L’exemple SensCritique
Les sujets : Cultural Mind et moi-même avec pas mal de guests évoqués.
L’objet : l’usage des uns est rarement l’usage de l’autre, donc quand l’usage des uns ne fait pas le bonheur de l’un, c’est toute la possibilité d’un dialogue qui se vautre.
Exemple d’embrouilles qui apparaissent nécessairement sur les réseaux sociaux (même culturels comme SensCritique). Même avec des personnes avec qui on s’entend bien au départ, vient souvent un moment où les usages diffèrent et où ils peuvent même être à l’origine d’incompréhensions, de mésententes et de fâcheries.
Je ne garde que mes traces, pas pour laisser paraître dix ans après que j’ai raison — personne n’a raison dans ces situations, chacun fait valoir des préférences et des usages qui ne sont pas conformes aux attentes de l’autre —, mais parce que les messages, bien que publics, de mon interlocuteur non seulement lui appartiennent, mais en plus, ils ont depuis disparu. C’est l’avantage des réseaux sociaux : vous n’êtes pas propriétaire du contenu que vous publiez, vous n’en devenez auteur que quand vos propos sont susceptibles de poser des problèmes à l’éditeur — le site —, si bien que le site en question peut supprimer ces « traces » quand bon lui semble. On est en somme « auteur » de ce qu’on écrit que quand ça tombe sous le coup de la loi. Version Internet du « privatiser les récentes, mutualiser les pertes ». Même si pour le cas présent, je pense que l’auteur en question a plus simplement — avant de le regrette — supprimer son compte. Comme dans la vie en fait, ces brouilles, ces échanges d’incommunicabilité, finissent en simple traces. Ne participant plus aux réseaux sociaux, avoir gardé certaines de ces traces permet au moins de me rappeler parfois à quoi j’échappe.
Un petit exemple ici, donc, typique avec moi en tout cas, probablement en 2014-2015 avec Cultural Mind en bas d’une de ses critiques où j’apportais quelques commentaires formels, factuels (pas forcément toujours pertinentes d’ailleurs, mais c’est aussi parfois pour soulever un débat, voire mes propres erreurs) :
(Le texte est en revanche corrigé. Certaines fautes de dyslexique me font honte.)
Tu préfères quoi ? Les passages en coup de vent ou une vraie lecture de tes critiques ?
[…]
Et tu fais bien la preuve de ce que tu reproches aux autres. Tu es dans l’émotion, toujours, et tout échange devient impossible parce que rien n’est rationnel. Quand on te demande d’arrêter les commentaires ou les compliments creux, tu prends ça pour du mépris, et tu finis par cracher ton venin sur la personne qui te demande un peu de mesure. Tout dans l’excès et la disproportion. Le retournement est spectaculaire. On passe d’échanges assez constructifs, parfois, mais trop rares, à des compliments totalement hors de propos et disproportionnés sur à peu près toutes les activités, et hop, retournement, tu deviens le pire des enculés, et il est bon que ça se sache… Bon, ma foi, que je sois un con parce que j’ai certaines exigences (comme le fait de ne pas être emmerdé sur chaque critique pondue par des terroristes du bon sentiment), ça ne surprendra personne. En revanche, faire passer chacune de mes interventions pour des tunnels d’insultes et de mépris, c’est encore être dans des disproportions hallucinantes. Mais il y a des cas assez sévères sur le site, tu n’es pas le seul. Et c’est à se demander si c’est bien utile d’échanger. Parce que si on me reproche l’immonde délayage de mes posts, c’est oublier qu’on peut ne pas être d’accord sans pour autant aller cracher à la figure de son interlocuteur. Seulement, avec toi, ou avec d’autres, las d’être obligés de délayer à votre tour, vous décidez d’un coup d’y mettre fin. On passe alors par le blocage, ultime tentative de se prouver que si on n’est pas d’accord avec le type qu’on a en face, c’est forcément parce que c’est con. Irrationalité, me voilà. Respecte juste l’avis et les désirs de tes interlocuteurs : je n’ai pas eu à demander deux fois à oso (et à bien d’autres) de ne pas venir hurler son amour sur chacune de mes activités forcément formidables, et de savoir au moins tomber d’accord sur l’impossibilité de se mettre d’accord. Just move on. C’est assez amusant de voir que je passe pour le grand salaud du site, ma foi, si c’est le prix à payer pour ma tranquillité… Une tranquillité que tu ne peux pas accepter pour toi-même parce que toutes tes actions sur ce site ont une finalité qui se trouve bien éloigné de l’échange. C’est bien dommage de se priver d’échanges constructifs, mais si je ne peux rien faire à ta popularité, certes, tu auras raison, contente-toi de relayer l’idée que je suis une salope. Ça me fait bien de la peine, mais peut-être plus pour toi et pour les autres que pour moi-même. Certains ont certes moins d’intérêts à échanger du contenu, des idées, que des bons sentiments lancés à la mitraillette. Va encore prétendre que c’est du mépris ; c’est de l’amertume. Tes petits cadeaux de Noël, tu peux les balancer à qui en veut ; pour moi, un échange constructif qu’on me refuse désormais, c’est un échange définitivement perdu. Ce n’est pas dramatique, remarque, j’ai autre chose à faire. Mais autant de démesure dans les réactions, c’est bien dommage.
