The Sentinel, Clark Johnson (2006)

The Sentinel

The Sentinelthe-sentinel-clark-johnson-2006Année : 2006

Réalisation :

Clark Johnson

6/10  lien imdb
 

Vu le : 28 juillet 2007

Pas mal. Pour le plaisir de voir à nouveau Michael Douglas au cinéma (et plus crédible qu’un Will Smith ou je ne sais qui) et la Longoria en potiche.

Le déroulement de l’histoire vers la fin est un peu facile : « La femme du Président m’a tout dit, je suis ton ami ». Elle ne pouvait pas lui dire avant ?

Et puis il n’y a pas de course de voitures, de grosse explosion (il y en a une, mais il n’y a pas quarante caméras dessus pour faire un montage sensationnaliste).

Un film sage, réaliste (dans la mise en scène), dans lequel on a le temps de respirer et de profiter.


Thief, le Solitaire, Michael Mann (1981)

Le Solitaire

Thief

thief-le-solitaire-michael-mann-1981Année : 1981

Réalisation :

Michaël Mann

8/10 IMDb  iCM
Listes :


MyMovies: A-C+

 

Avec :

 

James Caan
Tuesday Weld
Willie Nelson
 
 
 
Vu le 5 juillet 2007

Je ne suis pas un grand fan Michael Mann d’habitude (même si j’ai adoré Collateral), mais j’ai beaucoup apprécié ce film. Par certains côtés, ça a un peu vieilli, la musique notamment qui est datée. C’est un néo noir, une histoire classique cent fois vues (le mec qui veut faire un dernier casse pour se ranger, mais ça tourne mal…).

Tout l’intérêt du film est en fait dans son écriture : les dialogues notamment, qui font penser aux Sopranos, avec un style réaliste, très imagé, une sorte de Tarantino au premier degré, plus noir, et plus désabusé…

Encore un film avec James Caan — il n’a pas fait que des navets à l’époque (après…).


Histoire de détective, William Wyler (1951)

Detective StoryHistoire de détective, William Wyler (1951) Detective StoryAnnée : 1951

 

Réalisation :

William Wyler

9/10  lien imdb

Sur La Saveur des goûts amers :

Les Indispensables du cinéma 1951

Listes sur IMDb :

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MyMovies: A-C+

Noir, noir, noir…

Huis clos – behind locked doors (or almost)

Vu en juin 2007

Un huis clos dans un commissariat de police. Super théâtral (dans le bon sens du terme), un procédé repris quarante ans plus tard dans Urgences, du moins dans son début avec le passage de nombreux spécimens, et une intrigue qui peu à peu se resserre autour d’un même sujet, resserrant également les fils de l’action jusqu’au dénouement final qui, référence au théâtre classique oblige, se termine là aussi en tragédie…

Du très grand art.


Annexe : Histoire de détective et film noir


Le Dahlia noir, Brian De Palma (2006)

The Black Dahliale-dahlia-noir-brian-de-palma-2006Année : 2006

 

Réalisation :

Brian De Palma

7/10  lien imdb
Liste sur :

 

MyMovies: A-C+

Vu le : 1 mai 2007

C’est du Ellroy, donc incompréhensible. Mais c’est la loi du genre ou presque (polar noir, intrigue enfumée…). LA Confidential était déjà imparable dans ce genre, et du tout bon : ça ne sert à rien de comprendre, il faut se laisser porter par la musique des images, des ambiances, et après tout l’histoire, on s’en moque comme dans le Grand Sommeil d’Hawks. Tout ce qu’on veut, c’est voir les beaux yeux clairs de Mia Kirshner sur une pellicule noir et blanc…

Il était temps que De Palma refasse un bon film. Il reprend la recette du temps suspendu pendant des heures dans une séquence dramatique et purement visuelle, avec des ralentis et des escaliers. De Palma se copie en train de copier le Cuirassé Potempkine. Sacré De Palma, maintenant qu’il en a fini de piller les autres, il se parodie lui-même — c’est peut-être une nouvelle carrière qui commence. On aura peut-être droit à un reremake de Scarface avec Justin Timberlake dans le rôle de la face fendue (tiens encore une histoire de face fendue, une vraie thématique de cahiers ça…).


 

Le Dahlia noir, Brian De Palma 2006 The Black Dahlia | Universal Pictures, Millennium Films, Signature Pictures, Nu Image Entertainment GmbH


Infernal Affairs, Andrew Lau et Alan Mak (2002)

Chassé-croisé

Infernal AffairsInfernal Affairs, Andrew Lau et Alan Mak (2002) Année : 2002

Liens :
IMDb  iCM

Limguela top films

MyMovies: A-C+

8/10

Réalisateurs :

Wai-Keung Lau, Alan Mak

Que ce soit celui de Scorsese (les Infiltrés) ou celui-ci, les deux sont très bien. Il reste pas mal de différences pour en faire deux films à part entière (les acteurs, par exemple…, ne sont pas les mêmes, j’ai remarqué).

