Georges Franju

Classement : 

 

8/10

  • Thérèse Desqueyroux (1962) 
  • Le Sang des bêtes (1949)

7/10

6/10

  • Les Yeux sans visage (1960)

5/10

  • Hôtel des Invalides (1952)
  • Thomas l’imposteur (1965) *

4/10

 

3/10

  • Judex (1963) *

*Films commentés (articles) :

Georges Franju

Claire Denis

crédit Claire Denis

Classement :

8/10

  • Chocolat (1988) *

7/10

  • Vendredi soir (2002) *

6/10

  • US Go Home (1994)
  • Nénette et Boni (1996) *
  • Man No Run (1989)

5/10

  • 35 Rhums (2008)

4/10

  • Beau Travail (1999)
  • S’en fout la mort (1990)

3/10

  • Les Salauds (2013)
  • White Material (2009)
  • L’Intrus (2004) *

2/10

  • High Life (2018)

1/10

  • Trouble Every Day (2001) **

*Films commentés (articles) :

**Simples notes :
Trouble Every Day
Irréversible à l’endroit. Denis atteint le summum de la vulgarité lors de la scène du viol. Formidable de voir ça dans un film de femme. La scène de la branlette (minimum syndical pour Gallo) avec un type qui refuse de faire la chose avec sa femme était déjà puissamment vulgaire.

Claire Denis

René Clément

crédit René Clément

Classement : 

8/10

7/10

  • Gervaise (1956) *
  • La Bataille du rail (1946)**
  • Plein soleil (1960)

6/10

  • Soigne ton gauche (1936)
  • Jeux interdits (1952)
  • Paris brûle-t-il ? (1966)

5/10

  • Les Maudits (1947)
  • Le Passager de la pluie (1970)
  • Quelle joie de vivre (1961)
  • Barrage contre le Pacifique (1957)
  • Monsieur Ripois (1954) **

4/10

 

3/10

  • Les Félins (1964)

*Film commenté (article prépubère) :

**notes simples :

La Bataille du rail (1946)

Regardez-moi cette bande de privilégiés bouter les Fritz hors de France !

Monsieur Ripois (1954)

Difficile de s’attacher à un personnage aussi antipathique. Dommage, les acteurs sont parfaits.

René Clément

Andreï Tarkovski

crédit Тарковский
Classement :

10/10

  • Andreï Roublev (1966) 
  • L’Enfance d’Ivan (1962)
  • Le Miroir (1975) 
  • Solaris (1972)

9/10

  • Le Rouleau compresseur et le violon (1961)

8/10

  • Nostalghia (1983)

7/10

  • Stalker (1979) 

6/10

  • Le Sacrifice (1986)

5/10

4/10

3/10

  • Tempo di viaggio

Film commenté (article) :

Films commentés (courts articles) :

Citations commentées :


Listes :


Le Miroir, Andreï Tarkovski 1975 | Zerkalo Mosfilm

Andreï Tarkovski

Grigori Kozintsev

Classement : 

10/10

9/10

  • La Nouvelle Babylone (1929) (avec Leonid Trauberg) *

8/10

  • Le Roi Lear (1970) (avec Iosif Shapiro)
  • Hamlet (1964)
  • La Jeunesse de Maxime (1935) (avec Leonid Trauberg) *

7/10

6/10

5/10

  • Don Quichotte (1957)
  • La Roue du diable (1926) (avec Leonid Trauberg)

*Films commentés (articles) :

Grigori Kozintsev

Grigori Tchoukhraï

Grigoriy Chukhray

Classement : 

10/10

9/10

  • Le Quarante et Unième (1956) *

8/10

  • La Ballade du soldat (1959)

7/10

6/10

5/10

*Films commentés (articles) :


Listes :


Le Quarante et Unième, Grigori Tchoukhraï (1956) Mosfilm

Grigori Tchoukhraï

Ingmar Bergman

Classement  :

10/10

  • Cris et Chuchotements (1972)
  • La Source (1960) 

9/10

  • Rêve de femmes (1955) 
  • Persona (1966)
  • Le Visage (1958) 
  • Crise (1946)
  • Sourires d’une nuit d’été (1955)
  • Jeux d’été (1951)

8/10

  • Face à face (1976) 
  • Au seuil de la vie (1958) 
  • Vers la joie (1950) 
  • L’Attente des femmes (1952) 
  • La Honte (1968)
  • Une leçon d’amour (1954) 

7/10

  • The Making of Fanny and Alexander (1984)
  • Les Fraises sauvages (1957)
  • La Nuit des forains (1953) 
  • L’Heure du loup (1968)
  • Fanny et Alexandre (1982)
  • La Flûte enchantée (1975)
  • Le Silence (1963)
  • L’Œil du diable (1960)
  • Monika (1953)
  • Musique dans les ténèbres (1948) 

