The Descent, Neil Marshall (2005)

La Cuite

The DescentThe Descent, Neil Marshall (2005)Année : 2005

Liens :
IMDb

Réalisateur :
Neil Marshall

 

5/10

Vu en 2007

Original de part le lieu : dans des gouffres, des grottes humides… Ensuite parce qu’il n’y a que des nanas…

Le film commence un peu avec une ambiance à la Délivrance, jusqu’à ce que nos gonzesses perdues au centre de la terre rencontrent des sortes de trolls nosferatiens albinos et aveugles. Et là c’est le principe alienien de l’élimination.

Ça se laisse regarder mais le scénario est plein d’invraisemblances et de trucs superflus. On voit trop les petites b-bêtes…


Deuce Bigalow : European Gigolo (2005)

Deuce Bigalow : European Gigolodeuce-bigalow-european-gigoloAnnée : 2005

 

Réalisation :

Mike Bigelow

4/10  lien imdb
Listes :

Vu le : 22 avril 2007

Il paraît que c’est la suite du non moins célèbre Gigolo à tout prix (tu m’en diras tant !). Et pour avoir un peu une idée du film (mais je suis sûr que vous êtes déjà un peu sur la voie), on lit sur Allociné que l’idée du film, le scénariste-acteur principal, en a eu l’idée quand tout le monde lui disait : « pourquoi ne faites-vous pas une suite à Gigolo à tout prix ? » (on se serait sans doute plus poilé devant un Mary malgré lui).

Bref, c’est très con et ça s’assume comme tel. Pas franchement un bon film, mais au moins on ne s’ennuie pas. Et puis on découvre Amsterdam (très rarement photographié au cinéma, voire jamais, alors qu’elle se révèle vraiment plutôt photogénique — et je crois qu’on évite les clichés — même si le scénario lui ne passe pas à côté de tous les clichés possibles sur les Hollandais ; mais il faut savoir que tout ce qui est pour nous un cliché est pour l’Américain moyen une information de première main). On se demande alors ce que vient faire une tour de Pise sur l’affiche (encore une arnaque pour vendre un film… — ou sinon j’ai manqué une partie, ou le troisième volet de la trilogie !).

C’est bien donc si on veut se détendre et vraiment si on à rien à faire… — Et puis… si ! ça vaut le coup au moins pour une autre bimbo dans un autre genre que Eva Mendes : Hanna Verboom (« Quand notre cœur fait Boom ! Tout avec lui “Verboom” Et c’est l’amour qui s’éveille… ») Encore un canon ; j’ai passé ma soirée à tirer… mais j’ai plus vraiment l’âge des “Boom”.


Combien tu m’aimes, Bertrand Blier (2005)

Combien tu m’aimesAnnée : 2005

Réalisation :

Bertrand Blier

5/10  lien imdb

Vu en mars 2007

 

 

Ça fait déjà plus de 10 ans que Blier n’est plus Blier. Manque de folie, manque d’énergie. On dirait du Kaurismaki et ça finit par ressembler à du Deville. Légèrement décalé mais très sage, “bourgeois”. Autrefois dans les Blier, les personnages habitaient dans des banlieues miteuses, on errait tel des gamins dans les rues ou dans des bars pour trouver quelle connerie faire. On voyageait sans billet sans savoir où on allait mais on y allait et on vivait à fond l’instant présent. Aujourd’hui les personnages de Blier donnent des rendez-vous et habitent dans de riches appartements parisiens et pire que tout, ils sont devenus polis. Où sont passées la gueule et la gouaille de Blier père, Dewaere, Depardieu, Serrault ? Il y a vraiment un problème de casting dans ce film : Campan il est franchement mauvais (c’est Bourdon le bon acteur des Inconnus) et ne convient pas au rôle tout comme la Bellucci qui est trop douce, trop lisse, trop polie, pour Blier. Il faut des acteurs français qui ont l’expérience des textes écrits, qui ont la culture des différents types de jeu, tons, styles, car celui de Blier est particulier, décalé, un peu théâtral et le piège est de vouloir le jouer trop réaliste ou trop mou, trop lent. Voir Sara Forestier qui est une très bonne actrice quand elle joue sur la spontanéité et le naturel, dans ce type de film, elle est totalement perdue et joue comme une cloche.

J’imagine que c’est aussi Blier qui cherche à faire autre chose, il voudrait sans doute un ton plus poétique, contemplatif, mais faire beau, c’est pas son truc, ça ne marche pas, on n’y croit pas, en tout cas il n’y a rien qui se passe. Son truc à lui, c’est la beauté du langage bien dit, vite dit, de l’action, vite faite, mal faite… — Pas loin d’Audiard, avec une touche d’absurde. Tous ses personnages étaient des cons ou des imbéciles, des voleurs, des petites frappes, mais toujours des « bons salauds », et tout cela les rendait attachants. Ici ses personnages (en tout cas le principal) sont des types ordinaires.

Buffet Froid et les Valseuses sont bien loin.


Adieu Cuba, Andy García (2005)

Lost CityAdieu Cuba (2006), Andy García The Lost CityAnnée : 2005

Réalisation :

Andy García

5/10  lien imdb
 

Vu en mars 2007

En tout point raté. Quand pendant tout le film on se creuse la tête à comprendre ce qu’on regarde, il y a comme un hic. Ça parle bien de la période où l’île est passée aux mains des castristes mais aucun angle ne ressort véritablement derrière le contexte historique. Le film adopte le point de vue de ce patron de music-hall, seulement il n’a l’air de s’intéresser qu’à ses spectacles quand dehors gronde la révolution. L’angle aurait pu être là, l’obstination d’un manager à préserver ses spectacles en dépit de la crise, mais Andy Garcia met tellement peu d’entrain à ce qu’il fait qu’on peine à suivre ses non-aventures. C’est qu’il est impassible le Andy. Comme dans tous ses rôles d’ailleurs. Cette fois ça ne prend pas, il y a une grosse impression de vide quand on regarde sa trogne gominée et comme cette impassibilité transparaît jusque dans sa mise en scène, multipliant les scènes inutilement lentes, le film ne décolle jamais.

La présence de Bill Murray représente le seul intérêt du film. Sorte de confident fantôme. À l’image du film, on se demande à quoi sert son personnage sinon à faire le Murray dans son coin et à nous égayer un peu l’existence…