Humour vertical et ascensionnel : Acermendax dans les « bullshiteurs »

Je prends l’exemple de cette vidéo et de la caricature proposée par Acermendax pour illustrer un propos que j’ai déjà tenu ailleurs.

Pour caractériser l’humour acceptable ou non, on a parfois recours à des aphorismes pour s’approcher de ce qu’il serait possible de dire ou de faire et avec qui (« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui », etc.). J’ai mon propre aphorisme pour proposer en quoi une caricature est drôle ou non : « L’humour est vertical, ascensionnel. Il regarde vers le haut, moque les puissants, non les miséreux. »

Cela ne s’applique d’ailleurs pas qu’à l’humour. La critique des faux experts sera d’autant plus légitime qu’elle se concerne des toutologues trustant les plateaux télé.

Faire rire, c’est toujours vertueux. Si certains disent qu’on ne peut pas rire avec n’importe qui, je dirai plutôt qu’on peut difficilement rire de tous. Difficilement.

Moquer un masculiniste en le caricaturant, oui. Les charlatans, oui. Les mandarins, oui. Les experts vendant des dizaines de livres et usant d’une rhétorique moisie, oui.

Moquer en imitant les personnes « d’en bas », les imbéciles, les enfants, les femmes sans pouvoir, déjà moins. On peut le faire : si c’est mélioratif (par exemple si c’est pour moquer plus précisément un personnage avec du pouvoir).

Je renvoie pour cela à mon commentaire sur la blague de Guillaume Meurice et sur ma critique sur Meurtres à l’italienne.



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