6/10

  • L’Œuf du serpent (1977)
  • Il pleut sur notre amour (1946)
  • Sonate d’automne (1978)
  • Le Rite (1969)
  • La Prison (1949) 
  • Les Meilleures Intentions (1992, scénario)
  • Après la répétition (1984)
  • Scènes de la vie conjugale (1973)
  • Les Communiants (1963)
  • Le Septième Sceau (1957)
  • À travers le miroir (1961)
  • La Fontaine d’Aréthuse (1949)
  • Ville portuaire (1948)
  • L’Éternel Mirage (1947)
  • Saraband (2003) 

5/10

  • De la vie des marionnettes (1980)
  • Toutes ses femmes (1964) 
  • Le Lien (1971) 
  • Une passion (1969)
  • En présence d’un clown (1997)

Films commentés (articles) :

Films commentés (articles) :

Films commentés (courts articles) :


Listes :

Simples notes :

Face à Face (1971)

À votre prochaine tentative de suicide ratée, exigez qu’Ingmar Bergman vienne à votre chevet vous raconter quelques histoires pour égayer votre réveil. Éventuels effets secondaires passagers : folie et hallucinations.

Autrement la marque du génie : l’alliance du tragique et du comique.

Toutes ses femmes (1964)

D’habitude brillant, Bergman s’essaie seIl pleupt fois au coloré. 7 femmes. Sept fois de trop.

Saraband (2003)

Vieillir pour certains cinéastes, ça consiste à construire des maisons de poupées. L’écriture arthritique et à bout de souffle de Bergman fait peine à voir.

Rêves de femmes (1955)

Une saveur qui n’est pas sans rappeler les films de Fassbinder. Le croisement de deux destins, celui d’une photographe de mode et son modèle, concentrés en quelques heures. Une entrée en matière admirable, pleine de tension et d’humour. L’humour d’ailleurs qu’on retrouve jusqu’à la fin avec le retour inattendu de l’amant dans la scène clé du film (du côté de la photographe)… Bergman semblait avoir assuré le coup en proposant cette fin avec un plan venant après un long plan séquence intense et bavard (plus facile à couper si l’humour ne marchait pas).

Musique dans les ténèbres (1947)

Mélo aveugle avec l’acteur fétiche du début de carrière de Bergman. L’aveugle qui avait refusé de se lier avec sa petite « aide à domicile », alors jeune, idiote mais amoureuse, viendra finalement la séduire quand, lui, sera tombé un peu plus de l’échelle sociale et, elle, plus mûre… C’est idiot, mais c’est Bergman, et l’exécution est sans failles : placement de caméra, rythme, direction d’acteurs, c’est déjà parfait.

Vers la joie (1950)

Peut-être pas aussi abouti que Jeux d’été disposant des mêmes acteurs, mais dans les petits drames de couple, Bergman est toujours très bon. Il le serait plus s’il se concentrait sur les personnages féminins comme il le fera plus tard. Seul réconfort masculin, la présence de Sjöström (plus de trente ans déjà devant la caméra et toujours ce charme rieur à la Gassman).

Jeux d’été (1951)

C’est frais, c’est beau, c’est du Bergman… Faut donc bien aussi que ça finisse en tragédie. Sans tragédie, pas de souvenirs (ou presque). Et ces premiers Bergman orbitent beaucoup autour de l’idée et des possibilités offertes par ces souvenirs. Le génie ici est de tuer son personnage masculin principal, nous laissant le plus souvent au bras de son héroïne et en en adoptant le point de vue.

La Nuit des forains  (1952)

Je peux comprendre que Bergman ait une faiblesse et un intérêt enfantin pour les lanternes magiques, et par conséquent l’univers du cirque dans son ensemble, mais cet intérêt il peine à me le faire partager ici. C’est comme s’il n’y croyait pas lui-même. Difficile de s’identifier à tous ces personnages de cirque excentriques, sans cesse sur la corde raide, ses seuls personnages intéressants comme d’habitude sont les femmes et les bourgeoises. La présence seule d’Harriet Andersson sauve le film et elle n’y est même pas au centre (elle y est bien plus belle que dans Monika…).

Au seuil de la vie (1958)

Au moment d’adapter le scénario, Bergman m’appelle pour me demander de lui proposer un titre à son film. Il ne retient pas mon « Les Avortons », et se retrouve avec ce titre… parfait.