[…]
Les prétendues interventions méprisantes sont en fait l’expression de mon ras-le-bol face au spam produit sur la moindre activité. Il y a ceux qui disent qu’ils vont disliker et qui ne le font pas, et il y a les petits vicieux qui lancent des mots d’amour qui, le jour d’après, se mettent à te traiter comme de la merde. Tu ne veux pas comprendre que pour moi tes activités creuses (et c’est pas du mépris, t’as autre chose pour définir le genre de petits commentaires que tu déposes sur 150 profils tous les jours ?) sont des agressions. Pas la peine de chercher bien loin pour trouver la preuve de tous ces commentaires sur le site. Sur les 150 profils que tu noies dans la vaseline tous les jours, ou encore sur mes listes et critiques avant que tu prennes la mouche quand je t’ai demandé pour la énième fois d’arrêter tes conneries, […].
Pour ce qui est des éclaireurs-poubelles, ma foi, je ne peux pas vérifier dans quel contexte c’était parce que pour une raison que j’ignore, gallu m’a bloqué. N’ayant jamais eu d’anicroche avec lui, je ne doute pas que tu es y pour quelque chose, et je t’en remercie. Continue partout où tu vas à répandre l’idée que je suis méprisant et à multiplier les épouvantails sur ma personne, tu oublieras que je ne suis pas dans la même course que toi vers la popularité. Plus les types me méprisent parce qu’ils se font tout un film à mon sujet, moins ils viendront avec leurs commentaires polluer mon activité. Tout échange nécessitant réciprocité, je me vois dans l’obligation de te bloquer ; et sois certain que d’ici quelques semaines, tu ne le seras plus. Il y a les vrais cons qui aiment se donner de l’importance en se créant des ennemis imaginaires, et il y a ceux qui font semblant de l’être pour être en paix. En voyant chaque jour ton activité remplir mon live à travers mes éclaireurs, la paix, je ne l’aurais sans doute qu’en me désabonnant de tous ceux que tu cajoles de ton amour grossier. J’ai fini par avoir la paix aux aurores, mais tu as repris le flambeau pour ce qui est de la suractivité et de la recherche d’amour quelque peu invasive. T’es un champion. Maintenant, ce n’est pas le tout de me bloquer ; à moins d’avoir réellement envie d’échanger sérieusement, retiens-toi de commenter à ma suite pour laisser supposer encore que toutes mes interventions sont remplies de mépris. Je suis assez discret sur le site pour que tu puisses, en me croissant, une fois l’an arrivé, à réprimer un commentaire pour le fourguer sous une autre forme plus fleurie dans les multiples fils auxquels tu participes chaque jour. Je ferai la même chose et finirai encore plus dans les méandres poussiéreux du site pour ne plus t’y trouver, toi et ta « racaille des aurores ».
