L’écriture inclusive, réponse

Brièvement, parce que je n’ai pas envie de structurer tout ça proprement, une réponse à l’article L’écriture inclusive : parlons faits et science sur cette page :

http://www.bunkerd.fr/ecriture-inclusive/

et qui fera écho à une autre réponse publiée ici :

Féminisation de la langue, terrorisme linguistique et usage

Il est à noter que les termes « linguiste », « linguistique », « langue » apparaissent si peu dans le texte. À partir de là, on peut être en droit de se demander si les outils utilisés pour interroger la langue sont les bons. C’est un peu comme demander à une gynécologue ce qu’elle pense, en tant que spécialiste, de la Covid. Toute la première partie ainsi dédiée à la psychologie ne me convainc pas beaucoup.

Par ailleurs, si on parle bien de la langue, il me semble qu’il y a méprise entre genres grammaticaux et attribution sexualisée (masculin, féminin) des termes. Les substantifs, même se rapportant à un individu, se rapportent à des choses. Quand je dis que je suis « une chiffe-molle », ça ne dit rien sur mon genre ; en revanche, le terme lui est, grammaticalement parlant, « féminin ». Une table n’a pas plus de sexe qu’un vagin a de pénis (quoique). Grammaticalement, une femme est plus proche d’une table que d’un homme, est-ce que c’est pour autant qu’une femme (la personne, non pas le substantif) est, dans son essence, plus proche d’une table que d’un homme ? À moins que ce soit un complot des hommes afin de rabaisser la femme au niveau d’une table ?… Un homme peut ainsi être une sage-femme, parce que le substantif n’est pas non plus ici une marque du sexe de la personne ainsi déterminé. La grenouille n’est pas la femelle du crapaud : on peut être une grenouille et pour autant être de sexe masculin. Quand un homme se fait voler son portefeuille, on ne parle pas de lui en disant qu’il est « un » victime, mais « une victime », parce que « victime » est un substantif féminin, et il s’applique aussi bien à une femme qu’à un homme.

La langue française est pleine d’exemples de ce type. On peut même reformuler l’anecdote de la médecin en montrant que dans d’autres circonstances, la langue n’est pas forcément plus inclusive pour les hommes, et que si les méprises peuvent se trouver dans un sens comme dans l’autre, peut-être bien que ce n’est pas le fait d’une oppression patriarcale issue de siècles de domination masculine, mais le fruit des hasards de composition de la langue :

« On est samedi matin, une future maman est emmenée à la clinique par sa sage-femme. Quelques heures plus tard, tout s’est bien passé durant l’accouchement. Le photographe arrive et, au moment de réunir la famille, demande où est le père. La mère répond alors : « C’est ma sage-femme. Il tient l’enfant dans ses bras ! » Un peu plus tard, le photographe propose à la mère de tenir son petit garçon dans ses bras, à quoi elle répond par : « Oh, c’est une petite fille ». Et à le photographe répond à son tour : « Pardon, vous aviez parlé de ‘l’enfant’, je pensais que c’était un garçon. ».

Donc si dans l’exemple de la mère médecin, on ne pense pas à ce qu’elle, le médecin, puisse être une femme, ce n’est pas un problème linguistique (puisque les méprises de « genre » peuvent apparaître dans d’autres exemples), mais de société, de stéréotype.

C’est tout à fait exact que la langue puisse trahir certains stéréotypes de genre, mais est-ce que c’est à la langue de tordre le cou à ces stéréotypes ? Est-ce qu’adopter une langue soit disant plus inclusive ferait d’une société qu’elle devienne moins sexiste ? Les langues turques et chinoises n’auraient pas de problème de genre, d’accord, mais est-ce que les Turcs et les Chinois ont moins de problèmes de sexisme que dans d’autres cultures possédant des langues « genrées » ?… La langue aurait ce pouvoir de changer les sociétés victimes des biais cognitifs responsables des stéréotypes de genre et des inégalités, ma foi, on pourrait toujours essayer, sauf que justement ces exemples turcs et chinois laissent entendre que ça n’a pas forcément à voir.

