Ermanno Olmi

Classement :
8/10
7/10
- Les Fiancés (1963)
- L’Emploi (1961)
- L’Arbre aux sabots (1978)
6/10
5/10
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8/10
7/10
6/10
5/10
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8/10
7/10
6/10
5/10
Films commentés (articles) :
Les codes du film catastrophe appliqués à la cage d’escalier d’un immeuble qui s’effondre sous le poids de dizaines de femmes répondant à la même petite annonce pour un poste de dactylo. Plus d’un demi-siècle après et dans un autre pays, le fait divers est indolore, mais à l’époque, cela frôle un peu l’indécence. La place laissée dans le film au journalisme de foire pourrait prise par les auteurs de ce récit. Le cinéma n’a eu de cesse depuis de multiplier ce genre d’expériences d’illustration d’événements tragiques, et il n’y aurait pas une forte connotation politique à cette approche, c’en serait très certainement insupportable. De Santis, qui colle un peu trop au genre du film catastrophe avec ses excès de pathos avec ces instants de bravoure et ces rencontres inattendues qui augurent du meilleur en se vautrant dans le mélodrame, s’en tire grâce à la dénonciation franche et nette de la misère, présentée comme principale responsable de cette catastrophe. Lui et ses scénaristes (parmi lesquels Cesare Zavattini dont on reconnaît la patte à la frontière entre le néoréalisme et le mélodrame) n’ont pas cédé non plus à la facilité qui aurait consisté à caricaturer les différentes figures pouvant apparaître à tour de rôle comme responsables de l’effondrement de la cage d’escalier (le propriétaire, l’architecte, le comptable qui a passé la petite annonce dans le journal). D’autres personnages tirent plus volontiers vers le mélodrame (dans le sens « mélange des genres ») comme le père pingre (forcément interprété par Paolo Stoppa), le locataire bourru ou la concierge. Le mélodrame n’aime rien de mieux que les caricatures…
Le mélange des genres, entre néoréalisme et mélodrame, va même jusqu’à offrir au spectateur quelques relents probables de téléphones blancs avec des pompiers et des policiers tout ce qu’il y a de plus humain et de compétent.
Casting remarquable, mais c’est une constante dans le film catastrophe : à l’image des films à sketches, le récit éclaté du genre permet de telles réunions.
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10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
*Films commentés (articles) :
Listes :
La morale finale est radicale, mais le film est jusque-là terriblement ennuyeux, car composé essentiellement de scènes dialoguées : souvent des interrogatoires, quelques confrontations entre personnages opposés qui font pschitt.
Pas d’action, très peu de séquences capables de nous faire sortir du train-train habituel des séquences. Une étrange impression que ça n’avance pas : les opposants restent ou retournent dans leur « QG » et se regardent avec des jumelles : rien de pire pour créer la tension. C’est statique, mais c’est souvent aussi incompréhensible : l’enquête est basée encore une fois sur le verbe plus que sur l’action, plus sur les éléments passés du récit, plus que sur les enjeux et les prises de décision, les actions, présents.
Seul aspect relativement mieux maîtrisé que dans les films précédents que j’ai vus de Damiano Damiani : l’emploi parcimonieux de la musique.
(Les traducteurs employés par les boîtes de distribution de films ne se foulent pas trop : on chope un fichier RT de sous-titres sur le net, et on retraduit le morceau… Le problème, c’est que le travail est à moitié fait : certaines phrases, ici en espagnol, sont laissées en l’état, aucun correcteur ne passe après et les fautes sont nombreuses et affolantes, les coquilles parfois risibles, « tête de moule » pour « tête de mule »…)
Thriller réaliste assez mal fichu. L’idée de faire intervenir une fillette pour adopter une approche plus ludique pourrait rappeler certains films noirs (anglais notamment, ou des polars français des années 30 ou 40), mais si l’approche est intéressante, je trouve que le récit s’étale trop dans la longueur : il faut faire un choix, soit il faut mettre au centre du récit la relation entre l’assassin et la fillette, soit il faut vite s’en détourner et revenir très tôt à l’enquête. Au contraire de ça, le personnage de Pietro Germi, l’enquêteur, arrive trop sur le tard. Le revirement du comportement du meurtrier est alors bien trop antipathique pour qu’on puisse y apporter un quelconque intérêt, et les avancées vers la résolution du crime sont lentes et trop peu convaincantes. Le choix d’un acteur différent aurait peut-être aussi changé la donne.
