart (1942)

5/10

  • Lady of Burlesque (1943)

4/10

  • The Boob (1926)

3/10

Films commentés (articles) :

Simples notes : 

Lady of Burlesque, William A. Wellman (1943)

Greta Garbo rit, logiquement, Barbara Stanwyck… smurfe. En dehors de cette étrangeté, un film de coulisses qui hésite entre les numéros de music-hall et le whodunit abracadrabantesque. Une fois que ce dernier l’emporte, on n’y comprend plus rien. Agatha Christie s’en retourne encore dans sa tombe. J’attends la battle de smurf avec Barbara pendant que Greta se marre…

(Note au traducteur de la Cinémathèque : « Burlesque » se traduit plus volontiers par « music-hall ». Un peu comme le « smurf », c’est un faux-ami.)

Roxie Hart (1942)

Jolie histoire, excellente mise en scène et des acteurs précis sous la direction de Wellman, mais rien n’est drôle en fait dans cette farce. Connu pour être un des films préférés de Kubrick, on y retrouve effectivement l’humour pas drôle du cinéaste new-yorkais quand il s’attachera les services de Peter Sellers (acteur, par ailleurs, rarement amusant). Ce serait même difficile à expliquer pourquoi la farce fait pschitt. La proposition de départ ne semble pas tenir la route. Je parle de farce, d’ailleurs, mais peut-être s’agit-il au fond plus d’une satire… Dans un cas comme dans l’autre, la comédie ne pardonne pas. La sauce est toujours difficile à prendre, et souvent, impossible de déterminer ce qui déraille…

Les Enfants de la crise (1933)

Le code nous aura privés de ce genre de films, réalistes, assez clairs politiquement concernant l’état de la société en pleine Grande Dépression… Et quand on y songe, encore une fois, l’Amérique aurait tout aussi bien pu, comme l’Allemagne, tomber dans le fascisme. Ce n’était que partie remise. Un peu moins d’un siècle plus tard, on y est. Les belles rencontres auxquelles nos trois protagonistes ont encore droit (toutes des figures d’autorités) seraient aujourd’hui des figures de l’autoritarisme : un policier chargé de trier les clandestins à l’arrivée à Chicago et se montrant plus que compréhensif, un juge qui décide de mettre un terme à l’errance des trois adolescents en leur apportant enfin toute l’aide dont ils ont besoin. L’Amérique était en crise, mais elle s’est vite redressée grâce à une politique de l’investissement que partout, aujourd’hui, les pays tentés par l’illébéralisme se refusent à appliquer pour en continuer une autre qui profite aux plus grandes fortunes. L’Amérique était en crise, l’Europe était malade de trop de haine. Mais l’Amérique, cette fois, n’y échappe pas. Nous non plus, d’ailleurs. Les motifs d’espoir, parfaitement justifiés, présents dans le film passeraient pour être peu crédibles dans la société actuelle. Peut-être qu’ils l’étaient également à l’époque d’ailleurs. Vidor réalisera l’année suivante un film dans la même tonalité humaniste : Notre pain quotidien. Et j’aurais les mêmes réserves. Je préfère quand le spectateur se retrouve acculé face à un constat terrible et injuste l’obligeant, lui, à se révolter. Lorsque c’est le cinéma qui illustre ce champ des possibles, qui montre la lumière derrière le brouillard qui nous étouffe, on se dit peut-être un peu trop que tout ira pour le mieux. Et l’on ressort de la salle ramolli. Mais l’espoir, il est sur pellicule ; la vraie vie, elle, continue d’être révoltante et l’on ne la voit plus.

Merci à Billy de nous avoir privés, lui, du talent de la demoiselle : il se mariera l’année suivante avec elle et l’on ne la verra plus claquer des talons et plisser du nez à l’écran.

