Louis Feuillade

Louis Feuillade

(sérials et quelques courts)

9/10

8/10

  • Fantômas  (1913)

7/10

  • Barrabas (1919)
  • Judex (1916)*
  • Bout-de-Zan vole un éléphant (1913)

6/10

5/10

  • Vendémiaire (1918) *

4/10

  • L’Homme sans visage (1919)

*Simples notes :
Vendemiaire

Propagande anti-allemande plutôt lourdaude, flashbacks digressifs sans fin et mélodramatiques. Belle exécution.

À noter un travelling d’accompagnement arrière en plan américain (les mouvements de caméra en dehors des panneau étant inexistants, ça surprend et l’effet est magnifique). Des raccords dans l’axe très bien exécutés, et un découpage efficace. Des intérieurs rares, donc on prend l’air frais du midi.

Judex (1916)

De ce que je me rappelle des précédents serials, celui-ci est mieux maîtrisé dans son découpage, encore qu’on est souvent étonné dans ce domaine. Si l’histoire est pour le moins rocambolesque, avec une flopée de coïncidences heureuses qui ne passeraient plus aujourd’hui (ou pour le Judex hommage de Franju), l’intérêt est à trouver moins dans les personnages de Judex (ou de son frère, particulièrement transparent), que dans le personnage opposant de Musidora, peut-être plus présente encore que dans Les Vampires, et surtout l’incarnation typique (et fantasmé) du mal féminin. La vamp. Les deux personnages humoristiques de la série ne sont pas en reste : Cocantin et môme Réglisse sont d’autres atouts merveilleux pour le film.