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La qualité de tes productions, ou de celles de pepper, ou de gallu, n’ont pas changé. Je l’ai d’ailleurs toujours dit, et je vous suivais tous les trois alors que vous me bloquiez. Je n’insiste pas, qu’on m’envoie des mots d’amour ou de la merde à la figure, c’est la même farine excessive. Et je n’ai jamais remis en question l’intérêt des mp échangés, c’est bien pourquoi je regrettais ton blocage ou tes spams (du genre de ceux que tu viens de déposer ici même, remonte vers le premier commentaire de ce fil…).
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Concernant Aurea, je n’ai jamais mené de charge contre elle. Ça, c’est justement ce que je réprouve : les attaques ad hominem. Je menais une charge contre les comportements abusifs qui polluaient le site. Et j’avais la même exigence envers mes éclaireurs ou abonnés. La très grande majorité le comprend.
Quant à gallu, tu délires, il ne m’a rien dit, rien écrit. Et c’est pas plus mal, parce que les motifs de blocage sans souvent bien ridicules [mais toujours légitimes quand il s’agit de préserver et d’aménager son confort en ligne].
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gallu ferait bien de se demander pourquoi il ne m’avait pas bloqué. C’est un joli exemple de faux souvenir. Il croit que je l’ai insulté, croyais m’avoir bloqué, et se laisse alors influencer par l’excellente réputation de chieur que j’ai sur le site. Mais il n’y a aucun problème, tous ces petits errements cognitifs, c’est bien passionnant, et ça m’amusera toujours de voir qu’il suffit de suggérer à certains individus qu’un type est un connard pour qu’ils en soient persuadés des semaines après sans trop se rappeler pourquoi. S’il était parfaitement rationnel, il se demanderait pourquoi il ne m’avait pas bloqué « sur le fait », parce que, pourtant, en général, on est plutôt prompt à dégainer.
Concernant Aurea, toujours, tu es bien gentil, mais j’ai toujours pris soin de ne jamais l’attaquer personnellement, de ne jamais citer son nom publiquement et de m’en prendre clairement sur les usages et rien d’autres. C’est bien pourquoi, d’ailleurs, je n’ai jamais mené une guerre contre elle, mais contre des pratiques dont elle était le maître, comme d’autres. C’est peut-être difficile à comprendre pour toi, mais j’apprécie aussi certaines de ses productions, pas les listes, mais des critiques, oui. Et je l’ai toujours dit. Pour en revenir à gallu, lui s’était bien gardé de ne pas citer directement son nom sur la liste en question, c’est dire qu’il faisait peu de cas de sa personne. Donc contrairement à ce que tu sembles penser, je ne m’attaque pas aux personnes, mais aux comportements, aux usages. Pour une simple raison, les personnes j’en ai rien à foutre. Je ne suis ni dans l’intérêt, ni la sympathie. Je discute avec qui veut parler de fond, je prends des informations, j’exprime mon aversion pour des pratiques, et je me barre. Si j’étais dans le mépris et l’insulte comme tu le prétends, ça ferait longtemps que mes posts seraient supprimés et que j’aurais le site sur le dos. Je comprends qu’au premier abord je puisse passer pour méprisant, qu’on n’ait aucun mal pour avoir alors une opinion de moi des plus exécrables, surtout quand je ne me défendrai peu d’être effectivement « un connard » ; en revanche, méprisant, insultant à l’égard des membres de ce site, certainement pas. Au moins, suis-je capable de renvoyer ce qu’on m’envoie à la figure. Libre à toi donc, ou à vous, de vous laisser piéger par le jeu des apparences et de vous complaire à vous trouver de bons ennemis, c’est probablement plus dommageable pour moi que pour vous, encore que, je passe pour un con, et je ne m’en trouve que plus tranquille par la suite. Merci. S’il faut ça pour ne pas avoir ses critiques ou ses listes polluer par d’innombrables messages d’amour creux, pour ne pas être pris dans le tourbillon ridicule du « bouche-à-oreille » (en passant par le trou de balle et le reste), eh bien, ma foi, je peux bien me passer de quelques échanges intéressants (avec toi, gallu ou d’autres), étant entendu que dès qu’un type vous titille, il est encore plus pratique de le bloquer pour rester dans son petit confort et sa petite dose d’amour virtuelle quotidienne.
