Hiroshi Shimizu

Hiroshi Shimizu

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Classement :

10/10

9/10

  • L’Histoire de Jiro 1955 
  • Pour une épingle à cheveux / Ornamental Hairpin 1941
  • Monsieur Shosuke-Ohara 1949

8/10

  • Notes d’une chanteuse ambulante 1941
  • Une femme et ses masseurs 1938
  • Children in the Wind 1937
  • Mr. Thank You 1936
  • Les Quatre Saisons des enfants 1939
  • Eclipse / Kinkanshoku 1934
  • Voici les femmes du printemps qui pleure 1933

7/10

  • Cœur enchaîné 1937
  • Jeunes Filles japonaises au port 1933
  • Perle éternelle / Fue no shiratama 1929

6/10

  • Les Enfants du nid d’abeilles 1948
  • Journal d’une femme médecin / Joi no Kiroku 1941
  • Un héros de Tokyo 1935

5/10

Films commentés (articles) :

Courts articles :

Simples notes : 
Voici les femmes du printemps qui pleure (1933)

Shimizu plus social qu’à l’ordinaire, mais une appétence déjà pour les groupes constitués loin de leur base. Avec une rencontre assez atypique entre deux groupes sociaux populaires amenés rarement à se croiser : les hôtesses de bar et les mineurs. Un petit côté western, du coup (Annie du Klondike). La mise en scène est précise, lente et minimaliste. Il n’y a rien qui dépasse, c’est du papier à musique. On sent assez poindre l’humour caractéristique du cinéaste surtout dans la première partie du film ; ensuite, il laisse plus place à l’émotion. Les dix premières minutes sur le bateau donnent le ton : écriture, exécution, caractérisation des personnages… Formidable.

Journal d’une femme médecin / Joi no Kiroku (1941) 

Pour une première séance de cinéma après le confinement, un film japonais des années 30 (40 précoces, plutôt, mais la qualité laisse à désirer) où des médecins vantent les mérites de l’aération à des populations pauvres des montagnes touchées par la tuberculose, c’est assez cocasse. On y parle de tests, de taux de positivité, d’isolement et du repos des malades, ou encore d’apprentissage indispensable de l’hygiène. J’ai vu le tout dans une salle de cinéma à une jauge de 65 % au lieu de 35 % et sous les yeux de vieux spectateurs sans masque. Presque un siècle après, les montagnards à l’hygiène supposément douteuse sont théoriquement dans la salle, et c’est presque tristement ironique de les voir lever les yeux sur un film qui concerne les leçons d’hygiène et les risques épidémiques comme si c’était pour eux du chinois. Super retour. Au moins, ça fait plaisir de revoir du Shimizu. Je ne projette qu’un ou deux films au cinéma (je ne serai a priori immunisé pour ma part que début août), et beaucoup de ses films sont sur YouTube.