C’est typiquement du Bergman. Théâtral, donc bavard, structuré autour de trois histoires de femmes. Mais ce n’est pas du Bergman, le cinéaste se « contentant » de mettre cette pièce en images. Sa direction d’acteurs est hors du commun…

Cris et Chuchotements (1972)

Bergman fait du Bergman, comme Fellini peut faire du Fellini, ou Tarkovski faire du Tarkovski. Ces années 70… Quelque chose est frappant ici, c’est la manière dont Bergman laisse libre ses acteurs. Pas dans dans les mouvements mais dans la possibilité de proposer, comme si Bergman leur indiquait un état d’esprit (souvent lié à la solitude de ces sœurs) et qu’il leur demandait de se laisser aller devant la caméra pour voir ce qui pourrait jaillir d’elles. Et malgré de très nombreux excès, c’est toujours dans la retenue. Les cris ne sont jamais qu’étouffés comme l’indique d’une certaine manière le titre. Et ce travail sur les couleurs (unies, comme à la 2001) et les costumes est parmi ce qu’il s’est fait de mieux.

Il pleut sur notre amour (1946)

Early Bergman is not that much Bergman. Il y a un peu trop d’action. Bergman, c’est bien quand c’est statique, avec des personnages avec des quêtes ou des errances intérieures, quand il questionne les tourments et la solitude de chacun, et quand le rythme est lent au point d’y sentir le temps se pendre au bout d’une corde.

Journal d’un cinéphile prépubère :

La Prison (1949)

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Ingmar Bergman

David Lean

Classement  :

10/10

  • Lawrence d’Arabie (1962)
  • Le Docteur Jivago (1965)

9/10

  • La Fille de Ryan (1970)
  • Les Grandes Espérances (1946)
  • Brève Rencontre 1945)

8/10

  • Les Amants passionnés (1949)
  • Chaussure à son pied (1954)
  • Madeleine (1950)

7/10

  • La Route des Indes (1984)
  • Oliver Twist (1948)
  • Le Pont de la rivière Kwaï (1957)

6/10

  • Vacances à Venise (1955)
  • L’esprit s’amuse (1945)

5/10

  • Heureux mortels (1944)

4/10

  • Ceux qui servent en mer (1942)

3/10

Films commentés (articles) :

Simples notes : 

Madeleine (1950)

Qu’est-ce qu’on est loin des adaptations de Noël Coward… Je n’ai plus beaucoup de souvenirs des Amants passionnés ou des Grandes Espérances, mais avec celui-ci et Chaussure à son pied que je viens également de voir, on est à un haut niveau de précision dans la mise en scène, que ce soit dans le travail avec les acteurs (chaque mouvement semble soigneusement décidé, rien de superflu, à la limite parfois de l’inexpressivité pour contrarier les certitudes du spectateur), dans la direction artistique (les reconstitutions du XIXe siècle sont remarquables et tout s’agence bien à l’écran grâce à la profondeur de champ) ou dans les mouvements de caméra, des objectifs, de l’emplacement de la caméra… À croire que Lean se prend soudain pour Welles. Acteurs (tous les acteurs britanniques, à commencer par Ann Todd, sont justes et précis ; je serai moins convaincu par le bellâtre opportuniste français, mais le rôle est difficile à défendre) et équipes techniques arrivent à donner de la substance à une histoire déjà écrite mille fois. Clin d’œil au regard caméra de fin que les critiques des Cahiers ont sans doute oublié quand ils se sont émoustillés du même, jeté dans Monika (il faut dire que « le cinéma britannique n’existe pas »).

Ceux qui servent en mer, (1942)

Propagande de merde. Tous les bons films de guerre sont des films d’anti-guerre. Le désastre de l’esprit de supériorité occidental. « Notre propagande est légitime parce que nous sommes les gentils. » OK, mais il n’y a pas que des héros en temps de guerre, et le cinéma doit dire la vérité, pas des contes de fées. Qu’un film de propagande soit nazi, soviétique, japonais, américain ou ici britannique, on arrive très rarement à s’éloigner des impératifs positivistes implicites ou imposés par un contexte politique et national.

L’esprit s’amuse (1945)

Assez inoffensif. On comprend mieux pourquoi Noël Coward semble jouir d’une grande popularité en Angleterre alors qu’il est pratiquement inconnu de l’autre côté de la Manche. L’esprit est là, certes, manque le génie de ses plus grands compères. Alors peut-être manque-t-on comme chez Audiard ou Guitry un niveau de langue bien particulier, sinon on trouvera dans Ma femme est une sorcière un humour bien plus poilant avec un sujet abordant les mêmes sujets fantaisistes. Je trouverais même presque Coward meilleur acteur qu’il n’est dramaturge. Il ne se débrouillait pas trop mal dans Ceux qui servent en mer. Rex Harrison ici est parfait, mais le film, s’il vaut le détour, vaut uniquement pour la performance corporelle et loufoque de Margaret Rutherford en voyante excentrique.

David Lean