Comme tous les Anderson, c’est drôle et déprimé à la fois. Un truc parfait pour Murray donc. Mais ça reste assez loin de La Famille Tenenbaum… Ça part peut-être un peu trop dans tous les sens. Mais bon, c’est toujours savoureux de voir Bill Murray, toujours à son maximum.
C’est également sympa de voir Cate Blanchett dans ce genre de rôle… plutôt que dans des films comme l’Aviateur où elle joue une improbable Katharine Hepburn.
À noter l’album Ziggy Stardust chanté par un Brésilien qui vaut le coup d’œil.
Début poussif qui flirte avec la satire quand les acteurs sont en roue libre avec les règles de sécurité dans une chaîne de manipulation du plutonium destiné à des centrales nucléaires. Les acteurs sont formidables, mais voir toute cette bande destinée à devenir des stars (ou qui le sont déjà) jouer les culs terreux, ça n’a rien de réjouissant. J’ai eu peur de voir Michael Jackson débarquer un moment en bleu de travail en criant « It’s dangerous ! Who’s there ? »… On est même peut-être à un tournant du cinéma hollywoodien alors que Redford n’a probablement pas encore lancé son festival à Sundance. Le Nouvel Hollywood s’est fait manger par le cinéma d’adulescents de Spielberg et de Lucas, Nichols a été un des premiers à lancer l’affaire il y a de ça maintenant quinze ans, mais on note tout de même ici un certain maniérisme et une tendance du cinéma intello à regarder les gens du peuple de haut. À forcer le trait. Une marque qui sera bientôt celle des films estampillés Sundance.
Et puis tout à coup, en même temps que son personnage trouve sur le tard une vocation syndicale inattendue, le film trouve l’angle qui lui échappait jusque-là. Silkwood n’a pas grand-chose a priori du personnage qui se met en lutte, et c’est pourtant ce qui arrive. Erin Brockovich avant l’heure. Rythmé par les diverses alertes à la contamination, le film prend ainsi presque les atours d’un thriller. Cela reste encore très hybride et j’aurais toujours mille réserves pour le talent trop évident de Meryl Streep qui a tendance à vampiriser un film au point de ne rien voir autre chose qu’elle, mais joli relance alors que je m’attendais à souffrir le martyr.
Le Lauréat, Mike Nichols 1967 The Graduate | Lawrence Truman Productions
Le Lauréat, Mike Nichols 1967 The Graduate | Lawrence Truman Productions
Décevant. J’ai cet opus dans mes carnets depuis vingt ans, je m’attendais à mieux. Certes, on pourrait presque y trouver un intérêt historique, le film prenant place dans toute l’Europe en guerre quand les USA ne l’étaient pas encore, mais c’est grossier, mal fichu et rarement drôle malgré la présence de Ginger Rogers et de Cary Grant.
My Son John (1952)
Ça commence comme un épisode de Dallas, puis comme un autre d’X-Files avant de tomber dans la propagande anti-rouge. Affligeant.
Place aux jeunes (1937)
C’est avec les vieilles peaux qu’on fait la meilleure soupe.
Ce n’est pas un péché (1937)
West écrit un rôle à sa mesure, prête à mettre la Louisiane à ses pieds et les hommes à son cou… L’ancienne star du vaudeville écrase tout.
Le Roi de l’arène (1932)
Des pitreries careysiennes en pagaille, une histoire de travestissement, un bel Cantor parfait mais un peu seul (Young est ridicule).
Indiscreet (1931)
Pris entre mélodrame et la comédie romantique, c’est toute la dissonance d’une actrice comme Gloria Swanson qui devient… parlant.
Wild Company (1930)
Des bribes de crime film, une touche d’humour un peu lourde, et une saveur mélodramatique moralisatrice propre au muet (c’est un parlant).