Clément, Emmanuelle Bercot (2001)

Auto-fiction

Clément
Année : 2001

Réalisation :

Emmanuelle Bercot

Avec :

Olivier Gueritée
Emmanuelle Bercot

8/10 IMDb iCM

Listes :

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Films français préférés

Emmanuelle Bercot a du talent. Bercot sait jouer bien mieux que la plupart des acteurs qu’elle dirige. Bercot, même avec un caméscope tout pourri sait réaliser et monter son film (sauf peut-être la première séquence et quelques séquences encore au début au mixage approximatif). Bercot sait écrire une histoire et en tirer le nécessaire même sur plus de deux heures de film, et c’est pas un mince exploit. Mais Emmanuelle aurait mieux fait d’éviter d’ajouter la petite dédicace personnelle en toute fin de film. Avant cela, c’était notre film ; après, ce n’est plus que le sien (du moins, de ce qu’on peut en comprendre, mais on n’est pas dans les secrets d’Emmanuelle).

Reste un film de qualité pour ce qu’il est, et un véritable cinéma d’auteur qui arrive encore à surprendre, oser, malgré ce qu’on pourrait attendre (et craindre) de lui. L’audace, la fraîcheur, peut-être, du nouveau venu (ou de l’histoire perso qui tient à cœur — et je veux rien savoir de tout ça).

Une sorte de cinéma de l’obstination avec une unité d’action stricte plutôt remarquable. Dommage aussi qu’il y ait quelques fausses notes, dans certains dialogues ou situations alors qu’Emmanuelle Bercot prouve par ailleurs tant de fois qu’elle peut viser juste. Refaire, couper… ce qui est médiocre. En surrégime peut-être, je n’ai rien vu d’autre.

Quitting, Zhang Yang (2001)

La Vie de famille

Zuotian
zuotian-quitting-zhang-yang-2001Année : 2001

Réalisation :

Zhang Yang

Avec :

Jia Hongsheng
Jia Fengsen
Chai Xiuling
Wang Tong

9/10 IMDb iCM

Listes :

TOP FILMS

Limguela top films

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

Brillant.

Joyeux retour aux années 70 pour la forme avec une sorte de mix entre Lenny et Family Life et un personnage principal qui n’a qu’une idole, John Lennon (en plus de se revoir en boucle Taxi Driver). Là où le film détonne en revanche, c’est qu’en plus d’être une de ces « histoires vraies » (donc parfaitement banales) évoquant les troubles psychologiques, addictifs et relationnels d’un acteur chinois prometteur retiré prématurément de la scène, tous les “protagonistes” (à commencer par le principal) jouent leur propre rôle.

Il faut imaginer un réalisateur aller voir Greta Garbo lui demander si elle veut bien réinterpréter les premières années de sa vie d’errance après son retrait du cinéma, et elle accepter. « Et sinon, pour les autres personnages, vous pensez qu’ils accepteraient de jouer leur propre rôle ? » « Je ne sais pas, je m’en fous, demandez-leur. »

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Quitting, Zhang Yang (2001) | Iman Film Company, Xi’an Film Studio

Le film commence sous la forme d’un documentaire dans lequel le réalisateur dit vouloir mettre en scène la vie de cet acteur durant cette longue parenthèse où il s’est réfugié dans un appartement avec sa sœur et ses parents. Face caméra, Hongsheng, avec un peu de défiance ou d’inconscience, consent à rejouer les quelques années de trouble qu’il vient de vivre. Tout au long du film, on reviendra ainsi parfois avec ses amis ou les membres de sa famille pour donner du recul à ce qu’on vient de voir, commenter ou annoncer ce qui va suivre. Comme dans le théâtre grec ou brechtien, on force la mise à distance pour pousser le spectateur à donner du sens à ce qu’il voit, essayer de comprendre une situation, ses origines, son évolution, la vision que chacun des protagonistes pouvaient s’en faire… Des voix off viendront aussi tout simplement se coller aux images, à la manière du style documentaire toujours (qu’on remarque dans Lenny ou dans certains films de Woody Allen) ou comme si un personnage venait à commenter sa vie à travers des bonus. L’idée à ce stade est bien de comprendre ce qui a poussé Hongsheng a se retirer du métier, raconter ses années de doute, et percer le secret de son mal-être. Comprendre, éclairer, la démarche de la plupart des documentaires.

