Les conseils santé-écolo de Doctie Sumo

Eh, oui, c’est le retour des conseils santé de Doctie Sumo ! 5 ans sans vidéo, je sais que je vous ai manqués ! Ainsi, pendant mon absence les abonnés se sont multipliés, vous êtes désormais 125 000 abonnés à me suivre. Merci à vous !

Pour cette nouvelle vidéo événement, j’honore un nouveau sponsor. Si vous voulez aller directement à la vidéo et suivre le sujet du jour, je vous conseille d’utiliser la timecode située en bas de l’écran.

Ce sponsor, c’est La Saveur des goûts amers, un site écrit et réalisé par Limguela (prononcé « l’un-gué-là », il y tient paraît-il — Cyril Hanouilla aurait prononcé « lime gueule là », quelle gaffe !). Vous trouverez le lien du site tout en haut à gauche. Je vous laisse le découvrir. Pour faire court, Limguela a un blog où il fait comme votre serviteur, donner son avis, mais avec moins de succès malgré un court passage à la télévision ! Abonnez-vous à son site, et allez voir de quoi il parle… Vous me direz ce que vous en pensez en commentaires ! Moi, je n’ai pas été déçu ! Pas de code promo, son site est gratuit !

Venons-en au sujet du jour pour ce retour 🕯 auprès de vous, ma communauté chérie.

Le sujet, dekoikonparle :

Aujourd’hui, nous allons parler de sobriété cosmétique et ménagère ! La planète est en danger, je vous l’avais révélé en exclusivité lors de ma troisième vidéo ayant inspiré le GIEC ! (Ma plus grosse vue sur YouTube à ce jour et que j’ai rapidement démonétisée comme promis — #nostalgie).

Pour la sauver, la planète, tout le monde n’a pas la chance d’être une grosse entreprise polluante disposant d’un grand levier sur son impact environnemental : pour nous, ou pour vous, simples abonnés, de petits gestes suffisent. Malheureusement, on ne sait pas toujours bien quels sont précisément ces gestes. Dans le taoïsme, on parle de « non-agir », eh bien, dans la philosophie de Doctie Sumo, on parle de « sobriété consumériste ». C’était, si vous vous en souvenez, l’objet de l’épisode 24 de ma chaîne, mais nous allons parler ici plus spécifiquement de « sobriété cosmétique ». Eh, oui ! La meilleure astuce de grand-mère, c’est encore celle qu’on s’abstient de suivre ! Ne pas porter atteinte à la planète ne passe pas forcément par plus de « naturel », mais par plus de sobriété. Le mieux, ici, passe par le moins. Cela vaut aussi pour votre santé. La meilleure astuce que je pourrais vous donner, c’est encore de ne rien faire. Appelons ça le non-agir consumériste, ou la sobriété des soins.

Vous me connaissez, je ne livre jamais de conseils sans les étayer d’une savante expertise. Cette expertise m’a demandé 5 ans de travail acharné. C’est pourquoi je n’ai produit aucune vidéo depuis tout ce temps ! Hé, oui ! Pour vous dire, à l’époque, il n’y avait pas de petites cloches sur YouTube. Alors, j’espère que vous ne m’avez pas oublié, et que vous trouverez cette vidéo sans peine au milieu de vos innombrables abonnements ! Et puisque vous êtes là, profitez-en pour passer sur mon nouveau compte Ulule et pour me remercier de cette sobriété vidéatesque ! Abonnez-vous ! likez la vidéo… et donc… activez la petite cloche ! (J’ai l’impression d’être un débutant… Vous m’avez manqué !)

Plus que de véritables conseils, je tiens plus précisément ici avec cette nouvelle vidéo à partager avec vous le fruit de ces 5 ans d’expérience. Une expérience, vous l’avez compris, consistant à réduire au minimum ma consommation de biens cosmétiques et ménagers. Les effets sur la santé de cette expérience y seront également brièvement exposés et demanderont à être confirmés par vos propres expériences. Je compte sur vous ! En effet, je vous demanderai de suivre ces mêmes conseils pour les cinq années qui suivent ! N’hésitez pas à les partager en commentaires et à en proposer d’autres en faisant adopter à la communauté vos propres protocoles ! Mais ne soyez pas trop longs ! Les commentaires, c’est bon pour l’algorithme YouTube, mais pas tellement pour la sobriété de nos serveurs !

Sobriété donc, venons-en au fait !

Premier produit : le savon.

