Courant chaud, Kôzaburô Yoshimura (1939)

Courant chaud

Danryu
Année : 1939

Réalisation :

Kôzaburô Yoshimura

Avec :

Shin Saburi
Mitsuko Mito
Mieko Takamine

8/10 IMDb

Listes :

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Limeko – Japanese films

Déjà oublié ce qu’ont pu en dire Tadao Sato et Donald Richie, mais on pourrait avoir affaire ici à un des tous premiers shomingeki ayant à la fois inspiré le style de Naruse et d’Ozu. En dehors d’un montage un peu chaotique (Yoshimura proposera à nouveau quelques effets de style superflus dans Le Bal de la famille Anjo juste après-guerre), on est tout à fait dans le ton des films de ces deux réalisateurs : des histoires de cœur qui se règlent autour d’une tasse de thé, dans un salon, un restaurant ou ailleurs.

Deux femmes sont amoureuses d’un même homme. Celui-ci ignore la première dont l’amour lui saute aux yeux. Il fait des avances à la seconde qui feint le désintérêt et le pousse dans les bras de son amie. L’homme se résout à proposer une demande à la première, qui accepte, et la seconde avoue enfin son amour à l’intéressé, le tout s’achevant romantiquement sur la plage entre les deux amants impossibles…

Quand il n’y a pas d’amour, c’est plus tragique, mais c’est peut-être moins photogénique aussi, alors on montre ces idiots d’amoureux qui ont le terrible choix entre deux femmes, et qui, dans le meilleur des cas (attention la moralité) peuvent garder l’une comme femme. L’autre bien sûr comme maîtresse. Quelle tragédie… être pris entre deux femmes !…