Barberousse, Abel Gance (1917)

L’Abel rousse

Note : 3 sur 5.

Barberousse

Année : 1917

Réalisation : Abel Gance

Abel Gance singeant les feuilletons de Feuillade ; et les qualités et les énormes défauts du bonhomme, déjà.

C’est l’époque, le montage alterné est partout, alors Abel en fout lui aussi partout. L’occasion peut-être de se rendre compte que le montage, c’est follement amusant, et que déjà, on peut écrire une histoire avec le principe parfaitement mis en œuvre dans J’accuse : un plan, une idée. Abel gruge d’ailleurs un peu ici, parce que ni vu ni connu il nous refourgue quelques plans et nous prend quand même pas mal pour des jambons.

Autre problème, et ça se vérifiera sans doute encore plus dès le parlant pour lui, c’est son amour immodéré pour les histoires niaises, les facilités mélodramatiques voire les logiques d’intrigues plutôt molles ; il aime bien prendre son public pour des jambons Abel, et comme il adore découper, il a peut-être raté sa vocation. J’accuse pas, je constate. L’intrigue donc ici est particulièrement stupide, mais il faut louer l’effort : si Feuillade arrivait quand même à divertir sans tomber dans les grosses ficelles et que Abel y plonge niaisement en prenant un air de « Bah quoi, c’est quoi le problème ? c’est du spectacle ! » (à la Besson, presque), ben il faut avouer qu’il y a déjà certaines audaces qui préfigurent la suite (du split screen, même si on est quatre ans après Suspense de Lois Weber ; des inserts justement de suspense — « Non, non ! ne bois pas ton thé, malheureuse ! » ; j’ai vaguement vu un panoramique d’accompagnement, plutôt rare à l’époque — Griffith était passé par là, dans le Docteur chépluquoi).

Les coups de génie viendront après. Abel se chauffe.

 


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Le Trésor des îles chiennes, F.J. Ossang (1990)

On a mangé les champignons de L’Île mystérieuse (Tintin)

Le Trésor des îles chiennesAnnée : 1990

Réalisation :

F.J. Ossang

2/10  

Si Luc Besson a monopolisé 10 % de son cerveau pour écrire, dialoguer et mettre en scène Le Dernier Combat est-ce possible que FJ Ossang en ait utilisé encore moins pour imaginer cette chose ?

Autrement, magnifique photo (voir plus bas), tout le reste est risible, abscons, pathétique. Un peu comme un Raoul Ruiz du pauvre (et j’aime pas Raoul, souvent, mais à y penser à côté, il y a comme un grand écart). Amoureux de la tradition dramaturgique insulaire et montagnarde s’abstenir.

Au-delà du scénario et surtout des dialogues d’une prétention affligeante, il y a ce que j’ai vu de pire (je suis gâté en ce moment) en matière de jeu d’acteurs. La caricature des mauvais acteurs de théâtre déblatérant un texte qu’ils ne comprennent pas (et pour cause, ça ne veut rien dire). Mais que ces acteurs-là réussissent à se faire une place dans le métier et à empoisonner le public qui finit par ne plus voir de sa vie de spectateur un bon acteur, ça restait quand même assez rare de voir ces éclats de voix et ses intonations chantantes au cinéma.

Ce n’est pas si mal parfois de voir de grosses merdes. Là par exemple, ça me permet d’un peu plus apprécier Raoul Ruiz. Parfois, tu flaires quand même ce qui cloche tellement c’est évident ; et d’autres fois tu te demandes : « Mais OK, faudrait faire quoi là ? » Et en fait, tu es tellement démuni face au vide de l’histoire ou de la bêtise des situations qu’il n’y aurait aucun moyen de rendre ça moins stupide. C’est vérolé comme jamais à la base, et ça, en dehors de certains courts-métrages, c’est assez rare dans des longs.

