Wim Wenders

crédit Wim Wenders
Classement : 
 

10/10

  • Paris, Texas (1984)

9/10

8/10

  • Tokyo-Ga (1985)
  • Le Sel de la terre (2014)

7/10

  • Au fil du temps (1976)
  • Alice dans les villes (1974)
  • L’État des choses (1982)

6/10

  • Faux mouvement (1975)
  • L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty (1972)
  • Polizeifilm (1969)
  • Anselm, le bruit du temps (2023)

5/10

  • Buena Vista Social Club (1999)
  • Les Ailes du désir (1987)
  • Hammett (1982)
  • L’Ami américain (1977)

Films commentés (articles) :

Films commentés (articles prépubères) :


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Wim Wenders

Max Ophüls

crédit Max Ophüls

Classement :
 

10/10

9/10

  • Madame de… (1953)
  • Lettre d’une inconnue (1948)

8/10

  • La Ronde (1950)
  • Liebelei (1933)
  • Le Plaisir (1952)
  • De Mayerling à Sarajevo (1940)

7/10

  • Les Désemparés (1949)
  • Divine (1935)
  • La Tendre Ennemie (1936) 
  • Lachende Erben (1933)

6/10

  • Pris au piège (1949)
  • Lola Montès (1955)
  • Le Roman de Werther (1938)

5/10

  • Yoshiwara (1937)
  • La Dame de tout le monde (1934) 
  • Le Studio amoureux (1932)
  • L’Exilé (1947)

Films commentés (articles) :

Simples notes :
De Mayerling à Sarajevo

Direction d’acteurs exceptionnelle, récit parfaitement mené et une romance qui s’achève sur un attentat historique. Respect Max. Mais il est temps de filer à l’anglaise si tu veux être libre. Allez, ouste !

La Tendre Ennemie

Scénario en carton mais maîtrise impressionnante d’Ophüls. Les petits effets sonores ou visuels rappellent ceux employés par Clair ou Capra dans leurs histoires de fantômes, et les mouvements de caméra sont toujours aussi impressionnants : pas forcément toujours ostensibles mais des mouvements d’appoints donnant du relief au récit avec une efficacité assez redoutable

La Dame de tout le monde

Scénario affligeant, convenu, sans audace. Ophüls s’amuse comme il peut, Isa Miranda aussi. 

L’Exilé

Des décors magnifiques, même si l’obligation de passer parfois par des plans d’ensemble pour Ophüls l’oblige à travailler un arrière-plan qui fait un peu trop penser à du carton-pâte. L’élégance d’Ophüls, elle passe par les décors en studio, mais aussi par l’utilisation, quand nécessaire, d’extérieurs. Et là, ça fait méchamment défaut. Un Exilé qui sent un peu le renfermé.

Si Fairbanks est un bon acteur, il est ridicule à vouloir singer les sauts de cabri de son père. Et Op(h)uls ne semble pas bien concerné pour le convaincre de cesser ses pirouettes ridicules (le fils Fairbanks est producteur du film).


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Max Ophüls

Fritz Lang

Classement :

10/10

  • Furie

9/10

  • La Rue rouge
  • J’ai le droit de vivre

8/10

  • La Femme au portrait
  • La Femme sur la lune
  • Les Nibelungen
  • Les Trois Lumières
  • Les Araignées
  • Casier judiciaire
  • Le Retour de Frank James
  • Les Pionniers de la Western Union

7/10

  • L’Invraisemblable Vérité
  • Règlement de comptes
  • Espions sur la Tamise
  • M le maudit
  • Metropolis
  • Au fil de l’eau
  • Les bourreaux meurent aussi
  • Chasse à l’homme
  • Les Espions
  • Le Testament du docteur Mabuse
  • Cape et Poignard
  • La Cinquième Victime

6/10

  • Les Contrebandiers de Moonfleet
  • Désirs humains
  • La Femme au gardénia
  • Le démon s’éveille la nuit
  • L’Ange des maudits
  • Liliom
  • Le Secret derrière la porte
  • Le Docteur Mabuse

5/10

  • Le Diabolique docteur Mabuse
  • Madame Butterfly

4/10

  • Le Tombeau hindou
  • Le Tigre du Bengale

3/10

Films commentés (articles) :

Simples notes 
Cap et Poignard (1946)

Encore un film d’espionnage baroque. Gary Cooper joue un scientifique (fonction rare au cinéma) à qui on demande de jouer les espions en Europe afin de débusquer les activités suspectes des nazis que l’on suspecte de mener, parallèlement à ce qui se passe en Amérique avec le projet Manhattan, un projet identique pour arriver à produire une bombe nucléaire.