La société de consommation du 20ᵉ siècle nous a fait prendre l’habitude d’utiliser communément ce que l’on appelle du gel douche. Question sobriété, on est mal. Le gel douche contient principalement un produit, inoffensif mais inutile, dans une bouteille, puisque vous pouvez vous en procurer encore facilement de nos jours, j’ai nommé : l’eau ! Une bouteille de gel douche contenant entre 200 ml et 700 ml sera consommée entre une semaine et un mois pour une utilisation quotidienne ! En comparaison, un savon tout ce qu’il y a de plus classique, utilisé quotidiennement, aura une durée de vie entre 5 et 9 mois pour un savon à usage corporel ; pour un savon pour le visage, sa durée attendue, toujours pour une utilisation quotidienne, peut monter jusqu’à 15 mois !

En 5 ans d’expérience et études, je n’ai donc eu besoin de renouveler mon stock de savons par lot de 2 ou 3 que trois fois (en comparaison, un utilisateur de gel douche habituel aurait acheté et consommé l’équivalent d’une baignoire entière de gel). Sobriété garantie.

Deuxième produit : le dentifrice.

D’aucuns me diraient que les dentifrices « naturels » peuvent être une alternative crédible aux dentifrices industriels. Je vous le rappelle, le propos de cette expérience et de cette vidéo n’est pas de faire un appel à la nature, mais bien de faire la preuve de l’efficacité de la sobriété tant sur notre santé que sur l’environnement. Rappelons ainsi que les dentifrices industriels contiennent du fluor, et que celui-ci est essentiel à la bonne santé de nos dents. Nous ne saurions ainsi nous passer de dentifrice industriel. La sobriété est ailleurs.

Mes parents Sumo m’ont appris tout jeune à me laver les dents 2 fois par jour, matin et soir. C’est, je pense, la norme pour beaucoup, elle est cependant insuffisante. Après cinq ans d’études, j’en suis ainsi venu à la conclusion qu’il vaut mieux multiplier les brossages dans la journée avec peu de pâte à dentifrice. Pour faire moins, il faut faire parfois plus. Plus de brossages réguliers après chaque repas, c’est la garantie de ne pas passer par le dentiste ou par des opérations lourdes. Et cela, avec, en plus, moins de pâte à dentifrice ! Madame Sumo, elle, avant de me quitter pour un karatéka dispendieux en gel douche, avait pour habitude d’imiter les publicités pour les pâtes à dentifrice en versant de grandes coulées majestueuses de pâte sur la brosse. Il ne lui fallait ainsi pas plus de 30 secondes pour cracher la mousse dans le lavabo, et elle n’a jamais éprouvé le besoin de verser moins de pâte sur sa brosse… Les dentistes disent qu’une « noix » de pâte suffit, je dirai même qu’une larme suffit, surtout si vous multipliez vos brossages dans la journée ! Eh oui, rappelons que le dentifrice ne lave pas la bouche et qu’en dehors du fluor, il ne contient aucun élément indispensable à l’hygiène dentaire. La pâte a de légères propriétés abrasives, c’est vrai, mais l’efficacité du brossage tient essentiellement dans l’action mécanique de la brosse sur les dents et les gencives. Voilà qui devrait vous assurer une hygiène dentaire parfaite à moindre impact sur l’environnement !

Sur 5 ans, Madame Sumo a utilisé en moyenne 7 tubes de dentifrice par an avec deux brossages quotidiens. Plus de trois fois ma consommation ! Expérimentez à votre tour et dites-moi en commentaires ce que vous en concluez !

Alors n’oubliez pas, dès que vous sortez, prenez votre dentifrice ! Juste une larme ! Libérez la pâte à dentifrice de vos salles de bain, dégainez vos brosses, et sortez-les en toute occasion ! « Ce soir, je sors ma plus belle brosse pour aller danser oé-oé ! »

Troisième produit : le shampooing.

Admettons que la quantité de shampooing nécessaire à un lavage soit proportionnelle à la longueur et à l’épaisseur de nos cheveux, eh bien malgré cela, que vous soyez des quasi chauves ou des Vénus de Botticelli, je vous encourage à essayer de réduire votre consommation. C’est possible. Et nécessaire. À la fois pour l’environnement et pour la santé de vos cheveux. Madame Sumo, avant que son karatéka lui prodigue de savants massages capillaires à l’huile de ricin et explose sa consommation de détergent parfumé, avait une consommation peu raisonnable de shampooing. Et Madame Sumo ne devait pas être une exception. Elle disposait en général de 4 détergents à cheveux différents : souvent 2 shampooings différents selon l’humeur et selon l’odeur que Madame voulait se donner ce jour-là, et 2 après-shampooings. Tout cela ne dit rien sur la quantité réellement appliquée sur les cheveux, c’est vrai. Madame ayant les cheveux épais et modérément long, elle procédait à une utilisation de 2 à 3 fois par semaine. Voilà qui est relativement modéré, me direz-vous. Mais m’étant parfois incrusté dans la douche avec elle à des fins scientifiques pour affiner mes recherches, je me suis souvent fait la réflexion que la quantité utilisée par Madame était à l’image de celle déjà employée pour la pâte à dentifrice : beaucoup trop ! Faites-en l’expérience, c’est toujours possible de diminuer sa consommation ou réduire sa fréquence de lavage !