Il y a des tonnes d’histoires libres de droit, j’ai vu l’autre jour un Dickens fantastique réalisé par la télévision britannique (ces acteurs…, ça change), bah, le matériel est tout chaud, il n’y a plus qu’à. Ici, non seulement l’histoire ne veut rien dire et est mal construite, mais en plus la réalisation est consternante : pas de découpage technique ou quand il y en a ça te fait un montage chiant sur des non-actions, un sens du récit et du rythme nul (mais on voit en gros ce qu’il essaie de faire, on a tous plus ou moins essayé avec le même succès avec un caméscope sauf que là c’est Darius Kondji) et donc des acteurs comme on en voit là encore que dans des courts (et les pires).

On rigole au moins. Il faut imaginer Stalker réalisé par Alain Berbérian avec Brun Solo et Clovis Corniac. (Le Corniac y est déjà d’ailleurs.)

(Extrait passé en « privé ») Petit avant-goût avec ce qui ne peut être qu’un hommage subliminal au chef-d’œuvre d’Enki Bilal, Bunker Palace Hotel :

(Ce qui suit vaut aussi le coup d’œil, c’est la version jeanmariestraubienne de la scène du conduit à ordure dans la Guerre des étoiles.)


Images de la vidéo promotionnelle du film :

Le Trésor des îles chiennes, F.J. Ossang 1990 | Filmargem, Gemini Films, Instituto Português de Cinema (IPC)


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Top des films de science-fiction (non inclus)

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Get Your Man, Dorothy Arzner (1927)

Bow diable

Il faut que tu m’épousesAnnée : 1927

Réalisation :

Dorothy Arzner

7/10  IMDb

Avec :

Clara Bow, Charles ‘Buddy’ Rogers, Josef Swickard

Jolie farce vaudevillesque. Le film entier repose sur les épaules sautillantes de Clara Bow, et il faut reconnaître qu’elle donne à voir. Son jeu de mimiques est exceptionnel, on ne peut que tomber sous le charme.

Ce serait amusant de comparer avec les Endiablés tourné deux ans plus tard avec une bande sonore et avec la même Clara Bow… Tout le charme opérant pour le muet tombe à plat et devient presque vulgaire avec du son. Un pitre, comme un mime, c’est avant tout du visuel et ça se passe de parole. Clara Bow n’appréciait pas le parlant et ça peut se comprendre, le muet était fait pour elle… Comme un personnage de cartoon proposant 24 moues et apartés par seconde. Comme chez Molière, comme au cirque avec les clowns, ces apartés, ou commentaires non pas adressés au public mais à soi-même (donc indirectement au public), désignent qui dans le show le dirige. En gagnant la parole, les acteurs ont paradoxalement perdu un peu plus.


Get Your Man, Dorothy Arzner (1927) Paramount Famous Lasky Corporation


Sarah and Son, Dorothy Arzner (1930)

Mélo dramatique

Note : 2.5 sur 5.

Sarah et son fils

Titre original : Sarah and Son

Année : 1930

Réalisation : Dorothy Arzner

Avec : Ruth Chatterton, Fredric March

Il y a ce qu’on peut faire au temps du muet et ce qui ne passe plus au parlant. Et les mélodrames grossiers de ce type laisseront très vite place à des mélos bien plus sophistiqués dans les années 30, avec usage de la musique et acteurs à la hauteur.

Le scénario semble reprendre les grosses lignes du roman, et on ne s’embête pas de nuances ou de cohérences. Les raccourcis sont risibles, les procédés dramatiques cousus de fil blanc, les dialogues affligeants. Bref, c’est consternant.

 

Au milieu de cette fondue informe, Dorothy Arzner fait ce qu’elle peut. Aucun sens de la direction d’acteurs ou du rythme (le film dure une heure vingt mais avec un style de jeu qu’on retrouvera systématiquement par la suite basé sur la vitesse, il aurait tenu vingt minutes, c’est dire qu’on y trouve peu de matière dramatique), mais un sens certain cette fois pour le montage (un paradoxe quand on est incapable de demander à ses acteurs de jouer plus vite) et une connaissance parfaite d’où placer sa caméra.

