Raymond Bernard

Classement : 

10/10

9/10

8/10

  • Adieu chérie (1946) *
  • Le Joueur d’échec (1927)

7/10

  • Le Jugement de Dieu (1952)
  • Les Croix de bois (1932)

6/10

  • Les Misérables (1934)

5/10

  • Le Cap de l’espérance (1951)

*Films commentés (articles) :

Raymond Bernard

Louis Feuillade

Classement : 

(non exhaustif, sérials et quelques courts)

10/10

9/10

  • Les Vampires (1915) *

8/10

  • Fantômas  (1913)

7/10

  • Barrabas (1919) *
  • Judex (1916)**
  • Bout-de-Zan vole un éléphant (1913)

6/10

 

5/10

  • Vendémiaire (1918) **

4/10

  • L’Homme sans visage (1919)

3/10

 

*Films commentés (articles) :

**Simples notes :
 
Vendemiaire

Propagande antiallemande plutôt lourdaude, flashbacks digressifs sans fin et mélodramatiques. Belle exécution.

À noter un travelling d’accompagnement arrière en plan américain (les mouvements de caméra en dehors des panneau étant inexistants, ça surprend et l’effet est magnifique). Des raccords dans l’axe très bien exécutés, et un découpage efficace. Des intérieurs rares, donc on prend l’air frais du midi.

Judex 

De ce que je me rappelle des précédents serials, celui-ci est mieux maîtrisé dans son découpage, encore qu’on est souvent étonné dans ce domaine. Si l’histoire est pour le moins rocambolesque, avec une flopée de coïncidences heureuses qui ne passeraient plus aujourd’hui (ou pour le Judex hommage de Franju), l’intérêt est à trouver moins dans les personnages de Judex (ou de son frère, particulièrement transparent), que dans le personnage opposant de Musidora, peut-être plus présente encore que dans Les Vampires, et surtout l’incarnation typique (et fantasmé) du mal féminin. La vamp. Les deux personnages humoristiques de la série ne sont pas en reste : Cocantin et môme Réglisse sont d’autres atouts merveilleux pour le film.

Louis Feuillade

Léonide Moguy

Classement : 

10/10

9/10

  • Je t’attendrai (1939) 

8/10

  • Conflit (1938) 

7/10

  • Le Long des trottoirs (1956)

6/10

  • Donnez-moi ma chance (1957) 
  • Sabotage à Damas (1944) 

5/10

  • Bethsabée (1947)

4/10

  • L’Empreinte du dieu (1940)

Films commentés (articles) :

simples notes :

Donnez-moi ma chance, Léonide Moguy (1957)

Moguy parle peut-être plus de notre époque que de la sienne, et bien plus que nombre de films actuels. Des hommes malhonnêtes avec du pouvoir qui profitent des actrices pleines de rêves et d’espoir… Comme un air familier. Michelle Mercier est adorable en petite brune potelée, et Nadine de (future) Rothschild moitié nue et déjà bien comme il faut, pour ceux qui rêvent de voir ce que ça ferait de se retrouver propulsé deux générations avant la sienne pour voir ses ancêtres quand ils n’avaient pas vingt ans…

Action in Arabia / Sabotage à Damas, Léonide Moguy (1944)

Ça pourrait être du Hitchcock ou du Spielberg, mais la faute à quelques coupes étranges sur des acteurs aux réactions semblant presque poussés à jouer n’importe comment, on rate le divertissement parfait. Sans compter qu’avant que l’aventure folle prenne forme dans le désert, les intrigues politiques à l’hôtel international patinent un peu.

Et puis, George Sanders est toujours parfait… dans des seconds rôles, mais je l’imagine mal dans un rôle à la James Bond (journaliste, son personnage aurait plutôt l’habilité d’un agent des services secrets). Il a toujours le mot qu’il faut, la petite astuce pleine de flegme lui servant à se sortir de la catastrophe, mais on peut difficilement trouver un acteur avec si peu le sens de l’urgence. C’est un acteur de salon, pas Cary Grant, capable de sauter du salon, au jardin et dans un avion, le tout avec le peignoir de sa femme sur le dos s’il le faut. Bref, Sanders, c’est James Bond, sans Martini et sans permis de tuer. Qu’il puisse se tirer de situations aussi périlleuses peut laisser sceptique.

Moguy, malgré ces quelques écarts de montage, et avec un budget sans conteste bien ridicule, s’en sort comme il peut.

