Une vérité qui dérange, Davis Guggenheim (2006)

« Je vous l’avait bien dit ! » leurre dira-t-il

Une vérité qui dérange

An Inconvenient Truth

Note : 3 sur 5.

Titre original : An Inconvenient Truth

Année : 2006

Réalisation : Davis Guggenheim

Heureusement que l’Amérique est là pour nous prévenir que la Terre est en danger. Vous verrez que dans cinquante ans, ils auront réécrit l’histoire :

« L’Amérique était la seule puissance internationale à dénoncer les abus de l’hyper-consommation. Nous allions droit dans le mur et nous avons été les premiers à réagir. Puisque tout le monde envie notre manière de vivre et nous écoute, tous les pays se sont finalement rangés de notre côté pour sauver la planète. »

Les USA ont au moins cette qualité de pouvoir changer radicalement de cap quand c’est nécessaire, mais aussi de s’approprier les idées des autres pour en tirer le meilleur. Je parie donc que dans 50 ans, les USA seront plus écolos que n’importe qui, et auront — eux — réussi à convaincre de changer les règles…

Ou pas. À mesure qu’un pays s’encroûte et s’embourgeoise, l’inertie politique augmente (selon le théorème Pitigros). L’autocongratulation aussi. Depuis le film, les démocrates sont repassés au pouvoir et rien n’a changé. Globalement, le réchauffement climatique, l’Américain n’en a rien à foutre. Quand on a toujours foi en l’avenir, on croit aussi qu’on sera toujours en capacité de s’adapter. C’est le problème de la question posée : on parle de réchauffement climatique et non de ses conséquences directes. La réponse de l’Amérique pourrait tout aussi bien être : « La clim’ pour tous ! ». Quand certains se chamaillent pour savoir s’il est légitime de lancer l’alerte ou oublie la conséquence principale du réchauffement : la perte de la diversité biologique. Même dit comme ça, ça ressemble à une revendication écolo, alors on va essayer une autre expression : sixième extinction massive des espèces.

Le début de l’extinction massive des espèces coïnciderait avec le développement des civilisations humaines. Elle s’est accentuée au rythme de l’expansion de l’homme sur la planète. Vue du ciel, l’empreinte de l’homme semble minime. La part des villes est ridicule. Seulement, partout les zones urbaines ne cessent d’augmenter. La vérité (qui dérange ou pas), elle se situe plutôt là. Est-on prêts à nous interroger sur le modèle de développement et en particulier sur le principe de croissance ? Parler uniquement du réchauffement climatique permet un peu trop facilement de pointer du doigt les industriels quand ils ne font que prospérer selon les règles établies par les sociétés. Il y a quelque chose de bien hypocrite là-dedans. La responsabilité, elle est politique, commune. Il n’y a pas d’un côté les méchants industriels qui seraient des profiteurs et des pollueurs, et d’un autre côté, des populations victimes. Jamais il n’y a eu autant de systèmes démocratiques, jamais la connaissance n’a été aussi facilement accessible, et c’est paradoxalement aujourd’hui que l’inertie est la plus grande. La mondialisation et la démocratie diluent les responsabilités et développent la bonne conscience individuelle face à la reconnaissance de notre propre incapacité à changer les choses. Alors, à y réfléchir, croire que l’Amérique puisse être ce guide attendu nous menant à la vertu c’est croire au Père Noël. L’Amérique, c’est une pisseuse qui voudrait se libérer de toutes les contraintes possibles. Comment croire que des décisions soient prises pour le bien commun dans un pays où cette notion est perçue comme le diable, et où pour beaucoup moins d’État, moins de politique, est toujours la meilleure option possible ? Est-ce qu’on imaginerait une Athènes antique rêvant de moins de politique ?… Est-ce que l’Amérique de Gore peut donc devenir tout à coup écolo ? Peu probable.