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Ses parents, dans ce qui est maintenant une reconstitution du passé, s’interrogent tout comme nous sur les raisons qui ont poussé leur fils à quitter le champ des caméras et des projecteurs, et ils viennent ainsi spécialement de province pour aider leur fils à ne pas sombrer un peu plus. Parce qu’ils ne savent rien alors, ils ne peuvent se fier qu’à ce qu’ils ont appris dans les médias, et on dit que si Hongsheng a arrêté le cinéma, c’est parce qu’il était tombé dans la drogue. Ils craignent alors de le voir basculer et vont jusqu’à le suivre pour s’assurer qu’il ne fait aucune mauvaise rencontre. Mais ils refusent encore de voir que la drogue (ou l’alcool) n’est pas la cause de son refus de travailler et de se couper de tout : lors de ses escapades or du foyer familial reconstitué, il ne fait rien d’autre que se promener, échapper à un monde qui lui est étranger, ne rencontre personne et semble au contraire à la recherche de quelque chose qui ne cesse de le fuir et que personne pas même lui ne saurait identifier. La drogue n’est pas la cause, mais le révélateur d’un malaise plus profond. Hongsheng doute en permanence de lui-même, des autres, ce pourquoi il fréquente si peu de monde ; surtout, on l’apprend peu à peu, il a pris conscience que ses talents d’acteur n’étaient pas à la hauteur de ses ambitions (étrange mise en abîme quand on le revoit rejouer une séquence où il se regarde dans un film « d’époque » et se trouvant tellement à chier qu’il en détruit son téléviseur) ; pire encore, il juge la qualité des productions dans lesquelles il a jouées sans intérêt. Tout lui paraît fade et c’est d’abord pour échapper aux illusions d’un monde qui le déçoit qu’il tente en vain une clé (la drogue) capable de l’aider à atteindre son idéal. Son doute est là, principalement. Il y a la haine de ce qu’il fait et du monde dans lequel il a évolué et qui semble avoir tué en lui tout espoir et toute vie. La reconnaissance, on le comprend alors, si elle peut être pour certains le moteur de toute ambition, ne signifiait rien pour lui parce qu’il se jugeait en fonction de valeurs étrangères au statut que pourrait lui offrir celui « d’acteur prometteur ». Hongsheng ne se réfugie pas seulement dans la drogue ou l’alcool : en quête d’un idéal, sans comprendre encore qu’il chasse encore des illusions, il développe une fascination pour John Lennon, au point de désirer, imaginer, être son fils. L’acteur à la retraite nourrit alors une nouvelle ambition et s’entoure de musiciens avant de se rendre compte très vite là encore qu’il ne sera jamais l’égal, ou le fils, de son maître… Le dur apprentissage de la vie passe par la reconnaissance de ses propres imperfections et de ses limites. Pour certains artistes bercés par des images, des idéaux ou des espoirs inatteignables, cela peut être impossible à concevoir.

