Akira Kurosawa

crédit Akira Kurosawa
Classement :

10/10

  • Barberousse (1965)
  • La Forteresse cachée (1958)
  • Sanjuro (1962)
  • Rashomon (1950)
  • Les Sept Samouraïs (1954)

9/10

  • L’Idiot (1951)
  • Les salauds dorment en paix (1960) 
  • Le Duel silencieux (1949) 
  • Le Garde du corps (1961)
  • Un merveilleux dimanche (1947)

8/10

  • Dodeskaden (1970)
  • Après la pluie (1999) (scénario)

7/10

  • Madadayo (1993) 
  • L’Ange ivre (1948)
  • Chien enragé (1949)
  • Dersou Ouzala (1975)
  • Entre le ciel et l’enfer (1963)
  • La Légende de judo (1943)
  • Ran (1985)
  • Vivre (1952)
  • Le Plus Dignement (1944)

6/10

  • Le Château de l’araignée (1957)
  • Kagemusha, l’ombre du guerrier (1980)
  • Chronique d’un être vivant (1955)
  • Scandale (1950)
  • Je ne regrette pas ma jeunesse (1946)
  • Araki Mataemon: Kettô kagiya no tsuji (1952) (scénario)
  • Dora-heita (2000) (scénario)

5/10

  • Rêves (1990) 
  • Les Bas-Fonds (1957)
  • Les Hommes qui marchèrent sur la queue du tigre (1945)
  • Rhapsodie en août (1991)

Films commentés (articles) :

Courts articles :

Notes simples :

Un merveilleux dimanche (1947)

Magnifique mélodrame populaire façon Frank Capra ou Tadashi Imai. De nombreuses longueurs profitables au récit : c’est tout un art de savoir être concis et, quand il le faut, de savoir jouer sur la pesanteur ou la répétition.

Mon voisin de salle, bien viril, s’agitait comme un rat de Schrödinger (à la fois vivant et mort), s’attendant sans doute à voir un film de samouraï. Jolie émotion à la fin quand l’actrice se tourne vers la caméra et appelle les spectateurs à applaudir les couples dans le besoin et que quelques mains timides mais bruyantes réveillent la salle.

Autre article :

Akira Kurosawa

Shôhei Imamura

imam

Découvert à travers ses deux Palmes, relativement tardives dans sa carrière, le « choc » Imamura, c’est surtout la découverte de ses films écrits et réalisés dans les années 60. La nouvelle vague japonaise a permis à quelques cinéastes fous de s’exprimer, parfois pour le pire, mais Imamura a beau proposer des histoires de « dingues », ses récits sont toujours parfaitement millimétrés, d’une densité rare qu’il abandonnera plus ou moins par la suite. Sa réalisation est nerveuse sans être trop portée sur l’invention ou les procédés : tout concourt chez Imamura à mettre en scène (littéralement) une histoire. Et quand le bonhomme est également (contrairement à d’autres cinéastes de « nouvelle vague ») scénariste, on comprend qu’on à affaire à un véritable auteur.

Me reste à découvrir ses documentaires.

 
Classement :

10/10

  • The Pornographers (1966) 

9/10

  • La vengeance est à moi (1979)
  • La Ballade de Narayama (1983)
  • Pluie noire (1989)
  • The Sun Legend of the End of the Tokugawa Era (1957) (scénario)

8/10

  • Désir meurtrier (1964)
  • The Insect Woman (1963)
  • Profound Desires of the Gods (1968)
  • Pigs and Battleships (1961)
  • Cupora (1962) (adaptation)
  • L’Évaporation de l’homme (1967)

7/10

  • De l’eau tiède sous un pont rouge (2001)
  • L’Anguille (1997)
  • The Youth Killer (1976)

Film commenté (article) :

Film commenté (court article) :


Simples notes : 

L’Évaporation de l’homme, Shôhei Imamura (1967)

Imamura sort des Pornographes, où déjà il proposait en creux un regard critique sur la démocratisation des films (à travers des films interdits). Ici, juste avant Symbiopsychotaxiplasm: Take One (1968), le cinéaste questionne la forme documentaire avec un certain brio. Le dispositif épouse parfaitement les codes documentaires, jusqu’à l’excès, au point que l’on se surprend à penser que décidément, la réalité dépasse bien trop souvent la fiction. Je pense que la forme adoptée ressemble à ce stade peut-être plus aux méthodes américaines d’investigation et de mise en scène de l’investigation (qui donneront plus tard Michael Moore) plus qu’aux techniques françaises plus directes et plus en recherche formelle comme celles de Rouch ou de Marker. Et puis, Imamura balance tout dans une séquence qui pourrait ressembler, avec quelques années d’avance, à Quitting. Ajouté dans ma liste des films japonais, des films obscurs et des documentaires (déjà présent dans celle des Indispensables de 1967).

Shôhei Imamura