Le pire est encore ailleurs. Ruth Chatterton est si mauvaise qu’on a probablement imaginé un accent hollandais pour elle (dans Paramount on Parade elle prenait le même accent censé être français). L’ironie, c’est qu’elle sait plutôt bien chanter… pour une actrice sans doute plus à l’aise pour le muet. Parce qu’elle a une intelligence, une présence, une autorité, ça, il n’y a rien à redire, mais dès qu’elle ouvre la bouche, c’est le néant (preuve encore une fois qu’un acteur intelligent peut être plus mauvais qu’un imbécile). Je crois même avoir rarement vu pire récemment en termes de jeu d’acteur sinon Clara Bow dans un autre film de la rétro Arzner où on n’avait qu’une envie, lui dire à l’oreille : « This is It ! » pour en finir.

On se demande encore comment Fredric March arrive à surnager avec autant de médiocrité autour de lui. Au moins, on ne voit que lui, c’est vrai que c’est un filon comme un autre pour faire éclater son talent aux yeux des patrons du studio, et l’installer plus tard dans les productions du parlant… Le point pour éviter le 1/10 est pour lui.

Ça devait être la panique à l’époque pour redistribuer les cartes et trouver les futures têtes d’affiche… Au moins, là, il y a cette évidence.

Sarah and Son, Dorothy Arzner (1930) Paramount Pictures


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La Fille aux jacinthes, Hasse Ekman (1950)

Laura ni l’audace ni la dégaine

Flicka och hyacinter Flicka och hyacinter Année : 1950

 

Réalisation :

Hasse Ekman

6/10  IMDb

Avec : Eva Henning, Ulf Palme, Birgit Tengroth

Listes :

Les Indispensables du cinéma 1950

Film noir suédois qui vaut surtout pour l’originalité de son pot aux roses (“rousse” presque). Tu copies Laura, tu remues ton pinceau, et ça donne Alex avec son joli tableau.

Ça reste sage, plutôt convenu et bien trop inspiré des pre-noirs américains ou toujours de Laura.

Décevant pour ce qui est censé être un des meilleurs films suédois. Reste la fin, d’accord, d’accord, mais une fin ça ne se déguste qu’une seule fois. Et un grand film, c’est sans fin, un mouvement perpétuel, inaltérable. Des neiges éternelles. Tes jacinthes sont-elles fraîches, archi-fraîches, duchesse ?

Archi-déchu. Un noir moyen vaut mieux que deux tue Laura.


La Fille aux jacinthes, Hasse Ekman 1950 Flicka och hyacinter | Terrafilm


Zidane, un portrait du 21e siècle (2006)

Monsieur Jourdain

ZidaneAnnée : 2006

Réalisation :

Douglas Gordon, Philippe Parreno

5/10  IMDb

Art conceptuel, et comme tout l’art conceptuel, derrière le concept, l’écho d’un grand vide.

Notre “Molière”, l’artiste, à défaut de comprendre ce qu’il nous raconte, a au moins la politesse de tirer le rideau à l’heure prévue sans une seconde de prolongation. Parce que si Zidane, il le comprend ici, veut mourir sur scène, il s’offre un an avant sa retraite une répétition grandeur nature de son expulsion magistrale en finale de l’euro 2006. Rien que pour ça, l’anecdote est jolie. Mais le film l’est donc, anecdotique. Un vrai suspense, pendant 89 minutes on ne voit que la boule à Zidane, et on se demande tout du long où c’est qu’il va bien pouvoir se la fracasser.

L’acteur en répétition qui écrit son film sans le savoir. Les Zaméricains ont Jordan, la France a son Jourdain du foot. Zidane, un portrait du 21ᵉ siècle, une autobiographie. « Ze moi qui l’ai fait. Jamais je n’improvise, je prévois chaque zeste. Coups de boule compris. » Joli concept. Mais un retourné acrobatique, c’est toujours un geste attribué à l’acteur. L’auteur, lui, n’est rien.