Les Forçats de la gloire (1945)

Film typique d’un grand cinéaste sans réel intérêt, sinon purement descriptif. Wellman fait un excellent travail pour donner corps à ces chroniques de guerre. Mais le récit ne contient aucun enjeu d’importance, n’oppose vraiment aucun personnage. C’est bien Wellman qui mâche tout le travail : des échanges de regards, des contrechamps à foison, des dialogues pour ambiancer et identifier les personnages, des acteurs justes (autant qu’ils pouvaient l’être avant l’intégration de la method), des décors illustrant ce qu’il faut pour que l’on y croie. Les événements montrés n’arrivent pas à la hauteur de tous les moyens déployés et l’on se désintéresse très vite du classique jeu d’élimination. Les meilleurs films de guerre ont tous un message fort à faire passer. Et les bons sujets en temps de guerre ne manquent pas. Il y a fort à parier que ces forçats de la gloire trouvent un meilleur hommage à travers ces autres grands films du genre dans lesquels ils ne tiennent peut-être pas les premiers rôles, mais dans lesquels on peut les y voir participer à un sujet vaguement plus enthousiasmant qu’une pâle chronique de leurs conditions de vie.

Track of the Cat (1954)

Savoureux mélange entre La Chatte sur un toit brûlant et Alien. Qu’est-ce qui faisait la réussite du premier Alien ? Le fait que l’on y voyait très peu l’alien. Comme pour Les Dents de la mer. Toutes ces histoires fuient en réalité les monstres parce qu’elles sont à la recherche des « aliens » qui sont en nous. Mitchum peut donc partir si ça lui chante traquer une panthère noire hypothétique, pendant que le chat n’est pas là, les souris se déchirent. Dans Alien ou dans Les Dents de la mer, c’est un équipage qui s’écharpe alors que la mer gronde et que le monstre rôde. Ici, comme chez Tennessee Williams, ce sont les familles qui s’entre-dévorent.

Les productions Alien se perdent depuis des années à mettre au centre de leurs récits l’alien, reproduisant ainsi à l’infini l’erreur de James Cameron. Elles seraient bien avisées d’adapter dans son univers Track of the Cat. Les meilleurs westerns sont des huis clos ou presque (L’Étrange Incident, Johnny Guitare, L’Attaque de la malle-poste, Rio Bravo, etc.), la science-fiction devrait y revenir. Le spectateur n’a pas besoin de grands espaces en papier mâché numérique, mais d’imagination. Revenir à l’essentiel. (En revanche, une telle adaptation réclamerait d’y supprimer la morale viriliste de son dernier segment. Spoiler : l’homme timide devient un homme, un vrai, en tuant la bête…)

Héros à vendre, (1933)

C’est beau comme du Preston Sturges, sauf que je n’aime pas quand c’est beau comme du Preston Sturges. Les détours et les retournements de fortune (même possible en période de Grande Dépression) ont le parfum et la concision des mélodrames du muet. Le parti pris humaniste, ni « rouge », ni « conservateur » a encore la saveur du précode. Mais si le mélo a fini par être démodé, c’est bien que le cinéma parlant allait vite ne plus pouvoir avoir recours à de tels procédés sans y mettre les moyens. Et à moins d’avoir une forme de pureté comme Fury, je vois mal comment une telle approche aurait pu continuer à convaincre le spectateur (le code Hays réclamera de toute façon une forme de retenue dans l’évocation de la misère). 

Le film prend quelques accents actuels quand des policiers font la chasse au leader de grève, aux communistes ou aux travailleurs immigrés (ils ne sont ici pas latinos, mais italiens). On a oublié que le pays aurait pu tout aussi bien se passer de New Deal et prendre le même virage que l’Allemagne. Ce n’est que partie remise…, le pays sombre chaque jour un peu plus dans le fascisme…

J’ai un petit faible pour Aline MacMahon. La véritable vedette du film, c’est bien elle.

William A. Wellman

Elia Kazan

crédit Elia Kazan

Classement :

10/10

  • Un tramway nommé désir (1951)
  • Un homme dans la foule (1957)

9/10

  • Les Visiteurs (1972)
  • America, America (1963) 
  • La Poupée de chair (1956)
  • À l’est d’Eden (1955)
  • Le Lys de Brooklyn (1945)

8/10

  • L’Arrangement (1969)

7/10

  • Le Dernier Nabab (1976)
  • La Fièvre dans le sang (1961) 
  • Le Fleuve sauvage (1960)
  • Sur les quais (1954)
  • Man on a Tightrope (1953) 
  • L’Héritage de la chair (1949)

6/10

  • Viva Zapata! (1952)
  • Panique dans la rue (1950)
  • Boomerang (1947)

5/10

  • Le Mur invisible (1947) 
  • Le Maître de la prairie (1947)

Films commentés (articles) :

Court commentaire :