Rien n’interdit en revanche de chercher à adopter certains usages pour qu’ils soient plus inclusifs. Mais l’usage, en général, en matière de langue, en tout cas dans l’histoire récente de la langue française, ça se commande mal (cf. les différentes réformes de l’orthographe jamais passées dans l’usage). Admettons qu’il y ait une autorité qui aurait le pouvoir de changer les habitudes d’usage, rien ne dit qu’elle y parviendrait. Les exemples récents de tentatives d’infléchissement des usages orthographiques ne sont pas en faveur d’une telle éventualité. Du reste, une telle autorité n’existe pas. L’usage, c’est quelque chose qui varie assez peu et qui se fait sur de longues périodes, rarement à l’échelle d’une vie. L’Académie française par exemple n’a aucun pouvoir là-dessus. On ne fait toujours que constater l’usage. Et l’usage, il ne se détermine pas en un claquement de doigt. Les habitudes ont la peau dure. Quand par exemple, on voit débarquer un nouveau terme comme « le Covid », alors que le bon usage parle, lui, de « la Covid », je ne pense pas qu’on puisse encore tout à fait parler d’usage. Quand les correcteurs et rédacteurs se seront mis à la page et auront compris leur responsabilité, et leur méprise (confondant « le Covid » avec un « coronavirus » alors que « Covid » désigne une maladie), on peut penser que l’usage tendra plus vers le féminin, et c’est seulement après une longue période, une fois qu’un usage se fige, qu’on peut alors parler de véritable usage. Les habitudes ne se changent donc pas ainsi. On peut certes chercher à faire tendre un usage vers une direction différente que celui alors adopté, mais il y a fort à parier que cela rencontre des résistances, et donc ne s’impose pas de suite. Nul besoin d’ailleurs d’avoir « raison » pour qu’un usage qu’on juge mauvais s’impose ou persiste avec le temps (ça fait des siècles par exemple qu’on préconise d’utiliser l’indicatif à la suite de « après que », et que son usage est toujours aussi mal répandu).

Je rappelle par exemple que, loin de l’automatisation d’une supposée supériorité institutionnelle voire complotiste du genre masculin dans la langue, certains termes génériques, c’est-à-dire identifiant les individus indifféremment de leur sexe, sont de genre grammatical féminin : la personne, les gens (pas toujours), la victime, etc.

En pratique, il est vrai que l’usage peut évoluer rapidement, mais sauf erreur de ma part, il passe toujours par la langue orale avant de passer à l’écrit. Quand on décide à la fin des années 90 la féminisation des noms de métier, si leur usage se répand depuis de plus en plus, c’est à l’oral qu’il se fait, puis éventuellement à l’écrit. Je n’ai rien contre par exemple « auteure », qui est un usage plus doux à l’orale que « autrice » et qui marque cependant le féminin à travers le hiatus entre « une » et « auteure ». Et reste à voir si l’usage de « autrice » se répand. Personne ne peut encore le savoir. En revanche, quand on veut imposer le pronom « iel », pourquoi pas, mais c’est d’abord à l’oral que l’usage doit passer, pas à l’écrit. L’écrit retranscrit les évolutions de la langue orale, il ne doit pas y avoir beaucoup d’exemples dans le sens contraire. J’ai déjà des doutes que « iel » puisse se généraliser à l’oral (même si je trouve ça charmant), mais alors pour « celleux », ça devient déjà plus improbable. À moins de passer par une dictature imposant cet usage du même type que celle ayant imposé des usages contrariant les formes féminines au XVIIᵉ siècle, ces formes ont peu de chance de dépasser le stade du jargon stigmatisant. Quant aux usages typographiques, l’usage me semble bien plus compliqué à changer qu’un usage oral, et je suis personnellement absolument contre le fait que la typographie impose des usages qui ne sont pas transférables à la langue orale : c’est typiquement le cas pour les points médians. La langue française est déjà si remplie de pièges pour les dyslexiques que je ne vois pas l’intérêt de leur compliquer encore plus la tâche. Et j’insiste, une langue doit pouvoir être lue : sa grammaire ou ses usages typographiques suivent les évolutions de la langue parlée, si on veut créer une langue écrite et une autre parlée, c’est le premier stade vers encore moins d’inclusion, on y fera peut-être semblant d’y inclure tous les genres, mais on y interdira de plus en plus les pauvres et ceux ayant des difficultés de lecture à avoir accès aux savoirs que la langue est censée transmettre à tous.