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Et je te confirme que liker des critiques qui sont ostensiblement écrites avec les pieds (je parle des miennes bien sûr), ça laisse bien supposer une pratique douteuse. Une fois, de temps en temps, ça se conçoit. Quand ça devient systématique, quand tu demandes à ce que les likes cessent, non. J’ai récemment demandé à jivago d’arrêter de liker chacun de mes [listes de] sondages, il semble l’avoir très bien compris. Je ne vois pas ce qu’il y a d’extraordinaire là-dedans. En réalité, la très vaste majorité des membres du site a un usage parfaitement mesuré du like ou des petits commentaires d’une ligne. Là où ça gonfle, c’est bien l’excès et le systématisme.
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gallu m’a probablement plus bloqué suite à l’intervention sur son statut planté sur Hobbit que sur un oubli de me bloquer, il y a des semaines… Je suis certes invisible, mais il ne faut pas exagérer, s’il voulait me bloquer il aurait très probablement eu l’occasion de le faire en revoyant ma bonne bouille de geisha [l’image de profil] sur le live. Le motif de blocage est donc tout aussi futile et irréfléchi que celui par exemple de peterkmad qui lui m’avait bloqué pour on ne sait quelle raison et me débloque pour une raison tout aussi fumante. Libre à chacun de suivre et bloquer qui il veut, et tu l’as rappelé, j’ai déjà bloqué pour moins que ça. Je fais juste remarquer qu’il est assez peu probable que le motif du blocage soit celui avancé. On a tous les droits quand il est question de bloquer d’ailleurs. J’ignorais juste les raisons de ce blocage.
Concernant aurea, tu sembles ne pas comprendre la très subtile différence entre messages publics et messages privés. Je ne vois pas ce qui m’empêcherait de la nommer dans des messages privés. La question du respect de la personne, elle se situe au niveau des interventions publiques. D’ailleurs quand j’ai à nommer vos pratiques d’échange de likes matinaux (et il s’agit toujours des pratiques, jamais des individus que je pointe du doigt), si j’utilise des métaphores, c’est pour être plus dans la gentille raillerie, que dans l’insulte. Si tu y vois ensuite du mépris, c’est que tu dois savoir au fond qu’il n’y a aucune gloire à tirer de telles pratiques. On me moque bien pour autre chose, je ne vais pas en retour bloquer les affreux jojos qui se permettent des mêmes railleries à mon encontre. En fait, ça me rappelle l’intervention d’un ami de notre chère reine des aurores venant me reprocher de l’avoir insultée en disant qu’elle suçait des queues. C’est sortir volontairement du contexte des propos (qui sont le plus souvent déformés pour avoir plus d’impact) pour se convaincre soi-même que la personne en question use abusivement de l’ad hominem ou de l’insulte. Ici, quand je parle « d’affreux jojos », tu comprends l’ironie n’est-ce pas ? Il n’y a aucune malveillance ou mépris, au contraire, c’est du sarcasme désabusé. Au contraire, plus c’est gros, plus c’est censé ne pas être pris au pied de la lettre.
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On peut continuer si tu veux sur le travestissement de la réalité et la déformation de propos… Où ai-je donc prétendu qu’elle plagiait ses critiques ? J’ai dit qu’elle copiait dans ses listes des textes chopés ailleurs et qu’elle se gardait bien d’en donner les sources. Question de respect, et d’honnêteté. Tu copies des textes d’auteurs que tu sembles apprécier puisque tu recopies leurs écrits, la moindre des choses, c’est de les citer. Il y a comme une indignation à géométrie variable. Quand certains font des choses (et quand ils ne le font pas, on s’amuse à travestir leurs propos pour leur faire faire), ça devient excessivement grave, tandis que pour d’autres, tout leur est permis. Désolé, je ne suis pas comme ça ; je dirai même que je suis encore plus exigeant avec ceux que j’apprécie. Aurea devrait donc en être flattée (ce qui n’est, je l’ai bien compris, pas le cas).
