Rue sans issue, William Wyler (1937)

La rue meurt

Dead EndAnnée : 1937

Vu en janvier 2010

Réalisation :

William Wyler

7/10  IMDb

Assez déçu. Un peu court. Le thème est intéressant, mais on n’a pas le temps de s’identifier aux personnages et à l’action.

L’histoire se déroule à New York, dans un quartier où les riches habitations empiètent sur les vieux quartiers miséreux. Baby face, un mafieux qui y a grandi y revient nostalgique de son premier amour, pendant qu’on suit la vie de Bohème de quatre ou cinq mômes qu’on appellera plus tard les Dead end kids et qu’on retrouvera dans plusieurs films de la Warner (Crime School[1], Les Anges aux figures sales, Je suis un criminel[2]).

Huis clos avec une écriture théâtrale (le film est adapté, il me semble), on ne sort finalement jamais des ces décors de « fin de rue ». Ça fait très chronique, parce qu’on suit trois groupes de personnages qui n’ont pas forcément de rapport entre eux sinon que leurs histoires se télescopent dans une même unité spatiale. Bogart meurt un peu tôt, (pas encore la star qu’il deviendra par la suite).

Un film à voir tout de même, ça reste du Wyler. Ces décors sont magnifiques. Et on ne peut pas résister au sourire avenant et aux yeux humides de Sylvia Sidney.


[1] Crime School

[2] Je suis un criminel