Peut-être justement parce qu’il y a deux Amériques. Irréconciliable. Les Lumières ont illuminé le monde en déchargeant leur carbone dans l’atmosphère… comment faire comprendre ce paradoxe aux obscurantistes qui profitent eux aussi de ces lumières ?…

Une vérité qui dérangerait, ce serait de voir que finalement, ceux qui seraient les mieux placés pour opérer et imposer ce changement, ce sont les Chinois. Parce qu’entendre Gore dire, dix ans après, qu’il y a une vérité qui dérange, ça ressemble plus à l’aveu du gosse de riches ayant repris l’affaire de papa révélant que son rêve aurait été d’être musicien. Ah oui putain, la vérité qui tue !… Dire que le monde va mal et qu’on ne va nulle part, ça dérange, Al ? C’est bien d’enfoncer les portes ouvertes. L’écologie de bobo, c’est l’écologie d’une élite éclairée, celle qui prétend détenir la vérité et les clés d’un monde meilleur. L’écologie elle s’impose à tous ou à personne. Si elle n’est pas une évidence pour tous, eh bien qu’on crève. Mais qu’on crève les yeux bien ouverts sur le monde qu’on est en train de créer. Qu’on en souffre jusqu’à notre dernier souffle. Et comme on plonge un doigt mouillé dans un verre d’eau en nous écriant « tempête ! », on pourrait aussi à l’image de ce qui se fait pour le tabac, planter le message « voter tue » sur les urnes électorales, « consommer tue » sur chaque ticket de caisse, « se reproduire tue » sur le cul de bébé. On pourrait aussi adopter comme devise « tout ce qui nous rend plus forts nous tue ». Bref, merci pour toute cette bonne conscience. On ne peut pas chercher à être Priam et Cassandre à la fois, ou à tour de rôle. « Après moi le déluge ». Oui, oui merci.


Liens externes :


Adieu Cuba, Andy García (2005)

Lost CityAdieu Cuba (2006), Andy García The Lost CityAnnée : 2005

 

Réalisation :

Andy García

5/10  lien imdb
 

Vu en mars 2007

En tout point raté. Quand pendant tout le film on se creuse la tête à comprendre ce qu’on regarde, il y a comme un hic. Ça parle bien de la période où l’île est passée aux mains des castristes mais aucun angle ne ressort véritablement derrière le contexte historique. Le film adopte le point de vue de ce patron de music-hall, seulement il n’a l’air de s’intéresser qu’à ses spectacles quand dehors gronde la révolution. L’angle aurait pu être là, l’obstination d’un manager à préserver ses spectacles en dépit de la crise, mais Andy Garcia met tellement peu d’entrain à ce qu’il fait qu’on peine à suivre ses non-aventures. C’est qu’il est impassible le Andy. Comme dans tous ses rôles d’ailleurs. Cette fois ça ne prend pas, il y a une grosse impression de vide quand on regarde sa trogne gominée et comme cette impassibilité transparaît jusque dans sa mise en scène, multipliant les scènes inutilement lentes, le film ne décolle jamais.

La présence de Bill Murray représente le seul intérêt du film. Sorte de confident fantôme. À l’image du film, on se demande à quoi sert son personnage sinon à faire le Murray dans son coin et à nous égayer un peu l’existence…


The Machinist, Brad Anderson (2004)

21 grammes

The Machinistthe-machinist-brad-anderson-2004Année : 2004

 

Réalisation :

Brad Anderson

5/10  lien imdb
 

Vu en 2007

Christian Bale fait peur en “gros” maigrichon (50 kg !!!).

La parano, la culpabilité… Un tout petit film, très intéressant. Un peu glauque aussi. D’ailleurs, il y a un filtre gris-vert…, mais mon Dieu qu’il est maigre…

En dehors de la « maigreur de l’automobiliste au moment de se sentir coupable », Bale est certes particulièrement impressionnant. Je n’aime vraiment pas l’acteur. Déjà dans L’Empire du soleil de Spielberg, à 12 ans il paraissait toujours arrogant ; dans Equilibrium, American Psycho et même Batman Begins, c’était toujours le même personnage froid, pervers… Plus de nuances ici. On voit que c’est un bon acteur dans les scènes où il est seul (et pas torse nu, maigre à gagner l’oscar du régime Dukan), il a une manière d’oublier la caméra, d’avoir un jeu spontané qui est vraiment impressionnant.