Pour les likes, je vais te répondre pour la énième fois ce qui m’agace : l’échange de like (le plus souvent matinal sur les productions quotidiennes et entre une petite douzaine de membres) et le systématisme. Ça t’a peut-être échappé, mais je like parfois aussi à l’occasion. C’est une question de mesure. Et aussi de respect. J’essaie tant qu’à faire de lire les critiques plus anciennes de membres que je ne connais pas forcément quand je viens à lire et apprécier une critique plus récente d’un éclaireur. Oui, le copinage, l’échange de like dont on légitime sous couvert de bonne ambiance, ça me rebute, je n’aime pas l’injustice, c’est comme ça. Je ne vois pas pourquoi j’irai systématiquement liker les productions des mêmes personnes (dont je peux par ailleurs apprécier le contenu, là n’est pas la question) tout en ignorant le reste. Et on me parle de mépris ? J’ai participé innocemment à tout ce cirque pendant quelques mois, et puis au bout d’un moment, il y a la quelque chose qui s’appelle la conscience, qui vient t’interroger et te rappeler qu’il y aurait d’autres critiques à lire, d’autres membres moins omniprésents qui mériteraient peut-être d’être lus. Pourquoi est-ce que ceux-là n’auraient pas droit d’être aussi “liké” comme les quelques “copains” s’échangeant les likes pour en inonder le live ? Tu parles de mépris, je le vois là, le mépris. Parce que quand tu fais le compte des critiques qui ne sont écrites ni par tes “potes”, tes éclaireurs ou tes abonnés, ça fait un sacré paquet sur le site. Est-ce que seulement ceux-là tu les lis ? De temps en temps, la lecture désintéressée, le remerciement à des étrangers (voire des zombies disparus du site), ça ne fait pas de mal. Et là aussi, ça va te surprendre, ça peut faire plaisir à celui qui le reçoit.
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Si je pollue, là, présentement, sur ce fil, oui, j’en suis conscient. Je fais assez confiance à oso pour le supporter et pour supprimer tout ça s’il le souhaite si ça n’a pas de fin. Toutes mes excuses donc à lui (oui, j’ai une tendance à faire suer en priorité les personnes que j’apprécie, et peu importe si ça se retourne contre moi, parce qu’encore une fois, le copinage, a fortiori sur un réseau social, ça me débecte pas mal).
Les orgies communautaires, ça ne m’a jamais réussi. Je préfère le huis clos plan-plan de ma solitude.
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Je n’ai jamais prétendu ne pas avoir d’excès. Je suis con, mais pas à ce point. Seulement, mes excès je sais les reconnaître, et j’accepte même qu’on puisse m’en tenir rigueur. Le plus amusant dans l’histoire, c’est qu’on me laisse passer mes coups de nerfs les plus spectaculaires, et qu’on finit par me bloquer pour des broutilles. Je peux comprendre, la goutte d’eau, toussa… Après, il faut accepter la disproportion des réactions à mon égard comme moi je reconnais mes propres excès ; or, on préfère rejeter tous les torts sur moi, c’est encore plus pratique. Les miens portent d’ailleurs assez peu à conséquence ; on m’emmerde, je bloque, et deux semaines après j’y pense plus, et je débloque. Encore une fois je n’ai jamais nié le fait qu’on puisse avoir du mal à me suivre et à supporter mes corrections permanentes. Seulement il y a un moment, c’est préférable de revenir à la raison. Or, mes coups de sang sont rares et spectaculaires, excessifs, et ça s’exprime essentiellement en blocage intempestif. En revanche, ce serait parfaitement injustifié de dire que j’insulte les membres ou les méprise. Ce que tu appelles des « remarques désobligeantes », j’appelle ça l’honnêteté. Quand quelqu’un écrit une phrase qui n’a ni queue ni tête, je le fais savoir comme j’aimerais qu’on me le fasse savoir sur mes propres productions (en dehors des merdes invariablement mal écrites), les films proposés à la coupe me semblent léger, je le dis. Ça me retombe sur la figure et je renvoie à la figure ce qu’on m’a envoyé. Ainsi, je me barre et personne n’aura la bonne idée de revenir me chercher. Sauf que ça ne se passe jamais comme ça. Quand je propose un tunnel