Le film pendant un moment paraît assez bien documenté (j’y ai reconnu les quelques rares bribes de connaissances que j’ai du sujet, notamment sur la nécessité de détenir certaines mines spécifiques en Europe, seules capables de délivrer des produits indispensables à la construction de la bombe), et puis tout prend un tournant romantique avec le personnage de Lilli Palmer. Le générique du film prétend que c’est son premier rôle (« introducting… »), ce n’est pas tout à fait exact. Ce qui l’est en revanche, c’est qu’elle tient tête à Gary Cooper. Elle y parle en plus italien, à se demander combien de langue elle a pu parler la demoiselle… Et quelle actrice fabuleuse ! (Elle enchaînera avec Sang et Or tout de suite après.) Cooper, lui, s’essaie à l’allemand, mais on peut imaginer qu’il a bien été coaché dans l’affaire…

Loin d’être du grand cinéma, un peu baroque à force de prendre ses distances avec le sujet principal du film, mais assez appréciable.

La Femme au gardénia

Le director’s cut n’était pas encore à la mode dans les 50… 10m de trop.


Fritz Lang

Michael Haneke

Classement : 

10/10

9/10

  • Funny Games (1997)
  • Le Septième Continent (1989)

8/10

  • Amour (2012)

7/10

  • Le Ruban blanc (2009)
  • La Pianiste (2001)
  • Benny’s Video (1992)

6/10

  • Caché (2005)
  • 71 Fragments d’une chronologie du hasard (1994)
  • Funny Games U.S. (2007)
  • Code inconnu : Récit incomplet de divers voyages (2000)

5/10

  • Happy End (2017)

Films commentés (articles) :

Simples notes : 
Le Septième Continent (1989)

Haneke, il n’y a pas à dire, c’était quand même mieux avant. Radicalité dans l’austérité et le minimalisme, les non-dits, la distanciation. Mais aussi radicalité dans le discours (si tant est qu’on puisse y comprendre réellement quelque chose au-delà d’une vague critique de la société de consommation et d’apparences) et la violence. La prise de distance est tellement premier degré qu’on en rit presque, alors que par exemple, celle au second degré presque similaire d’un Roy Andersson ou d’un Aki Kaurismaki aurait plus tendance à me donner envie de mourir. La fin est peut-être moins réussie : montrer les difficultés du passage à l’acte, sans doute, mais les apitoiements, ça me semble au contraire perdre en radicalité. Et en art, il faut être radical.

Michael Haneke

William Dieterle

Classement : 

10/10

9/10

8/10

  • Quasimodo (1939)
  • Le Portrait de Jennie (1948)

7/10

  • The Accused (1949)

6/10

  • La Main qui venge (1950)
  • La Vie d’Emile Zola (1937)

5/10

  • Le Poids d’un mensonge / Love Letters (1945)

4/10

  • Tous les biens de la Terre (1941)

3/10

 

*Films commentés (articles) :

Simples notes :
Tous les biens de la terre

L’evil est Belle… Le classicisme n’a pas que du bon. Ça ruisselle de bons sentiments et de bondieuseries.



William Dieterle

Werner Herzog

crédit Werner Herzog
Classement :

10/10

  • Aguirre, la colère de Dieu (1972)

9/10

8/10

  • Leçons de ténèbres (1992)
  • La Ballade de Bruno (1977)

7/10

  • La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974)
  • La Soufrière (1977)

6/10

  • Fitzcarraldo (1982)
  • Grizzly Man (2005)

5/10

  • Derniers Mots (1968)
  • L’Énigme de Kaspar Hauser (1974)
  • Into the Abyss (2011)
  • Cœur de verre (1976)
  • Into the Inferno (2016)

4/10

  • Nosferatu, fantôme de la nuit (1979)

3/10

*Films commentés (articles) :

Werner Herzorg sur IMDb

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Werner Herzog

Nuri Bilge Ceylan

 

Classement :

 

