Vittorio De Sica

Vittorio De Sica

 

9/10

8/10

  • Les enfants nous regardent (1944)
  • Teresa Venerdì / Mademoiselle Vendredi (1941)
  • Le Voleur de bicyclette (1948)

  • La ciociara (1960)

7/10

  • Sciuscia (1946)

  • Miracle à Milan (1951)
  • Boccace 70 (1962)
  • Les Sorcières (1967)
  • Il Boom (1963)
  • Maddalena… zero in condotta (1940)*
  • Un garibaldino al convento (1942)
  • Un monde nouveau (1966)
  • Le Toit (1956)

6/10

  • Umberto D. (1952)

  • Mariage à l’italienne (1964)
  • Le Jardin des Finzi-Contini (1970)
  • Hier, Aujourd’hui et Demain (1963)
  • Roses écarlates (1940)*
  • Les Séquestrés d’Altona (1962)*

5/10

  • L’Or de Naples (1954)
  • Station Terminus (1953)
  • Drôles de couples (1970)
  • Les Fleurs du soleil (1970)

4/10

  • Caccia alla volpe (1966)*

 


*commentaires simples :

Rose scarlatte (1940)

Vaudeville galant sur fond de quiproquo conjugal. Très bien ficelé, un peu entendu mais plaisant. Excellente Renée Saint-Cyr dans un rôle difficile. Un Jean Davy au doublage. Et des téléphones… noires.

Maddalena… zero in condotta (1940)

Il y a dans cette Italie d’avant-guerre dépeinte par De Sica une telle absence de la pauvreté qu’on en comprend mieux la nécessité future de trouver un air nouveau. La rue est quasi absente. Pourtant, on navigue ici entre Lubitsch et Decoin, et la maîtrise de De Sica est déjà impressionnante. Toujours d’inspiration vaudeville, voire des films de pension (Claudine à l’école, Jeunes Filles en uniforme).

Le quiproquo s’étale magistralement dans le dernier acte, les deux Viennois croyant se disputer la même fille, et la jeune fille en question faisant les tourner en bourrique dans le secret espoir de voir son professeur tomber dans les bras de son prince…

À noter une tentative assez réussie du passage, au moins pour une scène, à un son direct (bel exploit quand on connaît l’appétence des productions italiennes pour la post-synchronisation). (Une tentative semble-t-il réussie puisque d’autres films du début des années 40 seront tournés en son direct.)

Caccia alla volpe (1966)

Il n’y a que Kubrick qui avait compris la force malsaine et dramatique de Peter Sellers.

Les Séquestrés d’Altona (1962)

D’un côté, il me semble qu’on peut se féliciter de voir une des rares tentatives réussies de ce qu’on peut définir comme une tragédie. D’un autre côté, il faut avouer que l’univers de Jean-Paul Sartre est très particulier, une sorte de mélange étrange entre l’histoire et la fiction avec des implications dramatiques rarement vues ailleurs (à la fois philosophiques, politiques peut-être et historiques), et Vittorio De Sica rend le propos (déjà bien lourd) extrêmement suffoquant. De là d’ailleurs l’impression de voir une sorte de tragédie moderne au cinéma, mais aussi celle de voir un objet hybride inabouti.

À noter quelques jolis mouvements de caméra : cadrage sur une tête sur un côté qui prend de la distance de biais et qui, de ce fait, recadre la tête en son centre, puis un gros plan cadré avec un mouvement centrifuge en cercle autour du visage…

Et, une fois n’est pas coutume, je trouve les acteurs masculins, en dehors de Frederic March, assez agaçant. (Sophia Loren est parfaite.)

Étonnante cette diversité proposée tout au long de leur carrière par le duo De Sica / Zavattini.

Il boom, Vittorio De Sica (1963) | Dino de Laurentiis Cinematografica

Il boom, Vittorio De Sica (1963) | Dino de Laurentiis Cinematografica

Un monde nouveau, Vittorio De Sica (1966) | Compagnia Cinematografica Montoro, Sol Produzione, Les Productions Artistes Associés