Vous ne verrez jamais des notes de bas de page par exemple dans un texte usant de discours direct. Guillemets et accents quant à eux sont précisément utilisés pour marquer à l’écrit une forme d’oralité afin d’en respecter les usages, pas le contraire. Et si d’autres arguments sont tout à fait pertinents pour justifier de l’usage des points médians, le fait qu’ils se soient adoptés largement me laisse dubitatif. L’usage des parenthèses pour y inclure féminin et pluriel n’était pas beaucoup plus répandu. Le langage familier, celui qui fait pour beaucoup l’usage, apprécie en général assez peu qu’on lui complique la tâche. L’usage va même probablement plus vers une simplification des usages que le contraire. Sans compter qu’à partir du moment où ces usages sont un marqueur social ou idéologique, il y a peu de chances qu’ils se développent de manière démocratique dans les populations. Prenons par exemple la manière inclusive d’évoquer successivement substantif masculin suivi ou précédé de son équivalent féminin, dans l’esprit des gens, cela n’a rien de naturel et dénote une certaine forme de démagogie propre à certains individus : personnes politiques, publiques, etc. « Françaises, Français… » Je ne suis pas sûr qu’on y gagnerait à inclure un nouveau marqueur social au niveau de la langue. C’est en ça que la langue inclusive ne le serait en réalité pas du tout.

Mais attendons de voir comment ça évolue. Si pour tout un tas de raisons, je ne suis pas favorable à un usage personnel de la plupart de ces propositions (je serais plutôt amusé de voir par exemple ce que donnerait l’usage oral de « iel », ça pourrait à la fois devenir savoureux, amusant et charmant de voir ainsi à la manière des Suédois un nouvel usage apparaître dans la langue orale), si même, pour l’heure, leur usage me choque quand j’ai à les lire, je serais curieux de voir quels usages nouveaux seraient susceptibles de s’imposer dans la population. Si c’est un marqueur supplémentaire de différences sociales, ce serait juste triste. Mais j’ai par le passé été déjà réticent à voir chahutés mes usages. Il est important de rappeler que certains, dont je fais partie, n’ont pas la même flexibilité que d’autres pour s’habituer au changement d’usages, en particulier dans ce domaine. Surtout quand l’usage qu’on cherche à nous imposer est si clairement idéologique et que la langue nous paraît être le dernier endroit pour mettre en œuvre des changements qui devraient être d’abord mentaux et sociaux. Je me rappelle par exemple avoir grandi en lisant des livres sans accent sur les majuscules et avoir trouvé ça « moche » à une époque, de mémoire, quand un accent avait fait la polémique sur les billets de banque de 50 francs « Saint-Exupéry », et plus tard quand son usage (moins fautif) m’est apparu d’un coup beaucoup plus large à l’arrivée d’Internet. Un usage dont je ne peux plus désormais me départir. À voir, donc.