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Le plus étonnant dans cette affaire, ce n’est pas tant l’histoire, ou la singularité de la forme, l’audace même, car si le pari était déjà hautement improbable au départ, ce qui est sidérant c’est que ça marche. L’exécution tout du long tient du miracle et la maîtrise parfaite. La caméra est virevoltante mais sans effet superflus, juste ce qu’il faut pour apporter un brin de lyrisme et de distance… C’est de l’incommunicabilité de celle qui fait qu’un personnage ne cesse de se sentir seul et jamais en phase avec le monde dans lequel il vit, et ce malgré la présence de ses proches. Il y a la drogue bien sûr, il en est souvent question mais on ne la voit jamais, et au fond tout tourne autour des relations des personnages et de leur incapacité à vivre ensemble et à se comprendre. Si ça marche, c’est qu’au niveau de la direction d’acteurs rien ne peut laisser penser qu’on a affaire à du cinéma. Rejouer son propre rôle n’est pas l’assurance que ce qu’on produit soit des plus naturel. On peut être dans l’incommunicabilité, il y a toujours une nécessité au théâtre comme au cinéma qui est celle d’écouter ses partenaires. L’incompréhension doit naître du sens de ce qu’on comprend, des intentions qu’on prête à l’autre, de la peur de sentir l’autre cacher quelque chose… L’expérience peut être singulière, le fait que Hongsheng et que son père soient des acteurs professionnels, et encore plus parce que tout ce beau monde devait en plus faire rejaillir des conflits probablement toujours pas refermés, c’était bien un pari, et le résultat pourtant est là.

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Et puis on pouvait se satisfaire jusqu’à la fin de cette maîtrise, mais dans le dernier tiers, une idée fait basculer encore plus le film dans une autre dimension, une de ces idées que Greenaway utilisait déjà génialement dans le Bébé de Mâcon et qui fait perdre la tête au spectateur à ne plus savoir distinguer la réalité de la fiction. On suit cette famille, on sort parfois pour prendre l’air mais le plus souvent on est resserrés comme dans un huis clos entre les trois ou quatre pièces de l’appartement. Pendant les deux premiers tiers, on pourrait se dire que le réal est pas mal doué à arriver à nous filer à chaque séquence un angle différent, à ne pas se répéter, et cela sans trop en faire… eh ben c’est qu’il y avait une raison à tout ça. C’est que les murs sont des murs de théâtre. La caméra pouvait prendre du recul, il suffisait de virer le décor hors champ… Et ça, on nous le montre en prenant tout à coup de la distance… Encore plus de distance. Comme si la mise en abîme d’un acteur jouant à l’écran son propre rôle n’était pas suffisant. Car toute cette réplique d’une tranche de vie bien réelle, ne se reproduit pas seulement pour les besoins du cinéma, devant les caméras, mais au théâtre. On y est, la caméra s’éloigne, les murs disparaissent, mais c’est le même espace, le jeu tout à coup devient aussi plus théâtral, porté vers la salle qu’on commence à deviner au-delà des premières rangées de sièges, les lumières tombent en douche sur les acteurs qui viennent maintenant à réciter leur texte, à produire un ou deux monologues… La forme composite du film se confirme une fois de plus : de la réalité au documentaire, du documentaire à la fiction cinématographique, et du cinéma au théâtre…

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Et là, la classe des petits génies qui ont en plus la politesse de ne pas parader ce qui pour eux est parfaitement normal : l’idée peut-être géniale, audacieuse, l’exécution parfaite de maîtrise, mais on n’insiste pas, et au bout de deux minutes à peine, on passe à une autre séquence en replongeant dans le vif du sujet. On y retournera deux ou trois fois mais avec la même subtilité, sans forcer… Les génies ne donnent jamais l’impression de trop en faire. Forcer ses capacités, c’est crisper le spectateur : là encore, c’est ce qu’on apprend au théâtre. Pendant tout ce temps, Hongsheng était en quête d’un idéal et forçait sa nature jusqu’à se compromettre dans les excès, tous lui faisaient remarquer. Il pensait pouvoir trouver des réponses à ses interrogations dans la drogue ou la musique quand tout était déjà là autour de lui : sa formation au théâtre, son père directeur d’un théâtre provincial, ses errances multiples le ramenant à un théâtre à ciel ouvert… Et peut-être après tout, s’il avait fait confiance au réalisateur, c’est que lui aussi avait cette culture.