10/10

9/10

  • Winter Sleep (2014)
  • Il était une fois en Anatolie (2011)

8/10

7/10

6/10

  • Le Poirier sauvage (2018)
  • Koza (1995 – court)

5/10

  • Uzak (2002)

*Films commentés (articles) :

Simples notes

Uzak (2002)

Une seule chose à retenir de ce film très moyen sur un plouc turc venant rejoindre un cousin à Istanbul pour trouver du travail… Les deux sont paumés… Le stambouliote est fan de Tarkovski, comme le cinéaste semble-t-il, et pour obliger son cousin à aller au lit parce qu’il se ferait bien un film de cul, il lui met Stalker. Une autre fois, il regarde seul le meilleur film de Tarko, Le Miroir… il semble apprécier le cinéaste soviétique mais la lenteur ne fait pas tout, ce qui fait le charme de Tarko c’est la qualité visuelle et poétique des images… Là, pas grand-chose à part deux ou trois sourires et l’ennui.



Nuri Bilge Ceylan

Manoel de Oliveira

Classement : 

10/10

9/10

8/10

  • A  Caça (1964)

7/10

  • Val Abraham (1993)
  • Le Pain (1959)
  • Aniki Bóbó (1942)
  • Douro, Faina Fluvial (1931)

6/10

5/10

  • En une poignée de mains amies (1997)
  • Je rentre à la maison (2001)
Je rentre à la maison (2001)

À force de ne qu’effleurer les choses, on finit par ne plus rien toucher. C’est bien la délicatesse, refuser de tomber dans le pathos, ne montrer que les coulisses, ou les conséquences comme dirait Bresson, d’événements tragiques, mais il y a un moment où il faut rentrer un peu plus dans le dur. C’est quasiment un film muet, une chronique des rendez-vous manqués. Le vieux et le jeune se croisent à peine, et l’on finit par se dire à force de ne rien voir que le sujet est ailleurs. Ailleurs, comme le personnage du vieux qui finit par perdre la raison.


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Manoel de Oliveira

Georg Wilhelm Pabst

Classement : 

10/10

9/10

  • Trois Pages d’un journal / Le Journal d’une fille perdue (1929)

8/10

  • L’Amour de Jeanne Ney (1927)
  • La Fin d’Hitler / Le Dernier Acte / Der letzte Akt (1955)

7/10

  • Crise (1928)
  • L’Enfer blanc du Piz Palu (1929)

6/10

  • La Rue sans joie (1925)
  • Un héros moderne (1934)
  • Loulou (1929)
  • La Tragédie de la mine (1931)
  • Quatre de l’infanterie (1930)
  • Paracelse (1943)
  • L’Esclave blanche (1939)

5/10

  • Die 3 Groschen-Oper (1931)
  • Les Mystères d’une âme (1926)

4/10

  • Le Destructeur (1954)

3/10

  • Le Procès (1948)

Films commentés (articles) :


Listes :



Commentaires simples :
Paracelse (1943)

Film historique expurgé de toute tentation propagandiste, mais pas de ses aspects ludiques un peu mièvres sur un précurseur de la médecine, à mi-chemin entre ésotérisme et médecine expérimentale. Décors gothiques fabuleux.

Le Procès (1948)

Le cinéma d’après-guerre allemand use autant de finesse à combattre l’antisémitisme qu’il le faisait pour attaquer les juifs sous le pouvoir nazi. C’en est presque risible de voir à quel point les caricatures ont changé de camp.

Die 3 Groschen-Oper (1931)

J’ai raté la version française, mais je m’en passerais bien après avoir vu celle-ci. Pabst digère mal l’arrivée du parlant, c’est lent sans aucun sens du rythme. Pour une opérette, c’est plutôt un problème. Les décors et les tours de chant valent le détour, le principe en tableaux avec l’utilisation de narrateur, rappelant Shakespeare ou le théâtre grec, est typique du théâtre de Brecht, mais le principe (forcer la distanciation et donc la réflexion) ne marche absolument pas. Désolé Bertold, ta pièce, c’est une opérette qui vaut pour son argument (qui vaut bien Underworld de Josef von Sternberg) mais qui vaut surtout pour ses deux ou trois morceaux chantés. Le discours politique et la critique sociale sont totalement noyés derrière tout ça.


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Georg Wilhelm Pabst