Féminisation de la langue, terrorisme linguistique et usage

D’abord, arrêtons de confondre le sexe et le genre grammatical des mots. Les genres féminin, masculin ou neutre en français n’ont rien à voir avec les sexes. Ce qui détermine le genre d’un substantif, c’est comme pour beaucoup de choses en français, l’usage. « Une table » est de genre féminin, mais elle n’a évidemment pas de sexe, et l’usage qui détermine qu’un substantif soit féminin ou masculin n’est ni déterminé par le droit ni par la logique. L’usage seul commande. Personne n’a déterminé et imposé aux autres qu’une table devait être de genre féminin. C’est ainsi que quand on évoque « une belle enflure », ça désigne plus probablement un homme alors même que le substantif pour le désigner est féminin ; même chose avec « un cordon bleu » qui pourra s’appliqua à une femme.

Quand on a compris que le genre des substantifs n’avait rien à voir avec les sexes, il devient inutile de chercher à féminiser des termes dont l’usage a fait qu’ils étaient de tel ou tel genre. Doit-on féminiser le substantif « utérus » sous prétexte qu’il n’est pas la propriété de ces messieurs ? Donc un homme « sage-femme », ça ne devrait poser aucun problème. La langue ne discrimine pas, c’est l’usage pratique cette fois des métiers qui discrimine. Ce n’est pas la langue qu’il faut féminiser, mais la société. Et si de nouveaux usages se mettent en place, ce n’est encore une fois à aucune autorité supérieure ou lobby de décider ce qui est bon pour la langue et pour tous (parce que nous sommes tous propriétaires de notre langue) : ce sera, à l’usage, des pratiques, des habitudes nouvelles prises qui s’imposeront ou non par rapport à d’autres. L’usage, c’est l’affaire de tous, à l’image d’un consensus dans le domaine scientifique ou en histoire. Les idéologies sont les pires parasites trouvées sur le chemin d’une langue quand il est question d’en changer l’usage. Au même titre que des règles d’orthographe nouvelles, décidées il y a vingt ans, et qui ne sont toujours pas appliquées dans l’usage, rien n’y personne n’a le pouvoir de dicter aux autres ce qui est notre bien commun, la langue. Ça vaut à la fois pour les Académiciens dont on prête ces jours-ci un peu trop de pouvoir de décision, comme pour les féministes extrémistes qui trouvent dans la féminisation de la langue une nouvelle croisade à mener contre les hommes.

Quand on m’explique que la langue a besoin d’être à nouveau féminisée parce qu’elle a été il y a quatre siècles masculinisée, c’est donner d’une part un peu trop de crédit à une institution comme l’Académie française qui, hier comme aujourd’hui, n’a pas autorité pour changer à ce point l’usage de la langue (hier sans doute plus qu’aujourd’hui, mais je doute que des décisions prises il y a quatre siècles par des Académiciens aient pu être suivies à ce point dans la population au point de modifier la langue, les usages en cours, pour les figer sous une autre forme — jolie théorie du complot, forcément celui de ce bon vieux patriarcat) ; d’autre part, la langue ne fonctionne pas selon un principe de droit ou de justice. Si une telle décision avait été prise il y a quatre siècles, et si l’usage a changé, pourquoi devrions-nous penser que l’usage doive revenir à ce qui se faisait avant ?! Parce que « c’était mieux avant » ?

Il est assez consternant de voir que cette question de la langue, nécessaire pour certains corps de métier qui se féminisent (mais c’est l’usage formel d’une société qui pousse à un usage pratique de la langue) servent d’étendard à ces extrémistes de tout poil. Celles-ci voudraient imposer l’écriture inclusive à tous et voudraient justifier leur totalitarisme (pas seulement linguistique) en prétendant que la langue, et ceux censés l’établir (sic) se sont au cours de l’histoire servis de la langue pour opprimer les femmes. L’hypocrisie, le politiquement correct et la peur de ces casseuses de couilles pourraient, ironiquement (ou tragiquement) avoir raison des plus sensés, et ainsi, on pourrait voir des usages se répandre par peur de passer pour un ignoble macho. Cela passera au moins pour un certain nombre de termes féminisés, mais je doute que cela aille un jour jusqu’à l’adoption d’une écriture inclusive (autrement ce serait une victoire bien triste du totalitaristiquement correct). L’exemple d’« auteur » pour une femme (alors même qu’une fonction, par un substantif, n’avait donc pas besoin d’être « féminisé ») sera intéressant à suivre. Parce que les plus totalitaires voudraient réparer la prétendue injustice faite il y a des siècles au terme « autrice », quand il est plus vraisemblable que celui d’« auteure » suffise à l’avenir. L’usage ira probablement au plus simple, et il y a au moins une chose contre laquelle les totalitaristes de la langue ne pourront pas lutter, c’est que si certains usages deviennent des marques idéologiques, cela compromettra de fait leur passage dans l’ensemble de la population.