Ce qu’on cherche parfois en vain peut se révéler être tout proche…

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L’acteur aura finalement repris le travail, peu de temps avant la sortie de ce film, apparaissant dans Suzhou River, remarqué dans divers festivals et par la critique en 2000. Et puis plus rien. On imagine que ses vieux démons ont dû rejaillir parce qu’il se suicidera dix ans plus tard en 2010, un peu de la manière annoncée dans le film…

Une vraie réussite. Singulière, audacieuse et parfaitement aboutie.


 

Danny Balint (The Believer), Henry Bean (2001)

Danny Balint

The BelieverAnnée : 2001

Réalisation :

Henry Bean

5/10  IMDb
 

Vu en août 2010

Le petit frère de American history X. Ou comment vouloir avec des grosses ficelles faire passer un message gnangnan, comment enfoncer des portes ouvertes, comment utiliser un fait divers pour faire avaler une histoire peu crédible, ou comment ajouter des effets visuels pour dire que c’est aussi un film, ou comment expliquer l’inexplicable.

On n’explique pas tout. Expliquer, c’est lourd. Expliquer, ce n’est pas du cinéma. Il y a sans doute plus de profondeur dans le nouveau Toy Story, et en tout cas plus de plaisir et de maîtrise…

My Sassy Girl, Kwak Jae-yong (2001)

L’Amour vache

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My Sassy girl, Kwak Jae-yong (2001)Année : 2001

Vu en janvier 2008

9/10 IMDb

Réalisation :

Kwak Jae-young


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Lim’s favorite comedies

J’avoue, je suis tout émoustillé par ce film.

On navigue entre la comédie sentimentale et le burlesque. Il y a deux parties dans le film, bien distinctes. L’une traditionnelle où on nous raconte l’histoire de deux personnages qui vont finir par se rencontrer, s’accepter, et la seconde nous montre ce qu’on voit rarement : l’après. Un peu comme si on nous montrait ce qu’il se passait dans un conte, après le « ils se marièrent en eurent plein d’enfants insupportables ». Or là, ç’a un sens : la relation des personnages principaux, si elle a eu un dénouement dans la première partie du film, on peut dire qu’ils n’ont pas conclu. C’est ce qui fait l’originalité de cette histoire : avec un personnage aussi imprévisible que celui de la fille, pas étonnant qu’on soit un peu perdu. Ils sortent ensemble, mais comme des amis…

My Sassy Girl, Kwak Jae-yong (2001) | Shin Cine Communications

Les traditionnelles unités d’action et de ton sont loin d’être respectées. Ça va dans tous les sens, comme dans la vie en fait. Le mélange des genres surprend au début, surtout dans la première partie, mais dans la seconde, quand la comédie sentimentale gagne en profondeur, le film devient irrésistible. C’est parfois grossier, mal fait, mais c’est un peu le burlesque qui veut ça (c’est un style somme toute qui a disparu et qui manque de code aujourd’hui).

De fait, puisque qu’il n’y a pas d’unité d’action et de ton, chaque scène devient une sorte de saynète qui se suffit à elle-même. On peut alors avoir le pire comme le meilleur.

Le plus intéressant dans le film, c’est ce rapport entre les deux personnages, particulièrement contemporains dans son traitement, et que personnellement je ne me rappelle pas avoir vu traité au cinéma. Les nouveaux rapports d’égalité entre les hommes et les femmes imposent une nouvelle donne : les femmes peuvent être moins coincées et être plus entreprenantes, voire vulgaires. On est dans l’amour vache. Un rapport sado-maso irrésistible source de nombreuses scènes comiques et une opposition réelle moteur entre les personnages. La fille apparaît au premier contact plutôt insupportable, vulgaire, violente, insolente, mais tout comme le personnage du garçon, on s’y fait, et on se laisserait bien botter le cul par un si parfait tyran.

Quand ils vont sur une montagne pour admirer le paysage et que la fille demande (commande plutôt) à son ami d’aller grimper sur le montagne d’en face pour voir si il l’entend crier, il s’exécute. Il ne l’entend pas, et là, la fille en profite pour lui dire ce qu’elle a sur le cœur… Bien trouvé et très émouvant.