L’une de ces différences, c’est que les scénaristes us ont voulu remédier au problème (léger) de la dispersion de deux personnages féminins dans l’original. C’est vrai que la psy et la femme romancière ne sont pas très développées ; il faut avouer que les réunir en un seul personnage pouvait être une bonne idée, un peu comme c’est la mode décidément en ce moment à Hollywood, ça donne trop de poids à un personnage féminin, un aspect « amoureux » hors sujet dans le contexte d’un film criminel (en tout cas, ça sape l’unité d’action).

Le problème, ainsi, en voulant réparer un très léger défaut de l’original, c’est qu’ils ont pris le risque de se tromper, et franchement, c’était sur ce point justement que ça m’avait dérangé dans le film de Scorsese : à savoir que la coïncidence que la même femme se retrouve comme par hasard au milieu des deux « infiltrés », ce n’était pas très crédible. Mais dans un autre sens, le scénario américain a amélioré des détails incompréhensibles dans cet original (notamment la période où le flic infiltré s’absente pour aller « voir une masseuse », et que le truand au QI de poule n’avait rien compris à l’histoire…).

Et puis, il y a quelque chose qui m’a frappé dans celui-ci, c’est que ça semble être produit comme un véritable blockbuster asiatique, où chaque détail n’est pas laissé au hasard, où tout doit être visible, accessible (formaté) pour le public : comme le fait de prêter autant d’attention au générique et à la musique (il est loin le temps où John Woo utilisait de la guimauve sur un synthé). Mais ce n’est peut-être qu’une impression…

Autre chose qui m’a étonné, Scorsese est connu pour être le cinéaste de la rédemption (ça, ce n’est pas moi qui le dis, j’n’ai jamais particulièrement remarqué — les thèmes cathos moi…) et là, c’est paradoxal parce que la fin chinoise est très rédemptrice (en tout cas, l’un des héros tente de se racheter une “vertu”) et dans le film us, ça a complètement disparu puisque le type choisit une autre voie (si je me souviens bien le Scorsese — j’avoue ne plus trop me souvenir de la fin — il se passe tellement de choses).

Et puis, c’est avec Tony Leung… À chaque fois qu’il y a un bon film, vous pouvez être sûr qu’il est dans le coup… (comme souvent avec feu Leslie Cheung).

L’acteur qui joue le chef mafieux est excellent. L’idée de lui donner autant d’humour, c’est ça aussi qui fait le succès du film. Très américain (comme beaucoup de choses dans la direction d’acteur de ce film), car aux USA il est primordial de savoir rendre sympathique (ou en tout cas attractif pour le spectateur) un méchant. Et jusqu’à présent, les rôles de mafieux à HK tiraient toujours une gueule pas possible. Vive la nuance…


La Marque du tueur, Seijun Suzuki (1967)

Tirez sur le bassiste

Koroshi no rakuinLa Marque du tueur, Seijun Suzuki (1967)Année : 1967

 

Réalisation :

Seijun Suzuki

7/10  lien imdb
 

Les Indispensables du cinéma 1967

Vu le : 22 avril 2007

C’est dingue le nombre de films asiatiques qui passait à l’époque à la trappe en Europe ! Il n’y avait guère que Kuro, Mizo et Kobayashi qu’on connaissait (Ozu il me semble qu’on ne l’a découvert que dans les années 80′). Ils faisaient quoi dans les festivals, les distributeurs ? (remarque, il a peut-être fait le tour d’Europe, j’avoue ne pas avoir recherché). Il y a en plus une parenté très forte avec la Nouvelle Vague française : entre Godard et Melville, avec également un montage rapide à la mode dans le cinéma italien dans ces années-là.

L’histoire est un peu sans intérêt (les vicissitudes d’un tueur dans la mafia qui rate un coup et qui devient à son tour la cible…). Elle est même parfois un peu compliquée à suivre. C’est vraiment la mise en scène qui prime, dans la pure tradition de la Nouvelle Vague ou des “errances” qu’on trouve beaucoup dans le cinéma italien des 60′. C’est daté, parfois un peu obscure, mais si on aime ce genre de ciné ça vaut vraiment le coup de le voir.

J’ai vu peu de films de Suzuki pour l’instant. Élégie ne m’avait pas franchement convaincu (très excessif, dans le même genre et à la même époque, je préfère et de loin, les films d’Imamura), tandis que j’adore la Jeunesse de la bête. Il faudra encore quelques films pour me faire une idée.*

*La Vie d’un tatoué[1] est très bien.


La Marque du tueur, Seijun Suzuki 1967 Koroshi no rakuin Nikkatsu

La Marque du tueur, Seijun Suzuki 1967 Koroshi no rakuin | Nikkatsu


La Vie des autres, Florian Henckel von Donnersmarck (2006)

Das Leben der AnderenLa Vie des autres (2006), Florian Henckel von DonnersmarckAnnée : 2006

Vu le : 20 mars 2007

Réalisation :

Florian Henckel von Donnersmarck

9/10  lien imdb

— TOP FILMS

Top films allemands

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MyMovies: A-C+

Excellent (Oscar du meilleur film étranger). Jusqu’aux dernières séquences, le film est sérieux, appliqué (austère, diraient certains), et puis les multiples épilogues apportent chaque fois quelque chose de nouveau et de très émouvant. Pourtant le style reste toujours très dépouillé ; il en ressort quelque chose de digne qui émeut silencieusement.