de correction pour rendre service, ce que je reçois en retour ? Des « quel connard ! » et des tonnes de liens reportant vers cette critique où j’aurais exprimé à ce point un degré de “connardise” qu’il soit légitime de me jeter au loup. Ce n’est pas faute d’essayer, on revient toujours au même problème : mes excès sont le résultat d’autres excès ou absurdités du site. Quand je me fais traiter de connard, c’est signalé ? Non. Certains ont droit de se voir victimisé et prétendument insultés parce qu’ils sont soi-disant des anges, et d’autres on les laisse se faire insulter parce que ce sont des connards reconnus par tous. On a bien compris, le site se voulant de plus en plus « réseau social », ce n’est pas fait pour moi. Parce qu’il y a une certaine forme d’injustice rampante et de compromission puante derrière les prétentions d’une « bonne humeur ». Et quand on essaie de se concentrer sur l’essentiel, il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour venir foutre la merde dans ton espace (et je suis conscient que je peux être ce quelqu’un, mais laisser penser que c’est intentionnel en disant que je suis un troll serait profondément injuste). Encore une fois, c’est bien pourquoi je réclame la suppression de ces conneries de gadgets piqués à facebook (les likes) ou à Twitter (com’ limités, followers). Et c’est bien pourquoi je trouve parfaitement légitime de bloquer direct une connasse m’invectivant en mp avec un “salut”. Excessif ? Moi, c’est le royaume du réseau social qui m’excède. Je ne suis pas là pour taper la discute, or tout m’y ramène. C’est vain oui, tu commences à t’intéresser à quelqu’un ou quelque chose, et tu as de grandes chances que ça t’attire des emmerdes et qu’en faisant le compte, tu trouves que tu y as plus perdu que gagné.
À propos des mp, en dehors de ceux envoyés à des éclaireurs pour leur signifier que je me désabonnais, je n’ai jamais fait d’envois massifs. Tu changes en « dizaine de membres » ce que j’avais signifié à deux ou trois, et le sujet n’était pas de dégommer la personne en question, mais de leur expliquer pourquoi je les avais bloqués. Là, ce n’est pas tordre la réalité, c’est carrément du mensonge. En revanche, il m’est arrivé de parler en mp, oui, de la personne en question en termes pas très flatteurs avec quelques membres. C’est du domaine privé, tu ne me feras pas croire que tu ne parles pas des autres en mp avec d’autres. C’est notre côté concierge, et je ne vois pas bien pourquoi, en privé, on ne pourrait pas s’autoriser un langage plus direct, surtout quand il est entendu qu’on est déjà d’accord. Ce n’est pas glorieux, mais de là à venir s’outrager de ça quand c’est pratiqué par tous… Ce qui le serait plus ce serait de le faire en public. Si tu ne vois pas la différence entre ce qui se dit entre deux ou trois membres, ou même une dizaine, en privé, je ne peux pas grand-chose pour toi.
« Pourquoi est-ce gallu qui fabulerait, et pas toi qui aurais omis l’une de tes innombrables interventions véhémentes ? »
C’est vrai, même si improbable. Je n’oublie pas non plus que gallu aime bien par ailleurs venir aux infos pour ses cours, envoie des messages à je ne sais combien de membres, reçoit les réponses, et ne daigne jamais remercier ou répondre. Certains s’en offusqueraient, moi j’en avais rien à foutre, je suis une bonne âme, j’aime rendre service. Et même bloqué, je ne rechigne jamais à apporter un peu d’aide quand on la réclame, c’est dire que je suis con. Mais je vais songer à ne jamais plus répondre et à ne plus rien partager, quand on voit les merdes qu’on a en retour… Et finalement, c’est pas plus mal de voir que des films dont personne à rien à foutre.
[…]
Oui, sur la pratique du like, on ne sera jamais d’accord. Pas étonnant, pas un drame. Je ne vois pas ce qui rendrait nécessaire que l’un convainc l’autre ; c’est justement le problème du site : ne pas laisser aux membres de choisir d’utiliser ce système, il nous est imposé.
(Les derniers échanges avaient finis sur cette activité. Les deux comptes ayant été supprimés… huit ans après, oso semble parler tout seul.)