Champ / contrechamp

Zidane, un portrait du 21e siècle 2006 | Anna Lena Films, Naflastrengir


Clément, Emmanuelle Bercot (2001)

Auto-fiction

Note : 4 sur 5.

Clément

Année : 2001

Réalisation : Emmanuelle Bercot

Avec : Olivier Gueritée, Emmanuelle Bercot, Lou Castel

Emmanuelle Bercot a du talent. Bercot sait jouer bien mieux que la plupart des acteurs qu’elle dirige. Bercot, même avec un caméscope tout pourri sait réaliser et monter son film (sauf peut-être la première séquence et quelques séquences encore au début au mixage approximatif). Bercot sait écrire une histoire et en tirer le nécessaire même sur plus de deux heures de film, et ce n’est pas un mince exploit. Mais Emmanuelle aurait mieux fait d’éviter d’ajouter la petite dédicace personnelle en toute fin de film. Avant cela, c’était notre film ; après, ce n’est plus que le sien (du moins, de ce qu’on peut en comprendre, mais on n’est pas dans les secrets d’Emmanuelle).

Reste un film de qualité pour ce qu’il est, et un véritable cinéma d’auteur qui arrive encore à surprendre, oser, malgré ce qu’on pourrait attendre (et craindre) de lui. L’audace, la fraîcheur, peut-être, du nouveau venu (ou de l’histoire perso qui tient à cœur — et je ne veux rien savoir de tout ça).

Une sorte de cinéma de l’obstination avec une unité d’action stricte plutôt remarquable. Dommage aussi qu’il y ait quelques fausses notes, dans certains dialogues ou situations alors qu’Emmanuelle Bercot prouve par ailleurs tant de fois qu’elle peut viser juste. Refaire, couper… ce qui est médiocre. En surrégime peut-être, je n’ai rien vu d’autre.


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Hurlements, Joe Dante (1981)

Lowjaw

The Howling

Note : 3 sur 5.

Hurlements

Titre original : The Howling

Année : 1981

Réalisation : Joe Dante

Avec : Dee Wallace, Patrick Macnee, Dennis Dugan

Amusant, John Landis a peut-être tout juste le temps de voir les scènes de transformation et il se dit : OK, je vais faire pareil, mais j’ai une idée géniale, ce sera beaucoup mieux. Et ça fait un chef-d’œuvre avec une des plus belles scènes du cinéma d’horreur, sinon la meilleure, dans Le Loup-garou de Londres. Voilà la différence entre La Métamorphose ou La Mouche, et un gorille qui fait du strip-tease devant une souris apeurée. Parce que les scènes et l’attention anti-jaws portée aux effets spéciaux et aux créatures, ça flirte bon avec la série Z ici parfois.

Dommage, le début tout en montage parallèle est un modèle et plutôt efficace. On retrouve aussi une des plus mauvaises idées de Shining tourné l’année précédente : l’appel à un ami qui vient presto vous sauver depuis sa bagnole (encore une forme de montage parallèle mais pour le coup des moins pertinents).

Pas seulement les débuts de Joe Dante (si on excepte encore le cormanien Piranhas que je n’ai pas encore vu) mais aussi ceux de John Sayles au scénario. Quand les choses sérieuses commencent, Joe Dante semble prendre les rênes et ça devient n’importe quoi, à l’image de l’épilogue (on est déjà dans les Gremlins, quand la journaliste vient annoncer à la télévision la présence de créatures du diable parmi eux, et de se changer alors sous les yeux des caméras en loup-garou tout spoilu).


