Seijun Suzuki

Ses meilleurs films concentrés en seulement deux ans… Toute une époque, un âge d’or…
Classement :
10/10
Histoire d’une prostituée (1965)
9/10
- La Jeunesse de la bête (1963)
- La Vie d’un tatoué (1965) *
8/10
- La Barrière de chair (1964)
7/10
- La Marque du tueur (1967) *
- Le Vagabond de Tokyo (1966)
- Kagerô-za (1981)
6/10
- Élégie de la bagarre (1966)
- Carmen de Kawachi (1966)
5/10
4/10
- Mélodie tzigane (1980)
- Pistol Opera (2001)
3/10
*Films commentés (articles) :
Notes simples :
Carmen de Kawachi (1966)
Le travail de Suzuki avec tout ce qui tient de la forme, de la technique et de l’esthétique vaut toujours le coup d’œil : composition des plans, recherche du mouvement ou du cadre parfait, addition de musique pour proposer une sorte de spectacle total, jeux de montage, effets de transition et des putains de décor, des accessoires, des trouvailles, tout ce qui alimente une certaine densité esthétique à son film.
Reste que cela ne suffit pas. L’intrigue fait passablement penser à celle de La Femme insecte, film réalisé quelques années plus tôt par Shôhei Imamura. Deux chroniques d’une femme qui abandonne la campagne (plus précisément ici la montagne) pour rejoindre la ville. Imamura comme Suzuki dépoussièrent ce sujet classique dans les shomingeki, mais là où Imamura adopte une approche naturaliste, presque documentaire, voire psychosociale, Suzuki préfère la chronique comique qui flirte avec la satire. J’ai souvent eu l’occasion de le dire ici : il est rare que la comédie japonaise, quand elle passe par autant d’exubérances, parvienne à me séduire. Les comédies douces-amères ou pince-sans-rire à la Ozu ou à la Shimizu auront davantage ma préférence. Oh, bombe, d’Okamoto ou Les Combinards des pompes funèbres, de Misumi se placent exactement dans cette veine de la satire grotesque, aux accents presque napolitains, à laquelle je n’accroche pas du tout. À aucun moment, je ne suis en mesure de m’identifier au personnage principal. Trop d’agitation, trop de situations tirées par les cheveux, et je me désintéresse du sort des personnages. Je n’aime pas les gens qui parlent fort et qui remuent dans tous les sens, j’y suis pour rien…
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