Le Secret de Térabithia, Gábor Csupó (2007)

Le secret derrière l’affiche

Bridge to TerabithiaBridge to TerabithiaAnnée : 2007

IMDb  iCM

 

Réalisateur :

Gabor Csupo

 

7/10

Avec  :

Josh Hutcherson, AnnaSophia Robb, Zooey Deschanel

Et un film pour enfant, un ! Eh ben, c’est vachement bien ! Parfois, c’est un peu tiré par les cheveux, parce qu’en fait, c’est un peu l’histoire des deux gosses qui se réunissent dans une forêt et qui y imaginent un monde enchanté… donc c’est moyennement crédible. Mais le film tient surtout par les relations entre la jeune fille qui est une sorte de fée qui à l’air de savoir tout sur tout et le garçon qui apprend tout d’elle. Deux marginaux en fait. Forcément attachants, et comme d’habitude, c’est la fille qui sait toujours tout… un peu comme dans la vraie vie (et comme dans Shakespeare… — normal, c’était une fille : personne n’a vu… hum).

Ça me fait penser un peu à Man in the Moon de Mulligan[1] avec la craquante Reese Weetherspoon (devenue casse-pieds avec l’âge). C’est un peu la même atmosphère, les joies et les découvertes de l’adolescence, l’envie d’apprendre et de découvrir des choses sans se laisser corrompre par le monde des adultes… et déjà avec un drame à la fin…

Les deux acteurs principaux, sont excellents. On peut même y ajouter la toute petite actrice qui doit avoir six ou sept ans, qui joue la sœur du garçon et qui a une présence hallucinante… Le garçon est toujours juste et la fille est incroyable aussi de maturité et de charme. C’est le sosie de Keira Knightley (avec un peu plus de viande).

Pas un chef-d’œuvre, peut-être pas non plus un grand film, mais un excellent film pour enfant, qui ne les prends pas pour des crétins… Dommage pour tout le côté « merveilleux » qui foire un peu le film. C’est plus un film sur l’amitié à l’âge où on ne pense pas encore à se rouler des patins et où on a fini de se tirer les couettes… Un âge qui ne dure pas longtemps mais pour ceux qui ont connu ça, c’est sans doute le meilleur âge de la vie — là où il y a le moins de tension (justement parce qu’on fait la paix avec le sexe opposé et qu’on n’est pas encore l’esclave de ses hormones…

Le film est aussi un hommage aux bouseux : les pauvres gens de la ville n’y comprendront rien parce qu’il faut avoir erré dans les bois, avoir grimpé aux arbres, fabriqué des cabanes, être tombé dans la boue, pour apprécier ce film.

Note : Le film n’a rien à voir avec l’affiche ou la bande annonce… C’est bien un drame de l’adolescence, un film sur les rêves, un mélo peut-être. C’est un vrai film, pas un gros marshmallow pourri par les effets spéciaux. Disney préfère vendre un faux film et faire des entrées, plutôt que d’envoyer les bons spectateurs dans les salles… Heureusement que le film vaut mieux qu’eux…


[1] Man in the Moon