Elia Kazan

Allan Dwan

 

10/10

9/10

  • La Femme qui faillit être lynchée (1953)

8/10

  • Deux Rouquines dans la bagarre (1956)
  • Quatre Étranges Cavaliers (1954) *
  • Le mariage est pour demain (1955)

7/10

  • Surrender (1950)
  • Douglas le nouveau D’Artagnan (1917)
  • The Good Bad-Man (1916)
  • Le Métis / The Half-Breed (1916)

6/10

  • La Belle du Montana (1951) *

5/10

*Films commentés (articles) :



Allan Dwan

King Vidor

King_Vidor_Film_Daily_1919

 
Mon classement :

10/10

  • Mirages / Show People (1928)

9/10

  • Le Rebelle (1949) * (note rabaissée depuis)
  • Halleluyah (1929) *

8/10

  • Soir de noces (1935)
  • Scène de la rue (1931)
  • L’Île de la terreur (1924)
  • Peg de mon cœur (1922)

7/10

  • La Foule (1928)
  • La Grande Parade (1925)
  • Stella Dallas (1937) *
  • Le Champion (1931) *
  • Duel au soleil (1946)
  • La Garce (1949)
  • L’Oiseau de paradis (1932)7/10*
  • La Furie du désir (1952)
  • H.M. Pulham, Esq. / Souvenirs (1941) **
  • Love Never Dies (1921)
  • Notre pain quotidien (1934) **

6/10

  • Le Grand Passage (1940)
  • Salomon et la reine de Saba (1959)
  • L’Homme qui n’a pas d’étoile (1955) *
  • La Citadelle (1938)
  • The Metaphor (1980 Documentary)
  • Camarade X (1940)
  • Le Magicien d’Oz (1939) (non crédité)
  • Bardelys le magnifique (1926)
  • Guerre et Paix (1956) *

5/10

  • La Folle Enquête (1948)
  • Le Retour de l’étranger (1933)

*Films commentés (articles) :

*Films commentés (articles) :

**Films commentés (courts articles) :


Listes :


King Vidor

George Lucas

crédit George Lucas

Classement (réalisations seulement) :

10/10

  • La Guerre des étoiles (1977)
  • Star Wars : Épisode III – La Revanche des Sith (2005)
  • THX 1138 (1971)

9/10

  • Star Wars : Épisode II – L’Attaque des clones (2002)

8/10

7/10

  • American Graffiti (1973)
  • Star Wars : Épisode I – La Menace fantôme (1999)

Films Star Wars commentés (articles) :

Autres articles :

George Lucas

Frank Borzage

Classement  :

10/10

9/10

  • L’Isolé (1929)
  • L’Heure suprême (1927)
  • L’Adieu au drapeau (1932)

8/10

  • La Tempête qui tue (1940) 
  • Street Angel (1928)
  • Le Fils du pendu (1948) 
  • La Femme au corbeau (1929)

7/10

  • Trois Camarades (1938)

6/10

  • History Is Made at Night (1937) 
  • Désir (1936)
  • Pavillon noir (1945)
  • Le Cargo maudit (1940)

5/10

  • Till We Meet Again (1944)

4/10

  • L’Ensorceleuse (1938)

3/10

Films commentés (articles) :

simples notes :

History Is Made at Night, Frank Borzage (1937)

Les bonnes recettes de la comédie romantique d’antan jusqu’à cette touche finale désastreuse, mélodramatique, avançant tel un paquebot hurlant dans la nuit brumeuse.

Quoique, avant l’échouage de l’engin sur un glacier, la ficelle criminelle nouée par le mari éconduit était déjà bien grosse…

Bref, la recette principale du film, ça reste ses acteurs formidables, même si leurs scènes en commun ne sont pas assez nombreuses : Jean Arthur & Charles Boyer.