Hurlements, Joe Dante 1981 | Embassy Pictures, International Film Investors, Wescom Productions


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Désordre et Génie : Kean, Alexandre Volkoff (1924)

Désordre sans génie

KeanAnnée : 1924

Réalisation :

Alexandre Volkoff

5/10  IMDb

Avec :

Ivan Mozzhukhin, Nathalie Lissenko, Pauline Po

Liste sur IMDb :

Une histoire du cinéma français

Quel ennui… Autant de talent gâché pour une histoire aussi insipide. Me suis même demandé un moment si je n’avais pas mal lu et si ce n’était pas adapté du Dumas fils. C’est follement bien réalisé par Volkoff, il y a de bonnes idées de partout, sauf que c’est affreusement long et sans intérêt. La fin surtout. Interminable supplice. À vingt minutes de la fin, Kean sur son lit de mort (non, il n’est pas tuberculeux) s’écrie : « JE MEURS »… à vingt minutes, vingt… minutes de la fin ! Et là la moitié de la salle qui crie à son tour : « NOUS AUSSI ! » (L’autre moitié s’était déjà barrée)

J’exagère à peine.

J’ai cru reconnaître des petits coins du bois de Vincennes. Sympa les reconstitutions de l’Angleterre retapées par la diaspora russe dans un coin de l’Est parisien… Y en avait du fric à dépenser en 1924 ! Grosse production, gros mélo, gros ennui… (Et avec tout ça, ma mère qui pour rien au monde n’irait voir un film « soviétique muet » et préférait revoir Le Grand Silence pour la énième fois avec des potes… ne m’attends même pas à la sortie et me laisse rentrer en métro !… Quelle calamité… !)

 

Désordre et Génie : Kean, Alexandre Volkoff 1924 | Films Albatros


Daugthers of the Dust, Julie Dash (1991)

Retourne à la poussière

Note : 1.5 sur 5.

Daugthers of the Dust

Année : 1991

Réalisation : Julie Dash

La plus mauvaise direction d’acteurs que j’ai dû voir depuis une éternité, et par conséquent des acteurs affligeants.

Une écriture incompréhensible. Et pire que tout, un montage insupportable alternant longues séquences dialoguées et montages-séquences* avec musique qui sent bon les années 80 façon Bagdad Café.

Assimilé à du Malick durant la présentation. Il y a de ça. Du pire de ce qu’on trouve chez Malick : cette contemplation complaisante des petits riens de la nature : et vas-y que je te foute des ralentis, des gros plans, une caméra qui virevolte entre les éléments sans intérêt du décor… Un longue hommage abrutissant à on ne sait quel groupe afro-américain ayant si longtemps gardé ses racines en dépit de tout, abandonné sur on ne sait quelle île idéale de Caroline loin du continent. On aimerait en savoir un peu plus derrière le vernis esthétique qui étouffe tout jusqu’au sujet.

Il y a pas un gramme de sincérité dans tout ça. Tu respectes l’histoire de ce groupe, tu évites d’y foutre cette espèce de world musique insupportable.

L’Amérique qui est si douée à nous proposer des films pour nous parler de son histoire est toujours aussi mauvaise à nous parler de ce sujet. Parce que le politiquement correct enfonce les portes ouvertes avec des massues de bienséance. Parce qu’un film sans points de vue multiples, sans doute, où seule la voie de l’histoire « correcte » et martelée au bon peuple pour lui faire la leçon, ce n’est pas un bon film, ce n’est pas de l’art, c’est de la propagande et de la dictature. L’art interroge, il ne propose pas des leçons d’histoire.

Le cinéma n’est pas fait pour les évidences. Parce que l’art n’est fait que de fausses évidences. L’art dévoile, ne dicte pas. Et ce cinéma n’égratigne rien, ne fait que caresser dans le sens du poil là où se dessinent les cicatrices trop bien refermées.

Le film est rentré au Nation Film Registry, le repère des films de la bonne conscience de l’Amérique.

*article connexe : l’art du montage-séquence

Daugthers of the Dust, Julie Dash 1991 | Geechee Girls, American Playhouse, WMG Film


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