Après, je ne parle pas anglais assez bien pour juger du reste de la performance, mais de toute façon je l’ai vu en français, vu que l’autre version était en espagnol (bah…, c’est un film espagnol, et dans ce cas c’est comme les films de Leone, les vraies versions originales, ça n’existe pas, même s’il n’y a pas tant que ça d’acteurs espingouins dans le film).

Reste qu’aujourd’hui le film me laisse un mauvais souvenir… trop glauque quoi.


Le Grand Couteau, Robert Aldrich (1955)

Le Grand Couteau

The Big Knife
Le grand couteau (1955)Année : 1955

Réalisation :

Robert Aldrich

Avec :

Jack Palance
Ida Lupino
Rod Steiger

9/10 IMDb iCM

— TOP FILMS

Listes sur IMDb :

Limguela top films

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Huis clos – behind locked doors (or almost)

Noir, noir, noir…

Huis clos (adapté d’une pièce de théâtre) où un acteur en fin de cycle est pris entre sa femme, son agent et les studios… Lui veut arrêter parce qu’il est mal dans sa peau, alcoolique ; les autres veulent le forcer à reprendre du service sans se soucier de sa santé… Avec Jack Palance (Aldrich avait aussi déjà tourné avec lui pour Attaque !). Et ce Palance n’a jamais été aussi bon que quand il jouait des rôles de grands tendres. Un mec de deux mètres, sensible comme un gamin, c’est bô. (Voilà un film qu’il faudrait revoir…)

Le Grand Couteau (The Big Knife) Robert Aldrich 1955 The Associates & Aldrich Company


Johnny Guitar, Nicholas Ray (1954)

Faut pas gâcher

Johnny Guitar Johnny Guitar (1954) Nicholas RayAnnée : 1954

 

9/10  IMDb iCM

Les Indispensables du cinéma 1954

— TOP FILMS —

Top des films avec des femmes indépendantes

Les 365 westerns à voir avant de tomber de sa selle

Listes sur IMDb :

Limguela top films

MyMovies: A-C+

Lim’s favorite westerns

Réalisation :
Nicholas Ray

Avec :

Joan Crawford, Sterling Hayden, Mercedes McCambridge, Ward Bond, John Carradine, Ernest Borgnine

Johnny Guitare (ou Johnny Guitar), c’est un classique. Et il ne faut pas s’y tromper, ce n’est pas un western, ce n’est pas un film épique, ce n’est pas non plus malgré ce que pourrait laisser penser l’affiche avec ses couleurs flamboyantes, une opérette. Non, c’est un vaudeville. Ce qui est remarquable dans ce chef-d’œuvre, ce sont les dialogues. Ici on ne chevauche aucun cheval, on chevauche les répliques comme pour surenchérir sur la précédente. C’est un gun fight avec des mots. Alors quand tout d’un coup, ça se finit, on est un peu surpris et on se met comme une musique qui s’achève et qui résonne toujours dans notre tête à imaginer ce que pourrait ajouter un personnage en répondant aux phrases les plus anodines…

­– Nous irons en ville demain…

– Ah oui, la ville, j’y suis allé un jour… C’est un lieu pas comme les autres.

– Je prends du café. Tu en veux ?

– Ah, le café… Tu as toujours su en faire mieux que personne.

– Tu m’as dit autrefois que ta mère savait très bien le faire…

– Oui, et grand-mère aussi sait faire du bon café.

Bref, faut pas se prendre pour Mozart, et comme pour mémé, faut pas gâcher, un petit plaisir avec une tartine de spoilers avec quelques-unes des meilleures répliques au début du film. Parce qu’une splendeur de musique de chambre où chaque note vient comme une évidence après la précédente, ça s’écoute, ça ne s’explique pas.

« Elle pense comme un homme, agit comme un homme, et me fait douter d’en être un. »

« C’est le journal du mois dernier. Combien de fois l’as-tu lu ?

– J’aime savoir ce qui se passe.

– Bientôt, il se passera des choses ici. »

« Lance la roulette.

