Olivier Assayas

Classement :
6/10
- Cuban Network (2019)
5/10
- Paris s’éveille (1991)
- L’Eau froide (1994)
4/10
- Irma Vep (1996)
3/10
- Demonlover (2002)
- Personal Shopper (2016)
- L’Enfant de l’hiver (1989)
Films commentés (articles) :
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6/10
5/10
4/10
3/10
Films commentés (articles) :
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8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
*Films commentés (articles) :

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8/10
7/10
6/10
5/10
*Films commentés (articles) :
Lien externe :

8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
2/10
1/10
*Films commentés (articles) :
Lien externe :

8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
*Film commenté (article prépubère) :
**notes simples :
Regardez-moi cette bande de privilégiés bouter les Fritz hors de France !
Difficile de s’attacher à un personnage aussi antipathique. Dommage, les acteurs sont parfaits.
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6/10
5/10
*Film commenté (court article) :
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L’Histoire d’Adèle H.

Année : 1975
Réalisation : François Truffaut
Avec : Isabelle Adjani, Bruce Robinson, Sylvia Marriott
— TOP FILMS —
Ce n’est pas un film, c’est une fulgurance. Une unité d’action parfaite, un seul personnage et un récit qui fuit jusqu’à une issue prévisible et fatale.
Pour moi, le meilleur film, et de loin, de François Truffaut (dont je suis loin d’être fan). À la fois, le premier film révélant le génie d’Isabelle Adjani en tant qu’actrice adulte, et aussi sans doute encore son meilleur film également (elle reviendra un peu plus de dix ans après avec un film assez similaire, Camille Claudel).
L’histoire retrace une époque de la vie d’Adèle Hugo, fille du poète, follement amoureuse d’un lieutenant anglais qu’elle suit jusqu’en Nouvelle Écosse alors que lui ne veut plus la voir. Amour impossible, à sens unique, qui se transforme petit à petit en obsession et en folie. Tout le film, Adèle est au centre de tout. Quand on la quitte brièvement, ce n’est que pour montrer les conséquences de ses actes et de ses audaces folles. Le sujet, c’est Adèle, son obsession pour son homme, et rien d’autre.

My father is Hugo, Victor Hugo
Le sujet a un côté littéraire, voire théâtral, qui a dû bien plaire au cinéaste en bon fan de Balzac qu’il était, car Adèle occupe ses journées et ses nuits à écrire son journal (journal réel qui sert de base au film). L’occasion pour Truffaut d’utiliser des effets baroques qu’il a rarement utilisés, mais qui donnent un côté romanesque, romantique, au film. C’est le Taxi Driver de Truffaut, son Apocalypse Now. Pas besoin de voix off cependant. Les « monologues », c’est Adèle qui les produit en direct en écrivant son journal ou ses lettres. L’effet aurait pu tomber dans le ridicule avec une actrice ordinaire, seulement, c’est peut-être la meilleure actrice qu’ait connue le cinéma français (avec Isabelle Huppert, Jeanne Moreau ou Catherine Deneuve). Adjani a vingt ans dans ce film, et je n’ai pas le souvenir d’avoir vu une performance d’acteur aussi parfaite, aussi pleine d’imagination, de folie, de création, de sensibilité, de justesse, à cet âge… Un véritable génie qui déjà à 17 ans interprétait le rôle d’Agnès dans L’École des femmes à la Comédie française (il y a des images assez connues de son « le petit chat est mort »[1]).
Un film que je revois pour la quatrième ou cinquième fois avec toujours autant de plaisir.
[1] Pas trouvé la représentation filmée, mais des extraits sur le site de l’INA : http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF90050388/l-ecole-des-femmes.fr.html

L’Histoire d’Adèle H., François Truffaut (1975) Les Artistes Associés, Les Films du Carrosse, Les Productions Artistes Associés

8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
*Films commentés (articles) :
**Films commentés (courts articles) :
*** Fabulation autour de Nightfall :
****commentaires simples :
De mémoire très approximative ça vaut pas beaucoup mieux que la version de King Vidor (et non de Walsh qui s’est promené plus au sud dans Distant Drums, mais ça rappelle aussi pas mal Au-delà du Missouri de Wellman presque aussi ennuyeux). Faut aimer les films de trappeurs et le casting n’est pas à la hauteur (on est quand même plus de vingt ans après Broadway Melody dans lequel Buddy Ebsen s’amusait sur les planches avec Eleanor Powell, snif. Et le rôle d’Angie Dickinson est trop mince — huit ans après elle jouera dans Le Point de non-retour et on a l’impression que cinquante ans séparent ces deux films).
Tourneur fait le job, y a rien à dire, c’est parfaitement resserré, c’est juste sans intérêt et laid comme une pellicule moisie sous les fougères.
Quarante ans avant ça, papa Maurice jouait déjà avec les Indiens dans Le Dernier des Mohicans… (Hommage peut-être à un moment avec un couché de soleil rougeoyant rappelant une affiche du film mais possible que ce soit une affiche récente du vieux film de papa. Mais on cherche un intérêt où on peut…)
Tourneur n’y est pour rien. Scénario insipide, lent, sans rebondissements et qui semble avoir deux cents ans d’âge (le vieux épris de la jeunette qu’il recueille). Ironiquement, une seule scène est à retenir, écrite et jouée comme du Molière (ou du Tchekhov), celle où Jules vient « demander la main » de Madame Cordier. Du quiproquo à la française dans la pure tradition. C’est théâtral, mais c’est du bon. Le reste est à jeter, ou peut-être quelques bons mots (la cliente avec ses cataplasmes au bicarbonate…).
Tellement suggestif que j’ai eu des hallucinations les premières minutes du film. Comprendre : j’ai somnolé. Tourneur arrive à garder la ligne tout du long avec pas grand-chose, aucune fausse note, c’est à ça qu’on reconnaît les grands talents. À la longue.
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10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
Le Petit Théâtre de Jean Renoir (1970)
3/10
*Simples commentaires :
Du théâtre truculent et burlesque. C’est idiot mais maîtrisé, et on y retrouve déjà concentrés La Règle du jeu et La Grande Illusion…
Tire-au-flanc + La Grande Illusion + Le Passage du Rhin + Au théâtre ce soir. Entre individualisme et anarchisme, Renoir n’a foi qu’en l’amitié. Superbes acteurs.
La même année qu’Un singe en hiver, Renoir nous pousse lui aussi la chansonnette d’avant-guerre, Nuit de Chine. Y a de ces coïncidences.
Charles Laughton est exceptionnel, le reste c’est de la propagande hypocrite à vouloir brandir haut des valeurs qu’on voudrait universelles.
Dans Laura, on se rinçait l’œil devant le portrait de Gene Tierney avant de la voir enfin. Ici, on évoque une fois un nu de Joan Bennett qu’on ne verra jamais. Renoir fils se dégonfle : le film était là, nulle part ailleurs. Sinon, deux nigauds, un aveugle et un officier souffrant du syndrome post-traumatique qui s’étripent pour gagner les faveurs d’une mante religieuse, non merci.
Renoir qui passe d’Antoine à Epstein, il y en a au moins un qui s’amuse.
Seul le très court passage de Jeanne Moreau, qui n’a pourtant rien de bien cinématographique, rehausse ce désastre embarrassant.
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10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
*Films commentés (articles) :
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