Jean Delannoy
Classement
6/10
- Notre-Dame de Paris (1956)
- La Minute de vérité (1952)
- Les jeux sont faits (1947)
- L’Éternel Retour (1943)
Film commenté (article) :
Lien interne :
Lien externe :
(classements et filmographies, tops thématiques, listes perso)
Films vus, classements, listes perso
Tous les Films vus depuis 1995
Classements réalisateurs
— Réalisateurs américains
— Réalisateurs japonais
— Réalisateurs italiens
— Réalisateurs de l’Est
— Réalisateurs français
— Réalisateurs d’Europe du Nord
— Réalisateurs britanniques
— autres réalisateurs européens
— autres réalisateurs asiatiques
— autres réalisateurs
Classements acteurs
— Acteurs japonais de l’âge d’or
— Acteurs américains de l’âge d’or au nouvel Hollywood
Listes :
Limguela top films
MyMovies: A-C+
L’obscurité de Lim
Limeko – Japanese films
Jidai-geki à lame
Noir, noir, noir…
Le silence est d’or
Lim’s favorite comedies
Films français préférés
Une histoire du cinéma français
Lim’s favorite musicals
Huis clos – behind locked doors (or almost)
6/10
Film commenté (article) :
Lien interne :
Lien externe :
7/10
6/10
5/10
Film commenté (article) :
Lien interne :
Lien externe :
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
Film commenté (article) :
Lien interne :
Lien externe :
6/10
5/10
Simples notes :
Difficile de trouver un intérêt pour une histoire aussi caricaturale abreuvée finalement de si peu de péripéties (malgré la longueur, mais c’est aussi l’effet musical qui veut ça, et c’est bien pour ça qu’il vaut mieux instiller un minimum d’originalité dans les histoires dans ce genre particulier) et servie par une distribution assez médiocre.
Adam Driver en comique, il faut oser, le garçon n’a pas un brin de fantaisie, tout dans la gravité, aucune nuance. La Cotillard me sort par les trous de nez.
Carax fait n’importe quoi avec sa caméra et le montage comme d’habitude pour faire arty.
Seul rayon de soleil du film : l’usage bienvenu de la marionnette (même si on sent comme pour le reste le symbole grossier), qui pour le coup est une forme d’audace formelle qui ne peut que me séduire (c’est aussi à travers elle qu’on trouve le seul élément original de l’histoire, fantastique, celui que la mère chante à travers sa mère — pour le reste, l’exploitation du père qui en est fait, on retombe dans le cliché), ainsi que le dernier duo avec la gamine “incarnée”.
Lien interne :
Lien externe :
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
Film commenté (article) :
Lien interne :
Lien externe :
7/10
6/10
5/10
Lien interne :
Lien externe :
7/10
6/10
5/10
Film commenté (article) :
Lien interne :
Lien externe :

10/10
9/10
8/10
7/10
6/10
5/10
4/10
3/10
Simples notes :
Montage de coïncidences et d’excès grotesques. Je l’ai souvent dit : le cinéma parlant a servi de fossoyeur au mélo : plus aucune audace et facilité ne passe l’épreuve du son. Tourneur ne se refuse aucune de ces audaces. Lui qui savait très bien dans les années 20 jouer sur le montage alterné pour créer une attente, se laisse ici aller à un montage des plus grossiers (entre bien autres crétineries) : alternance entre un couple de jeunes premiers à la prière et des fêtards avinés et chantants dans un cabaret populaire.
Non seulement, le scénario est grotesque d’un bout à l’autre, mais la réalisation de Tourneur me laisse parfois circonspect, son rythme est paresseux, comme sa direction d’acteurs (oubliez la nuance, les méchants sont très méchants, les gentils, très gentils). C’est parfois si ridicule qu’on se croit plongé dans une adaptation de la Justine de Sade. Sauf que Sade tirait sur la corde parce qu’il proposait une encyclopédie des sévices et s’amusait à plonger sa créature vers toujours plus de souffrance.
Les coïncidences heureuses comme malheureuses, ça peut passer une fois, ça passe pour une erreur. Quand c’est systématique, c’est qu’il y a volonté à tirer vers le grotesque. C’était le propre du mélodrame. Le genre, un peu comme le Grand-Guignol qui à ma connaissance n’a même jamais pu s’exposer au temps du muet, n’est plus du tout adapté aux exigences de vraisemblances du cinéma parlant.
Les décors sont en revanche excellents.
Je ne connaissais rien des productions de ce contemporain de Shakespeare, sinon me semble-t-il que des rumeurs avaient couru à son sujet sur le fait qu’il ait pu écrire les pièces de Shakespeare (comme probablement tous les dramaturges du théâtre élisabéthain). La structure est peut-être un peu paresseuse, mais le sujet est violemment critique et satirique. Pour les dialogues, le film semble s’être appuyé davantage sur l’adaptation qu’en a fait Stefan Zweig. Et puisqu’elle a été montée au théâtre de l’Atelier et qu’on y retrouve deux des fondateurs du Cartel, Jouvet et Dullin, il est assez probable que l’adaptation cette fois de Tourneur s’est juste bornée à reprendre une mise en scène avec ces deux-là (c’est ça, après vérification, c’est Dullin qui avait mis en scène en 1928 la version de Zweig).
C’est du théâtre filmé sans aucun doute, Dullin est toujours un peu moins bien passé que Jouvet, mais retrouver ces deux-là associés à Harry Baur, ce n’est que du bonheur. Jouvet, surtout, cabotine, comme jamais (ou comme toujours), mais son jeu de scène est exceptionnel. Il y a du Shakespeare (forcément, on pense au Marchand de Venise), du Molière (lui aussi contemporain de Jonson) et du Goldoni dans cette adaptation. Certaines répliques sur les femmes faciles de Venise sont d’une irrésistible cruauté.
Mélodrame sans grande imagination. L’unique intérêt du film tient dans l’art du montage de Tourneur. Il suit parfaitement les règles du montage alterné sur quoi la plupart des récits de l’époque reposent. Le principe est simple : montrer le plan d’un personnage rejoignant (quittant parfois) la scène principale et alterner permet d’annoncer la suite. Le spectateur gagne au change à tous les étages : création d’un suspense (attente d’une rencontre à venir) et rythme accéléré. C’est aussi plus facile à établir des échelles de plan et à placer sa caméra. Tourneur s’en sort admirablement dans un exercice pas toujours maîtrisé par tout le monde. Il faut savoir créer un espace scénique qui illustre à la fois totalement la situation, mais qui lui offre, malgré quelques artifices, un certain réalisme. Les extérieurs sont rares, pourtant, on sent jamais que cela est tourné en studio. Quant aux placements des acteurs dans le cadre (et les uns par rapport aux autres), là encore, ils sont parfaits. Un pionnier, mais alors… ce que ça peut être insipide…
Lien externe :

8/10
7/10
6/10
5/10
Lien externe :

6/10
5/10
4/10
3/10
Films commentés (articles) :
Lien externe :