Mais laissons Madame à son karatéka et à ses après-shampooings, et revenons à nos essais. Cheveux secs et cassants (comme on dit dans l’industrie cosmétique), tonsure de moine pas encore achevée, mes besoins sont certes minimes, et je crois encore pouvoir réduire, surtout au niveau de la fréquence (quotidienne jusqu’à encore récemment — la science capillaire est toujours en marche). En 5 ans d’étude, je n’en suis toujours qu’à mon second flacon de shampooing. Trois gouttes suffisent. J’ai eu les cheveux longs, et il ne me semble pas voir finalement beaucoup de différence quant à la quantité nécessaire. Pour en être toutefois sûr, je compte poursuivre mon étude en me les laissant pousser ces prochains mois (Monsieur Sumo finira par réellement ressembler à un Sumo !).

Quatrième produit : le lait hydratant

Pendant ces longues années de recherche, j’ai eu la chance de disposer à mes côtés d’une femme qui pouvait me servir de groupe contrôle à elle seule. Vous l’avez compris, Madame Sumo était une grande consommatrice de produits cosmétiques, et le lait hydratant est pour ainsi dire le produit avec lequel elle était le plus généreux. À 40 ans passés, la femme moderne considère, aidée en cela par ce que nous appellerons patriarcat, qu’elle doit continuer de soigner son image, une image jeune ou rajeunie par toute une gamme de produits cosmétiques. Effet réel du lait hydratant largement badigeonné sur la peau de Madame Sumo ou privilège dû à ses gènes asiatiques, il faut avouer que mon groupe contrôle ne me permet pas ici de juger de la pertinence d’une telle surconsommation de produits par rapport à son intérêt esthétique… Au mieux, puis-je mettre en garde mes abonnés d’un risque sur la santé de ces produits : certains seraient cancérigènes, d’autres provoqueraient des irritations. Le vieillissement de certains composés chimiques serait notamment possiblement nocif, ce qui me fait dire, qu’il vaut mieux consommer des tubes de petite taille. Mieux encore : se priver de soleil, de cigarettes ou d’alcool, qui sont les premières causes du vieillissement de la peau ! Le meilleur produit cosmétique, c’est celui qu’on se retient d’appliquer sur soi !

C’est une information qui m’est parvenue malheureusement trop tard pour que je puisse la mettre à exécution durant mes cinq ans d’expérience, c’est pourquoi, pour éviter que mon lait tourne, j’ai inventé sur le tard une technique que j’ai appelée la technique du contournement, que vous pouvez apprécier dans cette vidéo :

 

Lait tournant

(Attention, la lecture sur Twitter n’a pas de son, ce serait idiot de s’en passer. Il suffit de la télécharger.)

Mon lait hydratant n’a semble-t-il jamais tourné, et les portions utilisées avec cette grande bouteille de lait, ont pu se faire parcimonieusement à un endroit précis de mon anatomie : à la jonction entre le fessier et les cuisses (nous autres sumos de canapé souffrons souvent de vergetures au séant).

Cinquième produit : le liquide vaisselle

Une seule goutte suffit. Inutile d’en dire plus, si vous n’êtes pas encore convaincus, essayez, le résultat est immédiat…

En cinq ans d’expérience, j’en suis toujours à ma première bouteille de liquide vaisselle (750 ml). (Mon groupe contrôle n’est jamais intervenu dans l’exercice, aucun biais statistique n’est donc à craindre à ce niveau.)

Sixième produit : les éponges pour la vaisselle

L’expérience est sans appel : les éponges végétales sans face à récurer durent cinq fois plus longtemps que les éponges avec face abrasive. Pour récurer vos casseroles, utilisez une brosse à poils ou en inox (ou utilisez un chiffon en laine d’acier séparément).

Une éponge végétale peut ainsi avoir une durée de vie de plusieurs mois, tandis qu’une autre avec une face abrasive partira en morceaux rapidement.

C’est tout pour cette fois, j’espère vous retrouver très vite sur ma chaîne ! N’oubliez pas la petite cloche, et à bientôt sur Doctie Sumo !