J’ai revu deux fois la seconde partie du film, c’est dire si ça m’a plu. Ça m’a permis de comprendre que j’étais passé à côté de l’identité d’un personnage secondaire, trop attaché sans doute à la première vision au duo principal, et ému. Les allusions finales sur l’ironie du destin m’avaient échappées, et elles ne rendaient que plus intéressant le film.

On rit, on est ému, on tombe un peu amoureux de la fille (et pourtant elle ne fait pas envie au début du film…), que demander de plus ?

Un homme d’exception, Ron Howard (2001)

Pas si ronron que ça

A Beautiful MindUn homme d'exception, Ron Howard (2001) Année : 2001

Réalisation :

Ron Howard

7/10  IMDb

Je n’ai jamais été un grand fan de Richie Cunningham derrière la caméra, mais là il faut avouer que son film à oscar est plutôt passionnant. (Même s’il a justement un peu trop le côté « film à oscar », si on accepte de ne plus voir le côté affreusement formaté du film…)

En premier lieu, parce que je ne savais pas du tout sur quoi j’allais tomber, (je parle de l’histoire, pas des effets de mise en scène, toujours pareil chez Ronron) et donc, comme le film change comme brusquement de sujet, j’ai été totalement pris. Je me suis fait avoir.

Le début du film, Russell Crow m’exaspérait un jouant son personnage timide, renfermé, toujours à rouler les yeux toutes les cinq secondes pour voir si on avait bien compris qu’il était un peu bêta dans les rapports humains… et puis paradoxalement quand il fait vieillir son personnage et qu’il devient plus dérangé, l’acteur lui se fait plus dépouillé moins démonstratif, et l’histoire gagne en clarté, en impact. Surtout à la fin. Du bon vieux dénouement à la fois larmoyant et positif comme en raffolent les critiques quand il faut tirer sur Hollywood (moi non plus je ne me gêne pas). Pour moi, c’est passé… Quelque chose de pré-mâché quand on a du mal à digérer, c’est pas si mal de temps en temps.

Et puis, rien que pour Jennifer Connely…


Bully, Larry Clark (2001)

2001: A Clark Odyssey

Bully Bully, Larry Clark (2001)Année : 2001

Liens :
IMDb iCM

MyMovies: A-C+

Réalisateur :

Larry Clark

 

Note : 8/10

 Vu le : 27 juillet 2007

Avec  :

Brad Renfro, Nick Stahl,
Bijou Phillips

Regardé sans grande conviction. Pour savoir ce que c’était qu’un film de Larry Clark.

Ça commence comme une chronique « à l’européenne » : on s’attache aux petites choses de la vie des ados. Puis les personnages prennent vite une dimension plus dramatique, moins futile. On sent que la relation entre les deux garçons couve quelque chose de pas bien joli. Rapport sado-maso entre deux amis d’enfance. L’un est un homo refoulé à l’éducation stricte (un peu cliché mais bon…) et qui se défoule sur son copain depuis des années. L’autre rencontre une fille qui, comme il faut s’y attendre, lui dit de ne plus se laisser faire… Et c’est là que ça commence dans le délire. On passe des scènes de cul entre ados pour le fun, aux scènes de machination du meurtre du méchant garçon, avec en toile de fond les copains et les copines qui se défoncent (dans tous les sens du terme). On ne semble pas trop y croire et pourtant si, ils sont tellement à côté de la plaque qu’ils sont déterminés à tuer leur petit copain. Une fois que le meurtre est fait, ils pètent tous les plombs. Ils manquent de discrétions et se font vite prendre.

La fin est glaciale : on comprend que c’est une histoire vraie quand on les voit tous dans le box des accusés et que défilent à l’écran les sentences… 7ans, 11ans, 40ans… brrr.

Interdit au moins de 16ans. C’est pourtant fort instructif.