Léonide Moguy

Jean Dréville

Classement :

10/10

9/10

  • Retour à la vie (1949) *

8/10

  • La Cage aux rossignols (1945) *
  • La Ferme du pendu (1945)

7/10

6/10

  • Autour de L’Argent (1928)
  • Les affaires sont les affaires (1942) **

5/10

  • La Reine Margot (1954)

4/10

3/10

  • Un homme en or (1934)

*Films commentés (articles) :

**Simples notes :

Les affaires sont les affaires, Dréville (1942)

Charles Vanel est formidable en entrepreneur et en père tyrannique, mais le film ne fait qu’effleurer les choses. L’air du temps sans doute, il faut que ça reste léger. On croirait presque voir un David Golder à l’envers, la même incompréhension entre un père riche, sa femme et sa fille. Renée Devilliers est magnifique mais pas aussi bien dirigée qu’elle le sera dans Les amoureux sont seuls au monde.

Jean Dréville

Jean Cocteau

Classement : 

10/10

  • La Belle et la Bête (1946)  *

9/10

8/10

  • Les Parents terribles (1948) *

7/10

  • Les Dames du Bois de Boulogne (1945) scénario**

6/10

  • Orphée (1950)
  • Le Sang d’un poète (1932)
  • Les Enfants terribles (1950) scénario
  • L’Éternel retour (1943) scénario

5/10

  • Le Testament d’Orphée, ou Ne me demandez pas pourquoi ! (1960)
  • L’Aigle à deux têtes (1948)
  • Thomas l’imposteur (1965) scénario **

4/10

  • Le Baron fantôme (1943) scénario **

3/10

 

*Films réalisés commentés (articles) :

**Films scénarisé commentés (articles) :

Jean Cocteau

Agnès Varda

Classement : 

10/10

9/10

  • Cléo de 5 à 7 (1962)

8/10

  • Les Glaneurs et la Glaneuse (2000)
  • Kung-Fu Master ! (1988)

7/10

  • Le Bonheur (1965)
  • Nausicaa (1970 TV Movie)
  • La Pointe-Courte (1955) *
  • Les Glaneurs et la Glaneuse… deux ans après (2002)
  • Documenteur (1981)
  • Uncle Yanco (1967)

6/10

  • Les Plages d’Agnès (2008)

5/10

  • Sans toit ni loi (1985)
  • Jacquot de Nantes (1991)
  • Loin du Vietnam (1967)*
  • Black Panthers (1968)
  • L’Opéra-Mouffe (1958)
  • Lions Love (1969)

4/10

  • Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma (1995)

3/10

 

*Film commenté (court article) :

Agnès Varda

Julien Duvivier

8/10

  • Six Destins (1942)
  • David Golder (1931) 

7/10

  • Sous le ciel de Paris (1951)
  • Pépé le Moko (1937)
  • La Belle Équipe (1936)
  • Panique (1946)

6/10

  • Anna Karénine (1948)
  • Au bonheur des dames (1930)
  • Voici le temps des assassins… (1956)
  • Marie-Octobre (1959)
  • Marianne de ma jeunesse (1955)
  • Obsessions (1943)
  • La Fin du jour (1939)
  • Poil de carotte (1932)

5/10

  • Pot Bouille (1957)
  • Maria Chapdelaine (1934)
  • La Bandera (1935)
  • La Tête d’un homme (1933) 

4/10

  • Le Prix du sang (1919) 

3/10

Films commentés (articles) :

Autre article :

Simples notes :

Le Prix du sang (1919)

Tous les ingrédients du mauvais mélodrame. Vengeance filiale, secret tenu jusqu’à la révélation, péripéties rocambolesques, excès multiples…

 

Julien Duvivier

Maurice Pialat

Classement : 

10/10

9/10

  • Van Gogh (1995)

8/10

  • L’amour existe (1960)

7/10

  • L’Enfance nue (1968)

6/10

  • Police (1985)
  • Janine (1966)
  • La Gueule ouverte (1974) 

5/10

  • Le Garçu (1995)
  • Sous le soleil de Satan (1987)
  • À nos amours (1983)
  • Loulou (1980)

Films commentés (articles) :

Simples notes :

L’Enfance nue (1968)

Du Petit Fugitif aux Quatre Cents Coups, du Vieil Homme et l’Enfant à De bruit et de fureur, en passant par Kes et Le Petit Garçon qui viendront l’année suivante, l’errance enfantine reste une valeur sûre du cinéma réaliste… Mais Pialat y installe aussi, grâce aux techniques de cinéma direct, un réalisme brut encore rare pour l’époque, un réalisme le plus souvent improvisé par des acteurs amateurs (quand ils ne jouent pas tout bonnement leur propre rôle), et qui pose les bases de son cinéma futur. Plus héritier d’Antoine, finalement, que de Truffaut qui produit le film. Pialat, comme d’autres, finira par faire appel à des stars, dénaturant un peu le dispositif radical mis en place dans ce premier film. À la même époque, et de manière plus éphémère, on a connu ça avec Eustache, si je me souviens bien. Le film possède surtout aujourd’hui une valeur documentaire indéniable, un regard sur les enfants de l’assistance publique au cœur des années 60, et un autre, tout aussi bienveillant, sur ceux qui les accueillent (des vieux magnifiques).

Maurice Pialat