Wong Kar-Wai

Classement :
10/10
- In the Mood for Love (2000)
9/10
- Chungking Express (1994)
8/10
7/10
6/10
- Happy Together (1997)
- Les Anges déchus (1995)
- My Blueberry Nights (2007)
- Nos années sauvages (1990)
5/10
- The Grandmaster (2013)
- 2046 (2004)



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| 8/10 Ice Storm (1997) Salé, sucré (1994) | voir le commentaire |
| 7/10 Le Secret de Brokeback Mountain (2005) Garçon d’honneur (1993) | voir le commentaire |
| 6/10 Un jour dans la vie de Billy Lynn (2016) L’Odyssée de Pi (2012) Tigre et Dragon (2000) Raison et Sentiments (1995) | voir le commentaire |
| 5/10 Hulk (2005) |






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Films commentés (articles) :

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Films commentés :
Simples notes :
Amusant : sorti la même année que The Blade, le film en partage pas mal d’aspects “chorégraphiques”. On y retrouve aussi la même énergie et outrance burlesque de Pékin Opéra Blues ou les mêmes excès mélodramatiques du Syndicat du crime. Arriver à proposer un nouveau personnage burlesque féminin, ce n’est pas donné à tout le monde, même si elle est beaucoup moins au centre de l’intrigue que dans Pékin Opéra Blues. C’est peut-être le souci d’ailleurs.
Le rythme retombe complètement dans le dernier acte où les deux pitres amoureux ne font plus que de la figuration. Et pour un tournoi qui est censé être de gourmets, on frôle le mauvais goût. Le film étant par ailleurs pas mal construit comme un film de Bruce Lee (l’intrus venant secourir un père et sa fille en prise avec des truands cherchant à s’emparer de leur restaurant), il se perd un peu en reléguant le personnage de Leslie Cheung « en cuisine ». Comme dans Le Syndicat du crime, c’est son personnage qui aurait dû d’une manière ou d’une autre assumer le « tournoi final » (tout en faisant tout pour que le tournoi n’aille pas à son terme : les rebondissements nécessaires sont présents, mais ça fait plutôt pschitt). Parce qu’ici, le maître déprimé, on avait le même dans Le Syndicat du crime et « l’intrus » devrait rester au centre du récit. Possible aussi qu’en faisant cela, l’intrigue se serait trouvée mise face à d’autres écueils…
Peu importe. Et c’est bien dommage. Ce finale plombe un film qui était pourtant parti dans la lancée de Pékin Opéra Blues.
Quelques brefs commentaires dédiés au montage-séquence sur The Blade

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*Films commentés (articles) :
Il faut imaginer Wild Wild West réalisé par Jean-Marie Poiré sous-titré par un chimpanzé dyslexique. C’est déjà affreusement boursouflé, mais jongler entre l’anglais et le français (quand ça veut bien) pour comprendre des répliques lancées à la mitraillette, c’est juste pas possible. Les deux films de Jiang Wen que j’ai vu pour cet « hommage » ont été massacrés en projection… Pauvre cinémathèque.
Les Démons à ma porte, Jiang Wen 2000 Guizi lai le | Asian Union Film & Entertainment, Beijing Zhongbo-Times Film Planning, CMC Xiandai Trade Co

10/10
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Films commentés (articles) :
Simples notes :
Le film qui m’a initié aux cinémas asiatiques. Je l’ai vu à sa sortie avec ma classe de théâtre. Un choc esthétique et narratif. C’est fou de voir maintenant à quel point les années 90 en Chine ont proposé une poignée de chefs-d’œuvre dont on ne peut plus rêver aujourd’hui.
Ils adoptaient la distance parfaite : la technique flamboyante héritée probablement des voisins de Hong Kong au service d’un récit épique et tragique. Un entre-deux parfait qu’on n’a plus connu à ma connaissance dans le cinéma chinois perdu entre les grosses productions bouffonnes et les quelques chefs-d’œuvre indépendants semblant sortir parfois de nulle part.
La même année, le cinéma coréen prendra également son envol, mais on s’en apercevra un peu plus tard. Avec un peu la même approche. Peut-être moins flamboyante, mais tout aussi tragique. Im Kwon-taek réalise La Chanteuse de pansori : là encore un récit en flashback sur un art traditionnel qui se perd chahuté par la brutalité du monde moderne. Le film passera en fin de décennie sur Arte, un autre choc pour moi à l’époque. Curieux de voir l’évolution des deux cinématographies.

