La place des religions dans la société

Violences de la société

Il n’y a aucun rapport entre les expériences personnelles et les “histoires” abracadabrantes transmises par les religions. Ces histoires, c’est du domaine du roman, pas de l’histoire. C’est déjà compliqué d’établir la réalité des faits historiques, je vois mal comment on pourrait prétendre connaître une histoire qui n’existe que par elle-même et qui est le fruit d’une transmission ancestrale : la religion s’appuie sur un récit pour perpétuer son influence sur les esprits, pas sur une « histoire », pas sur des faits. Et ça, c’est bien le propre des romans. Et si en plus il faut que nos histoires personnelles soient capables d’en dire long sur la réalité de faits extravagants qui se seraient passés il y a plusieurs millénaires et dont les faits supposés ne sont relatés que par les tenants de cette histoire, ça paraît bien compliqué de pouvoir prétendre qu’il y a du vrai derrière toutes ces aventures farfelues. Sur un plan historique, le Nouveau Testament (tout comme l’ancien, le coran, etc.), c’est donc des foutaises. L’histoire, ce n’est pas une expérience personnelle.

L’intelligence demande à ce que l’on ne se fie qu’aux faits vérifiables, documentés, et même dans ce cas, demande à ce que l’on s’interdise de fixer à l’avance des conclusions, des généralités ou de grandes vérités sur le monde… Si on se prétend intelligent, je ne vois pas ce qui pourrait légitimer qu’on puisse concevoir des événements comme vrais quand on ne dispose d’aucun élément pour les étayer. Les croyants ont d’ailleurs une réponse toute faite à ce problème : ils décident de croire. La foi, c’est bien de décider de croire, personnellement, à des événements dont on sait ne pouvoir prouver la véracité. Les rationalistes répondront alors à leur tour que s’il n’y a pas de nécessité de croire, autant s’en passer. La liberté, c’est de laisser les autres croire en ce qu’ils veulent tant que ça n’implique aucune conséquence dans la vie commune. Le totalitarisme est en revanche plutôt dans le camp des tenants des religions qui n’ont cessé dans l’histoire de vouloir imposer leurs croyances ; c’est même ainsi que ces croyances se sont répandues. Les croyances d’aujourd’hui, ce sont les croyances des vainqueurs, les croyances que nos aïeux païens se sont vus imposés par force, non par conviction ou… par foi. On ne voit pas la Lumière, on te la fout de force dans l’œil. Si les enfants de ces païens décident de suivre les croyances de ceux qui ont autrefois privé leurs aïeux de leur liberté de croire à d’autres histoires farfelues, c’est bien qu’ils sont ignares et idiots. L’histoire permet justement de montrer cette imposture, libre à chacun de chercher à continuer de croire. Même de croire qu’ils sont détenteurs de la vérité, ou de l’intelligence suprême. Ceux qui ne croient pas ne sont pas dans la croyance. Ça résout assez simplement le problème. Pas de nécessité de croire : pas de croyance, point.

Peut-on vivre sans Dieu ? Parfaitement. On en a tous les jours la preuve ; l’histoire n’a jamais cessé de le démontrer. Libre à chacun, individuellement, de croire, mais merci de ne pas imposer un sujet superflu dans la société, parce qu’on l’a vu là encore : c’est bien la croyance qui mène au totalitarisme. Cette liberté est un acquis du siècle des Lumières et des sociétés qui en sont issues. On doit tout le progrès qui a façonné le monde d’aujourd’hui à ces idées, et l’idée de Dieu en a toujours été exclue. Remercions donc plutôt les lumières de vivre dans le monde actuel plutôt que les religions qui ont au contraire œuvré pour l’abrutissement des individus et le déclin des sociétés.

Les valeurs ? Jusqu’à preuve du contraire, on vit dans une société dont les valeurs sont celles, toujours, des lumières. Où est Dieu dans la république ? C’est le rapport qui est souvent fait aux États-Unis : comment être bon, avoir des valeurs, si on n’est pas croyant. Je repose la question : où est Dieu dans la république ? Où est Dieu dans la constitution ? Où est Dieu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ? Nulle part. Il est garanti à chacun de posséder ses propres croyances, mais la société elle-même n’a pas pour sujet une question inutile pour le bien commun.

Est-ce de l’hyper-rationalisme ? Pourquoi « hyper » ? J’ose espérer que chacun de son côté et une société toute entière tendent vers la rationalité.

Les idées, ça tue. Au moins là, ce n’est pas l’apanage de la religion. L’idée et l’instrumentalisation de cette idée… La croyance, c’est bien l’instrumentalisation d’une idée : faire passer une idée pour vraie sans avoir à l’étayer de faits concrets. La religion est la promesse d’un meilleur monde, et les promesses n’engagent jamais que ceux qui y croient. La religion avait aussi tendance à « rationaliser » le monde pour en expliquer la nature, mais après plusieurs siècles d’avancées en compréhension du monde, on devrait être capable de comprendre que la traduction ou l’explication du monde faite par les mythes religieux ne tiennent pas. Si ça ne tient pas alors qu’elles prétendent disent le vrai, c’est donc bien que ce sont des fraudes. Au contraire du monde vu à travers le prisme de la religion à travers ses promesses de monde meilleur après la vie, la république des athées n’est pas une promesse d’un monde meilleur, et elle ne croit pas, elle ne promet rien qui ne pourra être tenu parce que personne ne revient de ce monde meilleur pour témoigner qu’il existe ; la république, elle fait, elle accomplit pour le bonheur présent, ici, et maintenant. Et cela vaut en particularité pour ce qui concerne le “bien”, le droit, la liberté ou la paix. Chacun peut participer à ce bien commun et surtout chacun peut être témoin de ses accomplissements ou de ses manquements. La responsabilité des religions dans ces progrès ? Rien, nada. Les croyants sont donc des imposteurs, des fous, des ignorants, et les alliés d’une force allant toujours plus contre ces valeurs qui ont forgé notre monde. Est-ce qu’on a vu des sociétés religieuses capables d’être autre chose que des tyrannies ? Non. Que les croyants me parlent encore de morale. Croire, c’est favoriser les totalitarismes. Pour une raison simple : croire, c’est s’interdire la raison. Qu’importe le bien commun ici et maintenant parce qu’on promet à tous un monde meilleur une fois qu’on aura cassé sa pipe. Le joli chèque en blanc.

Si un croyant a besoin de la religion pour légitimer une morale là où un athée n’a besoin que de sa conscience, ça signifie qu’un croyant pourrait être tout aussi capable d’accepter quelque chose d’immoral qui lui serait dicté par Dieu. C’est avec cette logique qu’on légitime les diverses violences exercées par les divers croyants depuis une éternité. Être immoral au nom de Dieu. Les croyants n’ont pas de conscience, mais une soumission aveugle en leur dieu. Et c’est bien cette soumission aveugle qui depuis des millénaires est source de « désordre et de confusion générale ». La soumission volontaire ne profite jamais au bien commun.


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