Ça fait plaisir de voir de bons films allemands contemporains. Goodbye Lenine était plus un film gadget basé sur une bonne idée de départ parce qu’après la mise en scène ne laissait pas présager le meilleur. Il y avait du bon dans Cours Lola, — film techno qui donne mal à la tête. Il y a tellement de bons metteurs en scène ailleurs en Europe (hormis en Italie où c’est un peu le désert aussi) qu’on peut espérer qu’un nouveau Fassbinder apparaisse, ou du moins, que les meilleurs n’aillent pas pervertir leur talent aux USA.


The Machinist, Brad Anderson (2004)

21 grammes

The Machinistthe-machinist-brad-anderson-2004Année : 2004

 

Réalisation :

Brad Anderson

5/10  lien imdb
 

Vu en 2007

Christian Bale fait peur en “gros” maigrichon (50 kg !!!).

La parano, la culpabilité… Un tout petit film, très intéressant. Un peu glauque aussi. D’ailleurs, il y a un filtre gris-vert…, mais mon Dieu qu’il est maigre…

En dehors de la « maigreur de l’automobiliste au moment de se sentir coupable », Bale est certes particulièrement impressionnant. Je n’aime vraiment pas l’acteur. Déjà dans L’Empire du soleil de Spielberg, à 12 ans il paraissait toujours arrogant ; dans Equilibrium, American Psycho et même Batman Begins, c’était toujours le même personnage froid, pervers… Plus de nuances ici. On voit que c’est un bon acteur dans les scènes où il est seul (et pas torse nu, maigre à gagner l’oscar du régime Dukan), il a une manière d’oublier la caméra, d’avoir un jeu spontané qui est vraiment impressionnant.

Après, je ne parle pas anglais assez bien pour juger du reste de la performance, mais de toute façon je l’ai vu en français, vu que l’autre version était en espagnol (bah…, c’est un film espagnol, et dans ce cas c’est comme les films de Leone, les vraies versions originales, ça n’existe pas, même s’il n’y a pas tant que ça d’acteurs espingouins dans le film).

Reste qu’aujourd’hui le film me laisse un mauvais souvenir… trop glauque quoi.


Le Grand Couteau, Robert Aldrich (1955)

Le Grand Couteau

The Big Knife
Le grand couteau (1955)Année : 1955

Réalisation :

Robert Aldrich

Avec :

Jack Palance
Ida Lupino
Rod Steiger

9/10 IMDb iCM

— TOP FILMS

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L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Huis clos – behind locked doors (or almost)

Noir, noir, noir…

Huis clos (adapté d’une pièce de théâtre) où un acteur en fin de cycle est pris entre sa femme, son agent et les studios… Lui veut arrêter parce qu’il est mal dans sa peau, alcoolique ; les autres veulent le forcer à reprendre du service sans se soucier de sa santé… Avec Jack Palance (Aldrich avait aussi déjà tourné avec lui pour Attaque !). Et ce Palance n’a jamais été aussi bon que quand il jouait des rôles de grands tendres. Un mec de deux mètres, sensible comme un gamin, c’est bô. (Voilà un film qu’il faudrait revoir…)

Le Grand Couteau (The Big Knife) Robert Aldrich 1955 The Associates & Aldrich Company


Fargo, les frères Coen (1996)

Fargo

Fargo

Année : 1996

8/10 IMDb

Réalisation :

les frères Coen

Avec :

William H. Macy
Frances McDormand
Steve Buscemi

TOP FILMS

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1er mai 1997

Voilà deux films de la nouvelle génération américaine que je voie aujourd’hui (l’autre étant Pulp Fiction), et c’est comme une claque, moi qui ne vois pas beaucoup de films récents.

Deux points communs entre Fargo et Pulp Fiction : le polar dérision, décalé, avec deux styles différents.

Les Coen s’attachent à montrer des petites gens dans un bled pommé et qui jouent à un jeu de grands, et bien sûr on a de catastrophe en catastrophe. Je ne m’attendais pas à voir ce genre de films satiriques sachant rester sympathiques vis-à-vis des personnages. Les premières minutes sont déroutantes, comme un film noir contemporain et en couleur, et avec une forme de dérision absente dans ces vieux films noirs des années 40-50.

Surpris donc, mais aussi émerveillé par la maîtrise de la mise en scène des frères Coen. Le scénario est limpide avec une évolution parfaite, comme un engrenage qui ne peut plus être enraillé une fois lancé. Et enfin émerveillé par l’identité esthétique du film, de son style plein de fraîcheur. Très européen on pourrait presque dire (même si nous semblons adopter la dérision par défaut).