Frank Borzage

Michael Curtiz

Filmographie et classement :

10/10

9/10

  • Casablanca (1942)
  • Les Anges aux figures sales (1938)
  • Le crime était presque parfait (1947)

8/10

  • La Cuisine des anges (1955)

7/10

  • Le Roman de Mildred Pierce (1945) 
  • L’Aigle des mers (1940)
  • La Glorieuse Parade (1942)
  • Capitaine Blood (1935)
  • Le Vaisseau fantôme (1941)
  • Les Conquérants (1939)
  • Boulevard des passions (1949)
  • La Piste de Santa Fé (1940)

6/10

  • Les Aventures de Robin des Bois (1938)
  • Mon père et nous (1947)
  • La Charge de la brigade légère (1936)
  • L’Égyptien (1954)
  • Le Roi du tabac (1950)
  • Anthony Adverse (1936)
  • Agent britannique (1934)

5/10

  • Noël blanc (1954)

Films commentés (articles) :


Simples notes : 

Entrée dans The Hollywood Rush : Michael Curtiz : 

Né Kertész Kaminer Manó à Budapest (Empire austro-hongrois) en 1886. Prolifique réalisateur basé d’abord à Budapest pendant la guerre, il passe brièvement par le Danemark et continue à travailler en Autriche au moment des troubles en Hongrie (proclamation d’une république soviétique, intervention franco-roumaine, instauration de la monarchie et terreur blanche avec notamment une chasse aux juifs).

Impressionnée par son Sodom und Gomorrha, la Warner le fait traverser l’Atlantique en 1926. Il lui restera fidèle pratiquement pendant toute sa carrière.

Deux autres réalisateurs hongrois ont fui Budapest à cette époque : Alexander Korda, qui continuera sa carrière principalement en France et en Angleterre, et Paul Fejos, qui finira pas immigrer vers les États-Unis et aura une brève carrière à Hollywood, tout comme László Benedek.

Michael Curtiz

Anthony Mann

Filmographie et classement :

10/10

9/10

  • Côte 465 (1957) 

8/10

  • La Brigade du suicide (1947) 
  • Incident de frontière (1949)

7/10

  • Winchester 73 (1950)
  • L’Homme de la plaine (1955)
  • L’Appât (1953)
  • Du sang dans le désert (1957)
  • L’Homme de l’Ouest (1958)
  • The Tall Target / Le Grand Attentat (1951) 
  • La Porte du diable (1950)
  • Les Furies (1950)
  • Il marchait la nuit (1948)

6/10

  • Les Affameurs (1952)
  • Le Cid (1961)
  • Quo Vadis (1951)
  • Je suis un aventurier (1954)
  • La Chute de l’Empire romain (1964)
  • La Charge des tuniques bleues (1955)
  • Marché de brutes (1948)
  • L’Engrenage fatal (1947)
  • Le Livre noir (1949)

5/10

  • Romance inachevée (1954) 
  • La Rue de la mort (1950)
  • La Ruée vers l’Ouest (1960) 

Films commentés (articles) :

Simples notes : 

Le Livre noir (1949)

Mélange étonnant de noir, de film historique, d’espionnage et, comme toujours à Hollywood, de romance (voire de western, à la fin). L’alliance est assez réussie, et il faut saluer les efforts d’inventivité, mais film noir rime aussi souvent avec série B. C’est pas mal du tout si l’on considère les limites budgétaires du machin, mais ce sont justement aussi ces limites qui empêchent le film de réellement décoller. Quelques audaces de mises en scène (surtout au début), propres aux noirs de Mann, et qu’il cessera d’employer en tombant dans le classicisme des westerns. Richard Basehart en Robespierre, ça vaut aussi le coup d’œil.

Il marchait la nuit (1948)

Pas mal du tout pour un noir sans grandes prétentions sinon à parfaitement servir la soupe à la police. On y retrouve un petit côté Dirty Harry sans (code Hays oblige) l’inspecteur Harry. Les criminels solitaires abondent dans les films noirs, voire les séries B de cette époque, mais ils sont presque toujours dépeints comme des psychopathes ou des personnages antipathiques. Le fait que le film relate (c’est en tout cas ce qu’il prétend) une histoire vraie pousse sans doute les studios à accepter de coller à la réalité (le criminel est présenté sous un jour plus ou moins flatteur : une sorte de génie). La performance de l’excellent Richard Basehart (l’un des frères Karamazov dans l’adaptation de Richard Brooks) va d’ailleurs dans ce sens : l’acteur ne force pas trop le trait (de la caricature maléfique du meurtrier) et en fait un être presque quelconque et charmant (on insiste beaucoup sur ses failles au début du film). Annonce la vague de films sur des criminels solitaires des années 70.