En attendant, au lieu de chercher à définir ce que devrait être un bon français (au lieu du bon usage), on devrait se féliciter que de telles polémiques permettent aussi de voir de nouvelles propositions de langue et des usages alternatifs peu à peu cohabiter avec d’autres. Parler de la langue, c’est lui donner vie. S’il y a quatre siècles des Académiciens ont voulu masculiniser la langue, c’est peut-être aussi que c’était le signe d’une époque, pas forcément ou seulement plus par sexisme, mais aussi durant laquelle le français était moins inscrit dans le marbre. Une chance alors, parce qu’à perdre certains usages, et pas seulement au niveau des ouvertures féminisantes de la langue, figer une langue, même si on peut en comprendre l’intérêt jusqu’à une certaine mesure, c’est aussi un peu lui nuire. Tant qu’on ne touche pas trop à la grammaire, qui elle doit rester figée, l’usage de ce qu’on fait de notre vocabulaire ne s’en portera que mieux si on en accepte de multiples variantes. Des usages mous, et des usages forts. Mais des usages toujours. Et cela, que ce soit de pauvres petits Académiciens qui ne font plus autorité depuis longtemps (si tant est qu’ils l’aient jamais fait un jour), ou des féminazis (les néologismes sont aussi toujours les bienvenus, surtout quand ils sont formés de mots-valises amusants), ils n’y changeront rien.

L’invention du champ contrechamp, en cinéma et en littérature, une histoire d’attaques

L’invention du champ contrechamp, en cinéma et en littérature, une histoire d’attaques :

1900, Williamson réalise Attaque d’une mission en Chine (les contrechamps supposés sont perdus, mais pour la première fois, on a l’idée de montrer une même action selon des points de vue différents et alternativement pour reproduire une illusion de continuité narrative. (La même année, son comparse de Brighton, George Albert Smith utilisait le même procédé dans La Loupe de grand-mère et dans L’Astronome indiscret).

1903, variation élargie et américaine du champ contrechamp : le montage alterné (ou dans ce cas précis, peut-être plus un montage parallèle). Dans Le Vol du Grand Rapide, Porter montre simultanément (et non plus alternativement) différentes actions amenées à fusionner (la continuité est biaisée et le principe ne sera utilisé qu’en littérature ou bientôt sous la forme de flash-back au cinéma).

1904, en littérature cette fois, Conrad reproduit le désordre chronologique de Lord Jim, paru en 1899 (soit l’année du premier montage à Brighton). Notamment lors du passage presque porterien du chapitre III vers le chapitre IV : à la toute fin du chapitre III (qui montre une insurrection donc une attaque à travers le point de vue de Viola réfugié chez lui avec sa famille) l’auteur fait intervenir Nostromo sans que l’on sache encore que c’est lui. Et au début du chapitre IV, il retranscrit brièvement la même situation, cette fois avec le point de vue de Nostromo, et jusqu’à son intervention chez Viola.


Moi qui avait toujours pensé que Porter n’avait juste rien compris à l’innovation des Anglais de l’école de Brighton (en 1903, il reproduit encore Life of an Americain Fireman, remake d’un film britannique ne respectant pas la même continuité chronologique), possible qu’il ait été (en y pensant très fort) un adepte également du mode narratif « oblique » ou en « fragments » cher à Conrad.