L’eau était si claire, Yoichi Takabayashi (1973)

L’eau était si claire

Gaki zoshi

Année : 1973

Réalisation :

Yoichi Takabayashi

2/10 IMDb

Cette saloperie valait bien Le Trésor des îles chiennes. La même prétention pour cacher le vide : faire un film en noir et blanc, tout de suite, on gagne en crédibilité. Mais cette horreur nippone sortie d’on ne sait où (ça devait être une vieille copie de la Semaine de la critique…) ajoute au supplice visuel, une bande sonore vide, comme en écho à la trame narrative. Pas un bruit, pas une parole, pas une musique. Et il ne se passe rien. L’heure tourne comme dans un film de Chantal Akerman, mais comme Yoichi n’est pas une femme, on a moins de scrupules à dire qu’il n’a pas de talent.

Qu’est-ce qu’être réactionnaire dans le cinéma ? Faire un film à la fois muet et en noir et blanc. On flirte même avec le pinku quand un moine éjacule sur la tête d’une statue représentant Bouddha, et une fillette violée qui tombe amoureuse de son agresseur.

Même Wakamatsu a plus de talent, au moins il ne ment pas sur la marchandise.

Yôichi Takabayashi réalisera quelques années plus tard, La Femme tatouée (curiosité pinkuesque passée il y a bien longtemps me semble-t-il sur Arte).