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10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
Article divers :
Simples notes :
Pasolini rend en images ce qui très généralement n’est jamais rendu public : les notes d’intention d’un film. Au-delà de l’exercice de transparence qui pourrait s’assimiler à une forme archaïque et chaotique de making of, ces notes d’intentions filmées révèlent surtout tout le malentendu qui flotte comme un brouillard que personne ne veut voir entre les auteurs et ceux qui sont amenés à commenter leur travail. Ce film existerait, chacun y irait de son interprétation parce que de ces intentions premières, il n’en resterait plus grand-chose dans le film. Les notes ont au moins le mérite d’être claires : désireux de s’aventurer dans une quête un peu vaine d’émancipation à la modernité, le cinéaste italien s’essaie à un rapprochement hasardeux entre le monde de la Grèce antique et le monde africain, y voyant, forcément, une même forme d’authenticité encore préservée du capitalisme. Mais presque intuitif, ce rapprochement révèle surtout les maladresses de l’étranger venant dans un pays avec ses préjugés et cherchant à les consolider en les mettant à l’épreuve des habitants. Le résultat, pour un œil contemporain habitué à se méfier de ces facilités culturelles, ressemble plus au comportement d’un amant éconduit venant chercher chez d’autres femmes choisies pour leur vague ressemblance avec cette ancienne conquête perdue en leur expliquant comment se comporter pour se conformer à l’image de son fantôme. Voir de la Grèce antique partout en Afrique, c’est le meilleur moyen d’invisibiliser l’Afrique, ne pas la voir, lui refuser le droit d’exister. La rencontre organisée par le cinéaste avec quelques étudiants parlant sa langue illustre cette déconnexion entre les attentes d’un homme bercé d’illusions antiques et une population semblant agiter leurs mains devant ses yeux pour lui faire comprendre qu’il divague et qu’il serait temps qu’il les regarde enfin. Une Orestie africaine ? Et pourquoi pas un récit authentiquement africain ?
Quelques années auparavant, Pasolini avait réalisé son chef-d’œuvre : L’Évangile selon saint Matthieu. Si le rapprochement de la vie du Christ dans le sud de l’Italie avait un sens, c’est que depuis deux mille ans, l’Europe nourrit sa population d’une appropriation du récit et de l’imaginaire chrétien.
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10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
Films commentés (articles) :
Notes simples :
Une famille hérite d’une location qui se révèle être une ancienne maison close, et c’est parti pour un tour de quiproquos et de tartuferies sans fin. Une autre forme de « collaboration » inavouable.
Énième film à sketches produit par Dino pour la sua signora. Mangano et Sordi s’en donnent à cœur joie interprétant mille et un visages du couple (pas toujours légitime). Interprétation bluffante, du populo au privilégié. Le plus réussi (et aussi le plus long) est celui où Sordi court après un ministre jusqu’à son yacht pour lui proposer on ne sait quel projet et qui, quiproquo oblige (avec une petite pique au théâtre de Ionesco au détour d’une discussion sur le théâtre dans laquelle Courteline, et donc le vaudeville, l’emporterait…), se trouve soudain assisté dans son approche par une prostituée que le ministre prend pour sa femme.
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8/10
7/10
6/10
5/10
*Films commentés :
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8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
Film commenté :
Film commenté (court article) :
Simples notes :
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8/10
7/10
6/10
5/10
*Films commentés (articles) :
Simples notes
Toujours autant de mal à apprécier l’écriture sèche, corrosive, politique d’Elio Petri. Les personnages semblent n’être que les instruments d’une histoire qui les dépasse. Les relations passent au second plan ou leur mise en œuvre à travers la mise en scène échoue à toucher ma sensibilité de petit spectateur romantique. Si les histoires d’amour finissent toujours mal en général, chez Elio Petri, elles commencent toujours dans la pièce d’à côté.
On peut noter que l’idée de La Dixième Victime a été maintes fois reprise au cinéma : La Mort en direct, de Tavernier, Running Man/Le Prix du danger (adaptés d’une nouvelle du même auteur, Robert Sheckley, même si le premier adapte un roman de Stephen King) ou la série préférée de Donald Trump, The Purge.
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10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
*Films commentés (courts articles) :
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8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
*Films commentés (articles) :
**simples notes :
De bons moments égratignant les petits travers de l’espèce humaine (et pour beaucoup liés à la performance d’Ugo Tognazzi et d’Annie Girardot), mais Ferreri n’a aucune idée où mener son film. Comme d’habitude.
Vu les trois fins proposées par les restaurateurs. Les trois inutiles, mais on sait surtout que c’est un argument publicitaire. La meilleure fin, c’est encore celle qui aurait dû finir juste avant l’accouchement, laissant Annie Girardot sur sa chaise longue, les poils tombants, les yeux vagues en s’interrogeant de quoi sera fait son avenir. Nous aussi on aurait dû nous interroger. Et aucune fin « ne nous laisse ainsi sur notre faim ». Je vous aurais coupé tout ça moi.
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