10/10
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Article :
Simples notes :
Que ce soit en Corée du Sud, autrefois aux États-Unis, aujourd’hui en Chine continentale ou donc à Taïwan au milieu des années 90, les maux dont souffrent les sociétés qui ont connu une rapide explosion du niveau de vie sont les mêmes. Argent facile, exubérance, épandage de richesse, vacuité et prétention, perte de repères… La satire semble féroce, et on s’y amuse davantage que dans les autres films de Yang. Le problème, c’est que l’on n’y comprend pas grand-chose. Et cela pour deux raisons. D’une part, le côté choral du film propose une mosaïque de liens, de rapports professionnels ou amoureux, des rivalités extrêmement complexes à suivre. Au point que l’on se demande parfois si ce n’est pas volontaire comme pour plonger le spectateur dans une sorte de Grand Sommeil version comique. D’autre part, l’humour tient également aussi beaucoup à un ensemble de références incompréhensibles pour un spectateur étranger. À peine peut-on par exemple déceler la moquerie derrière les insultes qui fusent parfois en anglais chez l’un des personnages pour ponctuer ses phrases, mais si l’on n’y prête pas attention, on ne les entend même pas parce qu’elles ne sont pas traduites. Alors, pour le reste, on ne peut que deviner tout un continent inconnu comme dirait l’autre derrière toute cette agitation… On ne doit pas être loin d’une forme d’incommunicabilité à laquelle doit être exposé un étranger devant les aventures d’Astérix (encore plus dans les versions cinéma).
On y retrouve une forme de cinéma proche d’Almodovar ou de Woody Allen. Très volubile et chaotique. Comme un Rubik Cube dont chaque face colorée représenterait un personnage et dont on s’amuserait à modifier frénétiquement les combinaisons… Mais on reste encore là dans la simple évocation : le comique ne s’improvise pas et l’on voit vite que Yang est incapable de tirer le meilleur de ses acteurs (qui ne sont sans doute par ailleurs pas non plus des acteurs comiques pour la plupart). Le jeu est forcé, loin d’être naturel ; le style ni réellement grotesque ou loufoque (comme pouvait l’être sur le continent Lady Kung-fu) ni assez sophistiqué ou même distancié (on parle pourtant d’Edward Yang) pour être parfaitement convaincant. On est bien dans cet entre-deux typique des gens qui ne savent pas quoi décider. Le cinéma doit être radical, oui. Yang, avec son style habituel, et même s’il ne me correspond pas du tout, était radical. Ses personnages le sont aussi dans une certaine mesure.

10/10
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Films commentés (articles) :
Commentaires simples :
Une filiation évidente avec Ozu première période (voire avec Shimizu). Et une filiation probablement naturelle, étant donné l’histoire qui relit Taïwan et le Japon.
C’est un peu bancal, on sent que Hou Hsiao-hsien tâtonne. Le fond semble assez mal correspondre à la forme. Comme pour Edward Yang (qui apparaît à la toute fin du film, si j’ai tout compris), c’est surtout dans la radicalité qu’il se fera remarquer. En l’occurrence, cela se fera à travers sa capacité à créer de la distance entre ses sujets et le regard qu’il porte sur eux. C’est d’ailleurs à travers la distanciation, si je ne m’abuse, que les cinéastes taïwanais créeront un sillon et une forme spécifique.
Grâce aux ellipses et à une certaine lenteur dans le découpage, on retrouve déjà ce style ici (style déjà présent chez les cinéastes japonais précités). L’humour disparaîtra (en tout cas dans les quelques films que j’ai vus), les enfants aussi. Ce cinéma se fera également plus urbain (j’ai vu les films il y a longtemps, cela demanderait confirmation), moins familial, alors que là encore, c’était une thématique des deux cinéastes japonais.
C’est cet aspect là qui m’a plu (mettez-y des enfants, j’y trouve facilement mon bonheur), mais le hiatus que l’on devine déjà ici vient des facilités et des clichés du scénario. Soit il aurait fallu alors jouer pleinement sur la fibre nostalgique ou classique et ainsi assumer les détours mélodramatiques du scénario (cela aurait ressemblé à du Imamura ou à du Kinoshita), soit il aurait fallu prendre le parti de gommer ces aspects.
La distance aide assez à éviter les maladresses du mélo grossier, mais une fois certains éléments filmés, on ne peut plus les écarter du montage final… Tout ce qui concerne la folle et les deux voleurs est de trop.
Il faut supposer que le cinéaste a compris ce problème et a alors choisi par la suite d’assumer une plus grande radicalité dans son cinéma (pas vraiment à mon goût d’ailleurs, parce que quand la forme et la mise à distance priment sur le sujet, d’autres problèmes apparaissent, mais c’est un autre sujet). 6,5/10
Des bourgeois de Neuilly rendant visite à leurs concubines du 93 pour faire leur petite affaire hors-champ et pour fumer des joints.
Forme insipide semblant être tirée du théâtre classique : mêmes huis clos, ça papote d’histoire de cul et de devoir, les femmes regardent les hommes se torcher la poire, quand il y a de l’action, on en connaît la teneur par discours rapporté et l’action en question se limite souvent à des banalités. Jeu distancié, apathique, le plus souvent sans raison (une habitude chez HHH). Et cela est souvent dû à une caméra étrangère à l’action (plans-séquences avec mouvement de caméra façon mouche neurasthénique). Restent les jolis décors en bois laqué et en porcelaine Ikea, ainsi que les tuniques en soie… Ce n’est pas du cinéma, c’est un enterrement au pavillon chinois de l’expo universelle de 1889..
Watchlist :