– Pourquoi ? Pas de clients.

– J’aime l’entendre. »

« Bonne chance, Vienna. Même si c’est peu.

– Je ne crois pas à la chance. Un bon tireur ne compte pas sur un trèfle à quatre feuilles. »

« On a des ennuis, n’en ajoutez pas.

– Les seuls ennuis ici sont ceux que vous apportez. »

« Nous vous arrêtons, vous et vos hommes.

– Tu peux arrêter la roulette. »

« On ne veut pas de vous ici !

– La terre n’est pas à vous. Pas celle-ci.

– Il vous en restera de quoi y être enterrée.

– Je compte être enterrée ici… au vingtième siècle.

« Maintenant, dehors !

– De grands mots pour une petite arme. (…)

– Posez cette arme, Vienna.

– En bas, je vends du whisky et des jeux. Si vous montez, vous achetez une balle dans la tête. »

Johnny Guitare qui se retrouve au milieu de deux camps cherche à détendre l’atmosphère :

Johnny Guitare : Vous m’offrez cette cigarette ?… (à l’autre camp :) Auriez-vous du feu, ami ? Rien ne vaut une cigarette et une tasse de café. Certains sont obsédés par l’or et l’argent. Pour d’autres, c’est les terres et le bétail. Et il y a ceux qui ont un faible pour le whisky et les femmes. Mais au fond, de quoi un homme a-t-il besoin ? D’une cigarette et d’un café.

Dancing Kid : Qui êtes-vous ?

Johnny Guitare : Je m’appelle Johnny Guitare.

Dancing Kid : C’est pas un nom.

Johnny Guitare : Vous voulez le changer ?

Vienna : Vous êtes ici pour jouer, pas pour insulter mes clients.

Johnny Guitare : Si c’est ça, vos clients, j’hésite à accepter.

Dancing Kid : Vous êtes sûr de vous, pour un homme sans arme.

Vienna : Et mal élevé.

Johnny Guitare : Le Dancing Kid ?

Dancing Kid : C’est mon nom, ami. Vous voulez le changer ?

Johnny Guitare : Non, il me plaît. Vous savez danser ?

Dancing Kid : Vous savez jouer ?

« Et vos armes ?

– Je n’en ai pas.

– Ou vous les avez jetées après.

– Quel esprit méfiant…

– Et pourquoi pas ?

– Je ne suis pas le tireur le plus rapide de l’Ouest. »

« Je t’aide à faire tes valises ?

– Je les ai jetées en arrivant ici. »

« Vous restez ?

– Il faut s’arrêter un jour. L’endroit paraît tranquille. Et amical.

– Vous me plaisez. Voulez-vous travailler pour moi ?

– Quel genre de travail ?

– Je trouverai. Vous n’aurez qu’à jouer pour moi.

– J’ai déjà une offre.

– La mienne est meilleure.

– Laisse M. Guitare décider lui-même.

– Tout à coup, vous ne me plaisez plus.

– Ça m’attriste. Je déteste perdre un ami. »

« J’ai toujours voulu tuer un guitariste.

– Noble ambition. »

« À ta place, je monterais à cheval et partirais pour ne pas revenir.

– Je devrais, mais je ne fais jamais ce que je devrais. »

« Tu n’as pas du tout changé, Johnny.

– Que croyais-tu ?

– En cinq ans, on devrait apprendre.

– Il y a cinq ans, je t’ai connue dans un saloon, tu y es toujours. Je ne vois pas de changement.

– Mais celui-ci m’appartient. »

« Tu croyais vraiment qu’après 5 ans, je t’attendrais ?

– La route est longue, d’Albuquerque. Je laissais errer mes pensées. Je me disais que nous serions réunis.

– C’est très généreux à vous, M. Logan. Est-ce une demande ?

– Un homme doit se fixer un jour. L’endroit en vaut un autre.

– C’est la déclaration la plus touchante jamais entendue.

– Je suis comblée. »

« Pourquoi ne dors-tu pas ?

– Des rêves. De mauvais rêves.

– J’en ai aussi, parfois.