L’Engrenage fatal (1947)

La même année que T-Men, on retrouve le joli minois (sorte de Janet Jackson blonde) de Jane Randolph (images du phénomène dans le commentaire sur T-Men). Elle est malheureusement beaucoup moins crédible en idiote qu’en femme fatale. Pas une question d’emploi, mais bien de talent. Jane n’est pas très douée. Elle l’aurait été, avec un physique pareil, elle serait devenue une star. Les autres acteurs s’en sortent légèrement mieux (sauf le chef mafieux amateur d’Oscar Wilde qui est vraiment pitoyable), pour une série B. Et pour le reste, un noir tout ce qu’il y a d’anodin. Un faux coupable idéal, tellement parfait qu’on préfère l’oublier à toute vitesse derrière les barreaux. Une sœur forcément dévouée au petit chef de famille capable de défier les malfrats et leurs méchantes balles. Et des flics, au début, à côté de leur plaque. On se demande comment un cerveau ayant imaginé un coup aussi bien ficelé arrive à être si peu précautionneux au point d’apparaître très vite comme un coupable de substitution idéal, mais ça, c’est le code Hays, il faut toujours que les criminels soient trahis par leur bêtise, et… soient méchamment exécutés à la fin (la justice, c’est pour les cols blancs ou les innocents, pas les criminels ; eux, la morale exige qu’ils soient malencontreusement assassinés par le gentil flic de l’histoire : refus d’obtempérer, dirait-on de nos jours). Il y a une idylle en plus de l’enquête criminelle, on s’en serait douté. Voilà, rien de fabuleux. On enchaînait les films noirs à l’époque, on « broyait du noir », et celui-ci n’est ni le plus mauvais ni le meilleur du lot. Circulez.

Les Furies (1950)

Jolie production comparée à La Porte du diable sorti la même année. J’aurais toujours un petit faible pour les intérieurs composés avec des éléments denses remplissant l’espace. La photo est magnifique quand bien même on aurait pu se passer des nuits américaines. Le casting surtout est au poil : Barbara Stanwyck, Wendell Corey, Walter Huston et Judith Anderson. Wendell Corey, sans doute plus habitué aux personnages dangereux, excelle dans sa partition (pas de cils, yeux clairs, grand front, pas sûr que ça aide à l’écran). Tout pourrait être parfait, sauf que les histoires d’ambition et de lutte de pouvoir familiale, les guerres de territoires, cela ne m’a jamais bien transcendé. Au final, tous les personnages sont antipathiques ; on frôle peut-être la satire, mais j’avoue qu’il manque un petit quelque chose capable de m’enthousiasmer… Au mieux, on peut y voir une critique de la propriété privée (avec un sujet qui court également dans La Porte du diable, voire dans Winchester 73, celui de l’appropriation des terres par des Blancs).

La Porte du diable (1950)

Deuxième western pour Tony juste après Winchester 73. Une fois n’est pas coutume : louons le travail du scénariste (Guy Trosper) pour cette histoire pleine d’humanité qui met l’Amérique face à ses démons (le génocide des autochtones amérindiens). Pour le reste, ce n’est guère brillant. Je me rappelle une forme assez classique dans Winchester 73 ; or ici, à mon goût, Mann s’amuse un peu trop avec la profondeur de champ comme il avait pu le faire, de mémoire, dans certaines séquences d’Incident à la frontière. Ce ne serait pas aussi pénible si sa direction d’acteurs était parfaite, mais c’est loin d’être le cas. Robert Taylor (si on accepte d’omettre l’idée qu’il n’a rien d’un Amérindien) est trop vieux pour le rôle. L’acteur a surtout l’air complètement perdu dans certaines séquences, ce qui laisserait penser que Mann ne l’a pas suffisamment dirigé en lui rappelant le sens ou le style qu’il voulait donner à la situation. On le voit ainsi reproduire des attitudes qui ne correspondent parfois pas totalement à la situation, et comme on sent encore qu’il s’agit d’un acteur de la vieille école, on peine à y croire. C’est même peut-être pourquoi je n’ai jamais apprécié les westerns de Mann : bien qu’il s’amuse ici quelques fois trop avec la profondeur de champ, sa mise en place générale d’un classicisme rigide et ennuyeux n’a rien de suffisamment transcendant pour en faire des chefs-d’œuvre. Qu’il fasse des films noirs ou des films de guerre, Mann donnera toujours l’impression d’être perdu dans les années 40.

Anthony Mann