Mike Nichols
Classement :
10/10
9/10
- Le lauréat (1967)
- Qui a peur de Virginia Woolf ? (1966)
8/10
- Catch 22 (1970)
- Closer: entre adultes consentants (2004)
7/10
- La Guerre selon Charlie Wilson (2007)
- Le Mystère Silkwood (1983)
- Ce plaisir qu’on dit charnel (1971)
6/10
- À propos d’Henry (1991)
- Primary Colors (1998)
- Bons Baisers d’Hollywood (1990)
- Working girl (1988)
- Wolf (1994)
5/10
Film commenté (article) :
Article :
Simples notes :
Le Mystère Silkwood (1983)
Début poussif qui flirte avec la satire quand les acteurs sont en roue libre avec les règles de sécurité dans une chaîne de manipulation du plutonium destiné à des centrales nucléaires. Les acteurs sont formidables, mais voir toute cette bande destinée à devenir des stars (ou qui le sont déjà) jouer les culs terreux, ça n’a rien de réjouissant. J’ai eu peur de voir Michael Jackson débarquer un moment en bleu de travail en criant « It’s dangerous ! Who’s there ? »… On est même peut-être à un tournant du cinéma hollywoodien alors que Redford n’a probablement pas encore lancé son festival à Sundance. Le Nouvel Hollywood s’est fait manger par le cinéma d’adulescents de Spielberg et de Lucas, Nichols a été un des premiers à lancer l’affaire il y a de ça maintenant quinze ans, mais on note tout de même ici un certain maniérisme et une tendance du cinéma intello à regarder les gens du peuple de haut. À forcer le trait. Une marque qui sera bientôt celle des films estampillés Sundance.
Et puis tout à coup, en même temps que son personnage trouve sur le tard une vocation syndicale inattendue, le film trouve l’angle qui lui échappait jusque-là. Silkwood n’a pas grand-chose a priori du personnage qui se met en lutte, et c’est pourtant ce qui arrive. Erin Brockovich avant l’heure. Rythmé par les diverses alertes à la contamination, le film prend ainsi presque les atours d’un thriller. Cela reste encore très hybride et j’aurais toujours mille réserves pour le talent trop évident de Meryl Streep qui a tendance à vampiriser un film au point de ne rien voir autre chose qu’elle, mais joli relance alors que je m’attendais à souffrir le martyr.
Le Lauréat, Mike Nichols 1967 The Graduate | Lawrence Truman Productions
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