– Combien d’hommes as-tu oubliés ?

– Autant que de femmes dont tu te souviens. Ne t’en va pas.

– Je n’ai pas bougé. Dis-moi quelque chose de gentil.

– Bien sûr. Que veux-tu entendre ?

– Mens-moi. Dis-moi que tu m’as attendu. Dis-moi.

– Je t’ai attendu.

– Tu serais morte si je n’étais pas revenu.

– Je serais morte si tu n’étais pas revenu.

– Dis-moi que tu m’aimes encore comme je t’aime.

– Je t’aime encore comme tu m’aimes.

– Merci beaucoup. »


Stanley Kubrick

Classement :

10/10

  • Barry Lyndon
  • 2001, l’Odyssée de l’espace
  • Shining
  • Lolita

9/10

  • Full Metal Jacket
  • Orange mécanique
  • Spartacus
  • Les Sentiers de la gloire

8/10

  • Le Baiser du tueur *

7/10

  • Eyes Wide Shut
  • Docteur Folamour
  • L’Ultime Razzia

6/10

  • Day of the Fight

5/10

  • Fear and Desire

*Film commenté (article) :

 

Stanley Kubrick

Orson Welles

Classement :

 

10/10

  • Citizen Kane *
  • Une histoire immortelle

9/10

  • Macbeth
  • La Splendeur des Amberson

8/10

  • The Fountain of Youth

7/10

  • Falstaff
  • Othello (à revoir)
  • La Soif du mal
  • La Dame de Shanghaï

6/10

  • Dossier secret
  • Le Criminel

5/10

  • Voyage au pays de la peur
  • The Other Side of the Wind *

4/10

  • Vérités et Mensonges

3/10

*Films commentés (articles) :

Orson Welles

Francis Ford Coppola

Crédit Francis Ford Coppola
Filmographie et classement :

10/10

  • Apocalypse Now
  • Le Parrain 2
  • Dracula

9/10

  • Le Parrain 1
  • Conversation secrète
  • Gens de la pluie

8/10

  • Peggy sue s’est mariée

7/10

6/10

  • Rusty James
  • Tucker
  • Outsiders
  • Cotton Club
  • Le Parrain 3
  • Jack
  • L’Idéaliste
  • Jardins de pierre

5/10

  • Coup de cœur
  • L’Homme sans âge

4/10

  • Dementia 13

3/10


Article :


Apocalypse Now, Francis Ford Coppola 1979 American Zoetrope

Apocalypse Now, Francis Ford Coppola 1979 | American Zoetrope

Francis Ford Coppola

Billy Wilder

crédit Billy Wilder

Classement :

10/10

  • Boulevard du Crépuscule (1950)
  • La Garçonnière (1960)
  • Certains l’aiment chaud (1959)

9/10

  • Uniformes et Jupon court (1942)
  • Témoin à charge (1957)
  • Ariane (1957)
  • Embrasse-moi, idiot ! (1964)
  • Irma la Douce (1963)
  • 7 Ans de réflexion (1955)

8/10

  • Spéciale Première (1974)
  • Les Cinq Secrets du désert (1943)
  • Le Gouffre aux chimères (1951)
  • Un, deux, trois (1961)

7/10

  • Fedora (1978)
  • Sabrina (1954)
  • Stalag 17 (1953)
  • Assurance sur la mort (1944)

6/10

  • La Grande Combine (1966)
  • La Scandaleuse de Berlin (1948)
  • La Valse de l’empereur (1948)
  • Avanti! (1972)
  • L’Odyssée de Charles Lindbergh (1957)
  • Le Poison (1945)
  • La Vie privée de Sherlock Holmes (1970)

5/10

  • Buddy Buddy (1981)

4/10

  • Mauvaise Graine (1934)

3/10

Films commentés (courts articles) :

 

notes simples :

Les Cinq Secrets du désert

Gentlemen, une dernière question. – Quel genre de femme serait pour vous l’Égypte ? – Ne prenez pas la Mouche ce serait pas du tout mon TYP…

Le Gouffre aux chimères

Comédie de travestissement, toujours. Mais cette fois de la vérité. Un cynisme froid réchauffé sur le tard par le génie de deux hommes (Wilder et Douglas). Ça patine toutefois dans le ventre mou de l’histoire, faute à une intrigue forcément statique et un poil répétitive. Et c’est vrai que l’attaque est tellement acide (les journalistes et leur public, donc nous, prennent bien une tonne de gravats sur la tête) qu’elle n’est guère plaisante. L’insuccès du film est ainsi compréhensible.

Sabrina

L’histoire est très agréable du début jusqu’à la fin, pas une séquence n’est inutile, l’évolution est parfaite : c’est un conte populaire et romantique. La mise en scène de Wilder est intelligente par sa sobriété ; les meilleures mises en scène sont celles qui ne se font pas remarquer. Et le jeu est absolument resplendissant : la personnalité d’Audrey Hepburn comme toujours est réjouissante, attachante — bref, on l’admire et on l’aime.

Les situations sont comme il faut : rares, épatantes, extraordinaires, construites, cocasses, mais toujours avec simplicité, authenticité et humilité, comme la fin avec l’histoire du chapeau. Il n’y a jamais de romantisme lyrique et exacerbé. C’est la simplicité du génie qui le rend efficace, non lourd ou antipathique.

Billy Wilder

William Wyler

Classement :

10/10

  • Histoire de détective (1951) 
  • La Rumeur (1961) 

9/10

  • L’Obsédé (1965)
  • Les Plus Belles Années de notre vie (1946)
  • Ben-Hur (1959)

8/10

  • Funny Girl (1968) 
  • Far West / Hell’s Heroes (1929)
  • Le Vandale (1936) 
  • Counsellor-at-Law (1933)
  • Ils étaient trois (1936) 
  • Le Piège d’amour (1929) 

7/10

  • La Maison des otages (1955)
  • Dead End (1937) 
  • Dodsworth (1936) 
  • Madame Miniver (1942)
  • L’Héritière (1949)
  • L’Insoumise (1938)
  • Les Hauts de Hurlevent (1939) 
  • The Good Fairy (1935)
  • Le Memphis Belle (1944)
  • Le Gai Mensonge (1935) 

6/10

  • La Loi du Seigneur (1956)
  • La Lettre (1940)
  • Les Grands Espaces (1958)
  • Comment voler un million de dollars (1966)
  • Ville sans loi (1935)
  • Vacances romaines (1953)
  • Un amour désespéré (1952) 
  • L’École du courage (1930)
  • A House Divided (1932)

5/10

  • On n’achète pas le silence (1970) 
  • Le Cavalier du désert (1940)
  • La Vipère (1941)
  • Blazing Days (1927)
  • Thunder Riders (1928)
  • The Storm (1930)

4/10

3/10

  • Shooting Straight (1927)

Films commentés (articles) :

Films commentés (courts articles) :



Commentaires simples :

The Storm (1930)

L’amitié, c’est comme un ciel bleu avant l’orage : on croit que ça va durer éternellement, et le coup de foudre frappe deux fois… au cœur.

L’École du courage / The Shakedown (1929)

Tous les ingrédients du champion pour faire un bon film de famille. D’ailleurs, ça ressemble à s’y méprendre au Champion de Vidor (1931). C’est bien foutu, rien à redire de la sauce classique du vieux Billy, mais la recette paraît déjà éculée voire franchement forcée, avec un boxeur foireux sur le chemin de la rédemption grâce à un mioche qu’il recueille et une femme forcément aimante comme une sainte… Comme dans Rocky, qui gagne à la fin ? Les larmes.

Le Grand Avocat (1938)

Tragi-comédie à la limite de la bipolarité. Rythme haletant montant quatre à quatre l’échelle du surmenage. Pas Detective Story, Boss Story. Y a des happy ends pour lesquels il faut tout de même se réjouir. On a vu la tragédie de si près qu’autant y renoncer et nous filer la version positive. Le frère Barrymore est exceptionnel.

Réponse :



Lien externe :

William Wyler sur IMDb


William Wyler